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La Genèse de la Genèse

Une nouvelle traduction de Marc-Alain Ouaknin

D 26 janvier 2020     A par Albert Gauvin - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



La Genèse de la Genèse
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J’ai déjà dit le bonheur éprouvé lorsqu’il m’est loisible d’écouter, le dimanche matin, à 9h, « Talmudiques », l’émission de Marc-Alain Ouaknin sur France Culture. Ce dimanche, pourtant, c’est dans une autre émission, « L’art est la matière », présentée par Jean de Loisy, que le philosophe et rabbin était invité pour la publication, chez Diane de Selliers, d’une nouvelle traduction des onze premiers chapitres de la Genèse, illustrée de représentation de tableaux de peintres abstraits. Passionnant, c’était passionnant. Je vous donne un exemple :
Vous, lecteurs français, croyez, depuis toujours, que les premiers mots de la Genèse sont : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». Même Henri Meschonnic, dans une traduction récente, avait repris les mêmes mots (cf. Au commencement). Eh bien non, nous dit Marc-Alain Ouaknin, tous les traducteurs, dans toutes les langues, depuis deux mille ans, ont omis deux petits mots hébreux ! Il faut traduire : « Premièrement. Elohim créa l’alphabet du ciel et l’alphabet de la terre » (je souligne). La création du monde serait donc intimement liée à l’écriture. Ce ne serait pas une histoire vraie, mais une vraie histoire. Révolutionnaire, non ? Si ça vous semble abstrait, dites-vous bien que l’abstraction est aussi un des thèmes de réflexion du livre (à travers la peinture abstraite). Je ne vous en dis pas plus. Écoutez les émissions, vous irez de découverte en découverte, de surprise en surprise. Ensuite, achetez le livre (ou faites le vous offrir car il est un peu cher).


Marc-Alain Ouaknin
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La Genèse en miroir de la peinture moderne

France Culture, L’art est la matière, par Jean de Loisy, 26/01/2020.

Dans la genèse de la Genèse : Marc-Alain Ouaknin traite les mots comme la peinture.

C’est un livre qui pris trente ans à son traducteur, trente ans pour reprendre mot à mot onze chapitres de la Genèse. Marc-Alain Ouaknin vient de publier le fruit savoureux de cette grande traversée personnelle, savante, qui vient de paraître aux éditions Diane de Selliers.

La Genèse donc, le livre par lequel tout a commencé et le grand récit d’origine babylonienne qui nous fait traverser la création du monde, la création de l’homme et de la femme, le bonheur de l’Eden et la fermeture de ce paradis, le fratricide avec l’histoire de Caïn et Abel, le déluge et la tour de Babel, jusqu’à l’apparition d’Abraham.

C’est aussi un livre dans lequel les onze chapitres sont associés à des chefs d’oeuvres de l’art moderne, 108 peintures de 72 artistes comme si l’art, en effet consubstantiel à l’histoire de l’humanité était là, ni comme un commentaire ni comme une illustration mais comme une porte qui nous encourage à la création du texte. Comme si l’imprécision des significations de l’oeuvre était un encouragement à se saisir de la fluidité de la langue dans l’espace ouvert de la traduction.

Enfin c’est un livre savant où la langue hébraïque est explorée dans toute sa richesse, chaque mot de la traduction est expliqué et justifié à la fin de l’ouvrage, l’écriture en hébreux, la translitération pour en saisir les rythmes et les commentaires de chapitres drôles et érudits nous conduisent, des mathématiques au football, de la pomme du paradis au sens de l’arc-en-ciel...

Lecture des textes : Johanna Nizard

Réalisation : Vincent Decque

Marc-Alain Ouaknin :"Quand je lis le texte et que je l’interprète, j’ai l’impression de danser"

Par les temps qui courent par Marie Richeux.

Dans ce très bel ouvrage La Genèse de la Genèse qui paraît aux éditions Diane de Selliers, Marc-Alain Ouaknin nous livre une traduction poétique et commentées des onze premiers chapitres de la Genèse tous illustrés par les oeuvres abstraites de 70 artistes modernes et contemporains, de K. Malevitch à V. Kandinsky en passant par P. Klee ou H. af Klint.

