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Si la poésie doit tout dire..., de Pascal Boulanger

D 25 août 2022     C 2 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

A paraître fin août ou début septembre aux éditions du cygne.


Les éditions du cygne


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2 Messages

  • Albert Gauvin | 13 septembre 2022 - 18:18 1

    Des chambres abandonnées aux vagues, par Pascal Boulanger, poète

    Il y a des jours où l’on n’y arrive plus, où chaque minute est un danger.

    Il y a des jours où l’on se mettrait nu dans une église, ou dans la rue en se couchant sur le bitume et les crachats.

    Il y a des jours où l’on aimerait étreindre toute la nuit Angele de Foligno, et Christine de Pizan.

    Il y a des jours de hurlements intérieurs et de gestes hagards, des combats spirituels plus violents que batailles d’hommes.

    Il me faut alors toute la poésie du monde, toute l’amitié des bêtes, toute la folie des saints et des enfants.

    Je ne sais pas si je m’accorde à toutes ses illuminations, mais peu importe, j’attrape le dernier livre de Pascal Boulanger envoyé par Arnaud Le Vac, son éditeur aux éditions du Cygne.

    Le titre me va : Si la poésie doit tout dire…

    Ne me demandez ni glose, ni sapience, je n’ai pas le temps, je cherche des phrases qui sauvent de la noyade, c’est tout.

    LIRE ICI


  • Albert Gauvin | 31 août 2022 - 15:36 2

    Pascal Boulanger : ce qui fut

    Quels que soient les rosiers greffés en bordure des massifs, les vipères sur la poussière des chemins, les tranchants de lune sur la nuit insomniaque, les tuiles rouges sur le bleu du ciel reste ce que la poésie aiguise : le désir de brûler, de s’enivrer là où l’amour transfigure le monde sous une multiplicité d’images. Pascal Boulanger les déploie en listings qui ouvrent et prolongent une grande partie de son livre d’amour pour celle qui laisse le plaisir déplié sur le velours de sa peau et qui offre dans la lumière cachée derrière la lumière la simplicité silencieuse de notre amour.
    Mais vient par contre-coup – dans le second moment du livre – ce qui l’anéantit mais d’une certaine manière le prolonge en dépit de ce qui a pris fin. L’absente n’a pas disparu – du moins pas en totalité : Pour jouir de la vitalité de l’illusion, serais-je encore – une nuit entière – dans le rêve d’une femme ? écrit le poète au moment où la seule s’est effacée et ne voit plus ni fond ni rive.
    Elle laisse la scène vide, ne brûle que par sa glace si bien que s’ouvre un espace clos et nocturne. Le poète tente par ses mots d’illuminer au-delà de la ruine affective. Il convient encore de chercher le visage perdu. Voilà alors ce que fait la poésie – dans le pire comme dans le meilleur – en sa croissance extensive. Elle féconde encore ce qui a été perdu en ce diptyque où gouffre et extase cohabitent au-delà du bouclage du temps qui passe.

    Jean-Paul Gavard-Perret