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Marc Weitzmann, Un temps pour haïr

Parution : le 3 octobre 2018

D 28 novembre 2018     A par Albert Gauvin - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



La France a été en 2002 le premier pays occidental à mettre un leader populiste aux portes du pouvoir. Dans les années 2010, elle est devenue le premier pays d’Europe en terme d’envoi de djihadistes vers l’Irak et la Syrie. Depuis 2015 enfin, avec près de 300 morts, elle est numéro 1 en terme de victimes d’attentats majeurs, tandis que les agressions antisémites ne faiblissent pas...
Marc Weitzmann nous livre la première grande enquête « totale », factuelle, intellectuelle, historique, littéraire, qui tente de dénouer ces différents fils. Fruit d’un travail de quatre années, Un Temps pour haïr est fondé sur des écoutes des services secrets ; sur les compte-rendus de procès terroristes ; sur des rencontres avec les familles de djihadistes...

Parution : 03/10/2018

LIRE UN EXTRAIT

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L’écrivain Marc Weitzmann répond aux questions de Nicolas Demorand

Grand Entretien de France Inter, 28 septembre 2018.

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Marc Weitzmann est l’invité de Nicolas Demorand pour son son dernier ouvrage Un temps pour haïr (éditions Grasset).

Mêlant reportage et essai, le romancier nous propose un regard sur la France post-attentats et les courants populistes qui structurent aujourd’hui le climat intellectuel français. Une véritable "archéologie de la haine" fondée sur une analyse historique du djihad et de l’antisémitisme en France.

"J’ai fait comme tout le monde quand les attentats ont commencé, je suis resté incapable d’écrire quoi que ce soit (...) Je trouvais tout ce qui s’écrivait intéressant mais en même temps insuffisant, trop désireux de tout expliquer à travers une seule grille de lecture...tout ça restait théorique", explique l’écrivain qui a voulu "centrer sur les faits mais aussi sur la façon des les gens les racontent". Marc Weitzmann a rencontré des proches de victimes, mais aussi des islamistes partis en Syrie : "C’est un livre sur la façon dont les gens racontent la violence, la haine."

L’ambition du livre, ça été très vite de tout reprendre jusqu’à aujourd’hui, en essayant d’inclure tous les facteurs d’explication.

Sur le retour de propos extrêmes susceptibles de raviver les violences, comme ceux tenus récemment par l’écrivain Éric Zemmour : "La mort du gaullisme ravive des discours qui viennent des années trente."

Ce n’est pas forcément le contenu, mais il y a aussi ce truc nihiliste punk d’admirer quelqu’un qui dit n’importe quoi à la télévision.

Marc Weitzmann raconte sa perception du procès Merah auquel il a assisté : "C’était fascinant, un mélange de haute pathologie et de politique." Et quand on l’interroge sur l’antisémitisme en France, l’écrivain explique : "Fin 2014, on dénombrait 800 incidents anti-juif par jour". Pour l’écrivain, ce sont "des actes pulsionnels dont on ne sait pas à quoi ils correspondent."

L’antisémitisme a baissé aujourd’hui mais reste à un niveau anormalement haut avec des agressions plus violentes, comme une énergie qui reste en réserve en attendant l’explosion.

France Inter

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Josyane Savigneau reçoit Marc Weitzmann, Philippe Sollers et Olivier Nora

RCJ – « Un monde de livres », 25 octobre 2018.

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Peut-on remonter aux sources de la haine ?

La Grande Table, Olivia Gesbert, 22 octobre 2018.


Manifestation contre le texte dit "islamophobe" de Charb à l’Université Paris Diderot (31-01-18)
Crédits : FRANCOIS GUILLOT - AFP. ZOOM : cliquer sur l’image.
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Terrorisme, antisémitisme, djihadisme ... Quelles sources peut-on attribuer à la haine ? Avec Marc Weitzmann, auteur de Un temps pour haïr (Grasset, octobre 2018) et Jean Birnbaum, auteur de La Religion des faibles (Seuil, septembre 2018).