Extraits de l’entretien

Quand on parle de traduction, de genèse, de textes bibliques, on a l’impression que ces textes sont faits simplement pour être lus, c’est à dire qu’ils sont de l’ordre de la parole, alors que nous sommes des êtres vivants, c’est à dire des êtres qui avons d’abord un corps. Ce livre est un bel objet, il est lourd, il a du poids, mais aussi du corps, et je crois qu’il faut redonner du corps à la voix pour comprendre ce qu’est le texte de la Genèse.

Lorsque j’ai regardé ce texte hébreu, bien sûr, je l’ai scruté, je l’ai étudié, mais très vite, j’ai fait l’expérience qu’il me saisissait et m’entrainer dans une sorte de danse. Et en fait, la tradition sémite n’est pas discursive, c’est une tradition corporelle chantée et dansée. Chaque lettre est comme une icône du verbe divin. Les lettres forment entre elles, non par des mots, mais je dirais plutôt des corps de ballet, et c’est ce corps de ballet qui vient vous saisir pour entrer dans la danse.

Lorsqu’on écrit l’hébreu et surtout l’hébreu biblique, il n’y a que des consonnes, c’est à dire que le lecteur vient avec sa voix, avec ses propres voyelles, et c’est lui qui va mettre ces voyelles à ces consonnes. Il y a un auteur très important qui s’appelle Rabbi Nahman de Bratslav, qui dit que parler, c’est rendre possible l’amour entre les voyelles et les consonnes. Et donc, on voit d’emblée le lien qui existe entre le lecteur et le texte : c’est une danse entre le lecteur et le texte.

L’infini, c’est aussi l’infini de traduire. Une chose essentielle dans le langage, c’est qu’il est amphibologique, c’est-à-dire que chaque mot a toujours au moins deux significations et traduire, ce n’est pas réduire les deux significations, ce serait plutôt la possibilité de traduire les deux en même temps, alors que c’est impossible pour nous parce qu’on ne peut dire qu’un mot à la fois. En fait, c’est le contexte qui réduit la polysémie.

Je pense que chaque verset à plusieurs versants, et chaque verset est comme une montagne. Chaque traducteur est en fait un alpiniste qui a différentes voies pour pouvoir arriver au sommet.

Archives
Annick de Souzenelle, émission "Les racines du ciel", France Culture, 2010
Henri Meschonnic, émission "Tire ta langue", France Culture, 2000
Delphine Horvilleur, émission "Hors champs", France Culture, 2014

Références musicales
Robert Wyatt, Alifib
The Golden Gate Quartet, Jezebel

Prise de son : Bernard Lagnel

Et Dieu créa l’écriture

Marc-Alain Ouaknin. Entretien avec Ruben Honigmann.

En vidéo sur akadem


La Genèse de la Genèse
illustrée par l’abstraction,
de la création du monde à la tour de Babel

Les onze premiers chapitres de la Genèse présentés en français, en hébreu et en translittération.
Nouvelle traduction de l’hébreu, notes et commentaires de Marc-Alain Ouaknin.
Introduction de Marc-Alain Ouaknin. Préface de Valère Novarina.
1 volume sous coffret, au format 24,5 × 33 cm.

« Cet ouvrage ose le choix de la nouveauté, une expérience à laquelle invite toute l’histoire du monde, c’est-à-dire la vie même et l’élan vital qui la traverse. » Marc-Alain Ouaknin.

La grande rencontre

Les Éditions Diane de Selliers offrent depuis plus de vingt-cinq ans une lecture illustrée, éclairante, vivifiante, des textes fondateurs de l’humanité. La Bible était un rêve de toujours, qui a pris forme grâce à une éblouissante rencontre : celle de Marc-Alain Ouaknin, philosophe et rabbin, pour qui « traduire c’est révéler l’infini et la transcendance dont chaque langue est porteuse » (introduction de Marc-Alain Ouaknin), et des peintres de l’abstraction, pour qui «  l’art ne reproduit pas le visible, il rend visible » (Paul Klee, Théorie de l’art moderne, credo du créateur, 1920).


Cazimir Malevitch, Cercle noir , vers 1923,
huile sur toile, 105 x 105 cm,
Musée d’Etat Russe, Saint-Pétersbourg
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Texte millénaire, la Genèse et plus particulièrement ses onze premiers chapitres font partie de l’imaginaire collectif, de la création du monde à la tour de Babel en passant par l’Éden d’Adam et Ève, le déluge ou encore l’arche de Noé. Pourtant, ce nouvel opus de « La Collection » des Éditions Diane de Selliers propose de redécouvrir ce texte comme pour la première fois. La modernité de la traduction de Marc-Alain Ouaknin et la modernité des œuvres sélectionnées se répondent et se nourrissent mutuellement pour raconter en contrepoint le récit de la création du monde. L’ensemble offre un souffle, une contemplation et une méditation artistique autour de ce texte mythique.

Les textes

Hans Hartung, P1960-112, 1960 Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Le livre de la Genèse est le premier livre de la Torah et donc de la Bible. C’est un texte fondateur des traditions juive et chrétienne qui en attribuent l’écriture à Moïse. Les recherches exégétiques, archéologiques et historiques remettent en cause l’unicité de son auteur et présentent plutôt la Genèse comme une compilation d’un ensemble de textes écrits entre les VIIIe et IIe siècles av. J.-C.


Georges Braque,
L’Oiseau noir et l’oiseau blanc, 1960.

Piet Mondrian, Jetée et océan 5 (mer et ciel étoilé), 1915.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

La Genèse est constituée de cinquante chapitres. Nous nous intéressons dans notre ouvrage au récit des origines que content les onze premiers chapitres, qui pourraient se résumer ainsi :

1. La création du monde
2. Dans le jardin d’Éden
3. Le serpent et l’arbre
4. Caïn et Abel
5. Le livre des engendrements
6. La construction de l’arche
7. Le déluge
8. Le corbeau et la colombe
9. L’arc-en-ciel
10. Le peuplement de la terre
11. La tour de Babel

La traduction inédite des onze premiers chapitres de la Genèse par Marc-Alain Ouaknin

Marc-Alain Ouaknin, philosophe et rabbin, attaché à la richesse de la langue hébraïque et à la multiplicité des sens et des interprétations, présente une nouvelle traduction de la Genèse innovante, à la fois rigoureuse, riche et poétique. Interrogeant la signification des mots, il nous invite à relire la Genèse avec un œil nouveau et nous aide à mieux la comprendre. Respectant le rythme de la syntaxe hébraïque, il préserve toute l’authenticité de la langue biblique. Considérant ce texte comme un poème, il nous entraîne dans un récit onirique.


Pablo Picasso, Constellations, 1924.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

La reproduction du texte hébreu et de la translittération en miroir du texte français permet au lecteur d’apprécier la musicalité ancestrale du texte et de découvrir la beauté d’un alphabet. Ces trois versions du même texte dansent sur la page et dessinent une nouvelle abstraction en noir et blanc, entre plein et délié, entre vide et encombrement. Tel un metteur en scène, Marc-Alain Ouaknin joue des retours à la ligne pour faire valser, en trois temps, les mots et les sons. Parce que sa traduction est avant tout une traduction orale et vivante, il faut oser la lire à haute voix pour apprivoiser le texte, s’en imprégner et enfin se l’approprier.

Les notes de traduction, présentées en fin de volume, offrent une compréhension pas à pas des mystères qui foisonnent dans la Bible. Pourquoi le premier homme s’appelle-t-il Adam et la première femme Ève ? Quelle est la ruse mise en place par le serpent ? Que se sont dit les deux frères avant le meurtre d’Abel ? Dieu est-il vraiment ce Dieu colérique que l’on imagine si souvent dans la Genèse ? Quelle est la signification de l’arc-en-ciel ? Autant d’interrogations soulevées par le texte et auxquelles les notes de traduction de Marc-Alain Ouaknin apportent de lumineux éléments de réponse.

Des interprétations innovantes


Wassily Kandinsky, Une courbe libre vers un point.
Résonance de courbes géométriques, 1925.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Les onze commentaires de texte, qui ponctuent chacun des chapitres, explorent des pistes de lecture pour expliquer ce texte millénaire. Marc-Alain Ouaknin propose des interprétations révolutionnaires.