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Auteur de Chaos (1997), Fraternité (2006) et Quand j’étais normal (2010), nouveau producteur de Signes des temps chez France Culture, l’écrivain Marc Weitzmann poursuit son exploration de la condition humaine et contemporaine dans Un temps pour haïr (Grasset, 2018), une enquête qui se veut à la fois factuelle, intellectuelle, et littéraire.

J’essaye de prendre le problème de manière plus subjective et peut-être plus littéraire […], en racontant des histoires, en essayant de montrer les situations plutôt que de démontrer des choses.
(Marc Weitzmann)

Invité également, le journaliste et directeur du Monde des livres, Jean Birnbaum, chaque été présentateur, avec Hervé Gardette des Rencontres de Pétrarque, qui, deux ans après Un silence religieux, revient avec La Religion des faibles au Seuil.

L’Occident est de moins en moins hégémonique.
(Jean Birnbaum)

Revenant sur les attentats terroristes qui ont frappé la France et l’Europe ces dernières années, se penchant notamment sur des affaires telles que le meurtre du cinéaste Théo Van Gogh et le massacre de Charlie Hebdo, donnant la parole aux auteurs autant qu’aux victimes, ces deux essais s’intéressent aux narrations et discours qui contribuent à construire nos représentations actuelles quant au djihadisme, aux sources de la "haine".

A partir du moment où ils martèlent ce "vous" en permanence, ils ciblent un "nous".
(Jean Birnbaum)

A partir du moment où on pense en termes de clichés, on utilise des mots où on ne sait pas de quoi on parle.
(Marc Weitzmann)

Extraits sonores :
"Débuts de la guerre civile en Algérie" (archive INA, diffusée le 10 février 1992)
Olivier Roy : "La peur de l’islam" (27 janvier 2016 au Quai d’Orsay)

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L’identité en question

Avis critique, Raphaël Bourgois, 27 octobre 2018.
Avec Aliocha Wald Lasowski, essayiste, et Eugénie Bastié, journaliste au Figaro.

Marc Weitzmann Un temps pour haïr publié chez Grasset. L’auteur travaille depuis plusieurs années ce matériaux brut qu’est le monde post 11 septembre… interrogeant en romancier la résurgence de l’antisémitisme dans Quand j’étais normal ; et les attentats en essayiste dans Note sur la Terreur. Un travail qu’il poursuit d’ailleurs à la radio puisque Marc Weitzmann est producteur depuis cette année de l’émission « Signe des Temps » sur France Culture le dimanche.

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Un temps pour haïr se penche, comme son titre l’indique sur une époque, la nôtre, dans laquelle on assiste sidérés à la résurgence de la haine… dont la France serait le laboratoire. C’est le pays qui a été le plus frappé ces dernières années par à la fois les attentats islamistes… par la recrudescence de l’antisémitisme… et par la résurgence d’une extrême droite anti-moderne même si on échappe encore à la victoire des populismes.

C’est pour comprendre ce paradoxe que l’auteur s’est plongé dans les écoutes des services de police, les audiences des premiers procès terroristes – il en a couvert certains pour la presse – a rencontré les familles de djihadistes… mais a aussi mené une enquête intellectuelle au cœur de la galaxie rouge-brune. Cette façon de tenir ensemble les deux bouts de la haine… qui se rejoignent tout de même dans le complotisme et l’antisémitisme… fait de ce livre un objet complexe, qui parvient à échapper au manichéisme qui s’est emparé depuis quelques temps de ce sujet miné.

C’est probablement pour ça qu’il est toujours en lice à la fois pour le prix Médicis et pour le Renaudot.