Il rappelle notamment que ces onze premiers chapitres s’inscrivent dans un contexte géographique et historique clairement mésopotamien, première civilisation de l’argile à laquelle on doit des récits antérieurs à ceux de la Bible, l’épopée de Gilgamesh notamment, qui raconte, bien avant les Hébreux, le déluge et l’histoire de Noé. Les auteurs de la Bible se sont donc nourris d’une tradition ancienne qu’ils se sont appropriée pour proposer un texte riche en intertextualité et en symboliques que Marc-Alain Ouaknin décrypte pour nous.


Ellsworth Kelly,
Spectre de couleurs disposé au hasard II, 1951.

Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

La volonté de Marc-Alain Ouaknin est de déconstruire les clichés véhiculés par des siècles et des siècles de traditions, de traductions et d’exégèses. En s’appuyant sur l’étude des commentateurs, en particulier Rachi, l’un des plus grands, il met en évidence l’absence dans la Bible de certaines formulations pourtant devenues fameuses, comme « péché originel » ou « côte d’Adam » à l’origine de la création de la femme. Marc-Alain Ouaknin envisage également la Genèse comme un outil d’éducation pour les scribes mésopotamiens. Pour étayer cette hypothèse, il s’appuie sur l’ensemble des chapitres, chacun développant un point d’apprentissage. Le chapitre 5, celui des généalogies, cacherait ainsi une leçon de mathématiques où sont abordées l’addition et la soustraction avec les unités, les dizaines et les centaines.

La construction de l’arche, au chapitre 6, offre un véritable traité de géométrie alors que les premiers chapitres, qui racontent la création du monde et de l’homme et de la femme, permettent d’aborder la question du masculin et du féminin. Le chapitre 9, avec l’arc-en-ciel, est l’occasion de commencer l’apprentissage des couleurs.

Au-delà de ces apprentissages très concrets, ces onze premiers chapitres se présentent comme un guide de vie philosophique et universel. Ils apprennent à l’homme les notions de liberté, l’importance du langage et de la poésie, de l’accueil de l’étranger, de l’éducation, de l’écoute, de la parole donnée, de l’amour de l’autre ou encore du travail. Ces onze premiers chapitres, lus avec Marc-Alain Ouaknin, nous aident alors à mieux vivre.

L’iconographie

L’art abstrait s’est imposé pour illustrer les onze premiers chapitres de la Genèse. Ce texte millénaire, dont la vitalité est libérée par la nouvelle traduction de Marc-Alain Ouaknin, « ouvre l’espace où se joue la pensée », selon la belle expression de Valère Novarina. Avec l’abstraction, les peintres nous font voyager dans ce même espace, ce lieu de l’invisible, suggérant l’ineffable.

Le recours à l’abstraction émane d’une « nécessité intérieure » pour Wassily Kandinsky, d’une contemplation longuement méditée des icônes pour Serge Poliakoff, d’une profonde ascèse pour Bang Hai Ja, ou de la volonté de « pénétrer le mystère du monde et percer les secrets métaphysiques  » pour Barnett Newman. Spiritualités orientales, religions occidentales, ésotérisme et mysticisme ont inspiré, de diverses manières, de grandes figures de l’abstraction, des pionniers du début du xxe siècle, à l’instar de Hilma Af Klint, František Kupka, Kazimir Malevitch ou Piet Mondrian, aux artistes contemporains. D’autres artistes se sont davantage attachés à une « abstraction spiritualisante », cherchant surtout à créer une relation physique et méditative privilégiée avec le regardeur, pour le laisser faire l’expérience de l’absolu, du transcendant, à l’exemple de Mark Rothko dans la chapelle de Houston.


Lázló Moholy-Nagy,
Explosions de couleurs, 1945.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Tous explorent le rapport de l’homme au sacré, aux mythes et à l’intensité des sentiments traversant le récit des origines. Par-delà les courants de spiritualité auxquels les artistes se réfèrent, l’abstraction offre au spectateur une possibilité d’évasion, de liberté d’interprétation puisqu’elle résiste à la compréhension et à la lecture immédiate que le figuratif impose. Face à une oeuvre abstraite, le spectateur peut librement aller au-delà de ce que le peintre a voulu exprimer et y trouver toutes les significations que sa propre sensibilité, son histoire, ses émotions et sa spiritualité lui insufflent.


Zao Wou-Ki.
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Qualifiant ses propres traités de « nouveaux évangiles de l’art  », Kazimir Malevitch, l’un des premiers à s’être engagé dans la voie de l’abstraction, affirmait que « la toile [devait] devenir l’endroit où l’intuition de l’artiste-créateur construit le monde ». Son Cercle noir, qui anime le coffret et la couverture du livre, accompagne le premier verset du récit fondateur.


Louise Bourgeois, Ode à l’Oubli.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

La création du monde se médite ensuite en contemplant les oeuvres de Wassily Kandinsky, Pierre Soulages, Mark Rothko, Alexander Rodchenko, Paul Klee, Anna-Eva Bergman et Serge Poliakoff, tandis que les œuvres d’Yves Klein, de Raoul Ubac, Hans Arp, Ellsworth Kelly, Lucio Fontana ou Fabienne Verdier invitent à rêver les territoires de l’Éden. La construction de l’arche et le déluge se racontent en miroir des créations de Hilma Af Klint, Mark Tobey, Joan Mitchell, Lázsló Moholy-Nagy, Lee Ufan, Hans Hartung, Giacomo Balla et Georgia O’Keeffe. L’épisode de la tour de Babel clôt les onze premiers chapitres de la Genèse, avec Bang Hai Ja, Victor Pasmore, Victor Vasarely et Zao Wou-Ki.

Les auteurs

Le traducteur


Marc-Alain Ouaknin. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Marc-Alain Ouaknin est professeur des universités, philosophe, rabbin et coproducteur de l’émission « Talmudiques » sur France Culture. Auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages traduits dans le monde entier, ses recherches portent sur les relations entre la pensée juive et la philosophie, la littérature, les arts et la psychanalyse.

La question de la traduction et son projet d’une nouvelle traduction de la Bible hébraïque qu’il mène depuis plus de 30 ans sont au centre de ses réflexions. On retiendra entre autres son importante Introduction à la nouvelle édition de la Bible de Samuel Cahen, Les Belles lettres, 1994 ; sa nouvelle traduction du livre du prophète Jonas dans la Bible des écrivains publiée par Bayard, 2001, en collaboration avec Anne Dufourmantelle ; sa relecture et la supervision de la traduction du livre de Ruth de la nouvelle édition de la Bible en français courant, 2019 ; sans oublier bien sûr ses commentaires du Cantique des Cantiques, sept lectures poétiques +, paru en 2016 chez Diane de Selliers, en collaboration avec Jean-Christophe Saladin.

Il est le co-fondateur avec Françoise-Anne Ménager, Emmanuel Dyan, et Jean-Jacques Krief de l’Institut Targoum/IRETS (Institut de Recherche et d’étude sur la Traduction des Textes sacrés.

Le préfacier


Valère Novarina. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Comme Marc-Alain Ouaknin, Valère Novarina, virtuose de la langue, aime repousser les limites du mot. Il révèle dans sa préface les vibrations, les harmonies et les liens invisibles que nous avons tissés entre la Bible et la peinture non figurative. Poète, dramaturge et metteur en scène, Valère Novarina se consacre, en marge de la scène, à la peinture et au dessin. Son écriture et sa production plastique sont emplies de références au texte biblique, dont il est familier, ayant proposé une nouvelle traduction du livre du prophète Amos dans la Bible des écrivains publiée par Bayard (2001). La question de l’origine de l’humanité et du langage est au cœur de ses créations. Récurrente dans son oeuvre, la figure d’Adam ouvre et achève la pièce-fleuve Le Drame de la vie (1984), vaste cosmogonie qui rivalise avec la Genèse, égrenant les généalogies. Dans son théâtre, la langue, recomposée, rythmée comme une danse, fait advenir par la Parole un monde nouveau dans l’espace de la représentation.

Cet ouvrage a été publié avec le concours de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du Centre national du livre.

Crédit : Diane de Selliers


Traduire la Genèse

Marc-Alain Ouaknin, rabbin et philosophe, en conversation avec Frédéric Boyer, écrivain et traducteur.

Rencontre « Traduire la Genèse », enregistrée mardi 5 novembre 2019 à l’auditorium du mahJ, à l’occasion de la parution de l’ouvrage « La Genèse de la Genèse », traduit, annoté et commenté par Marc-Alain Ouaknin (Diane de Selliers, 2019).

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