Le livre est une forme d’enquête sociologique et historique pour remonter aux motifs profonds des questions qui font de la France (…) une France en miettes. (…) Il fait une série rétrospective d’épisodes de l’histoire pour apporter une réflexion sur aujourd’hui. (…) Souvent, il dit : « rien n’a été fait », « les choses sont graves lorsqu’elles le sont déjà ». Il essaie d’expliquer des séquences entre 2012 (les attentats de Montauban et Toulouse), les années 2015, et jusqu’à aujourd’hui : les ratés politiques, la montée de l’extrême droite, le lien avec l’antisémitisme. Et ça donne une lecture très très riche. (Aliocha Wald Lasowski)

C’est un livre qui est dans l’amalgame. Il voudrait mettre dans le même sac tous les ennemis de l’Occident, en disant qu’ils partagent tous les mêmes convictions, la même vision du monde. Or, je crois que c’est faux. Par exemple, aujourd’hui l’antisémitisme est beaucoup moins présent dans les mouvements populistes qu’il ne l’est dans l’islam radical ou dans l’islamisme. Je pense qu’il surestime beaucoup des mouvements que je crois marginaux, par exemple la nouvelle droite d’Alain de Benoist, ou Douguine. (Eugénie Bastié)

L’identité en question.

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Un temps pour haïr

par Cécile Guilbert


Un temps pour la haine / Sergej - stock.adobe.com
ZOOM : cliquer sur l’image.
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I. En hausse de 69 % en 2018, les actes antisémites ont retrouvé en France leur tragique étiage de 2015. Personne ne s’émeut que cette statistique de la haine (à rapprocher de celle des agressions homophobes) percute les atroces dates anniversaires de la Nuit de Cristal il y a quatre-vingts ans et des attentats islamistes il y a trois ans. Il y a quelque chose d’absolument glaçant dans cette répétition mortifère, mais constater qu’elle indiffère une opinion comme des médias amnésiques et apathiques n’est pas moins angoissant.

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Cette même indifférence avait déjà conduit, à la suite des 800 incidents antijuifs commis en 2014, l’écrivain Marc Weitzmann à enquêter sur ces événements et publier ses réflexions dans les colonnes du site américain The Tablet. Puis les balles islamistes ont fait des centaines de morts et entrer notre pays dans une terreur qui l’ont encouragé à tout remettre à plat et à s’interroger plus profondément  : d’où vient la virulence particulière du phénomène islamiste en France  ? Pourquoi cette dernière est-elle à la fois le premier pays occidental fournisseur de djihadistes et le premier en termes de victimes, celui où l’antisémitisme s’exprime de la manière la plus brutale et l’un des seuls qui échappe à la victoire des populismes  ? En résulte aujourd’hui un livre capital et passionnant, unique en son genre en les mêlant tous (reportage, récit littéraire, essai) qui vous embarque dans une multitude de questions complexes car en effet, écrit à raison l’auteur d’Un temps pour haïr (1), celui « des réponses et de l’arrogance intellectuelle est passé ». Ni historien, ni sociologue, ni théologien, ni philosophe mais transdisciplinaire et intelligent, Marc Weitzmann déconstruit tant les explications idéologiques, sociopolitiques, géopolitiques ou psychiatriques communément avancées pour comprendre la violence que les différentes « narrations » que le pays se raconte depuis la fin de la guerre froide mais pas seulement. Car l’un des mérites de son laboratoire de pensée consiste à remonter plus loin encore, aux débuts de la fascination française pour l’Orient arabe islamique concomitante d’une Restauration qui carbure à la pensée anti-moderne  : une critique de l’idéal des Lumières au nom de la tradition et de la religion qui connaît aujourd’hui, dopée par le multiculturalisme, un engouement inouï. Or si cette singularité nationale d’une alliance objective entre l’extrême gauche anticapitaliste et antisioniste avec une extrême droite identitaire ayant longtemps vu dans l’islam – avant de combattre l’immigration – « l’élément régénérateur d’un Occident corrompu » nous permet de comprendre pourquoi Despentes et Zemmour, que tout oppose, ont pu communier dans l’admiration du « sacrifice » des tueurs de Charlie, elle nous entraîne surtout dans un labyrinthe de généalogies intellectuelles tordues, d’accointances nauséabondes, de manipulations et d’instrumentalisations louches qui obligent à discerner tout ce qui a été caché et dénié dans l’histoire politique française et algérienne (mais pas que) depuis trente ans.

Mais le plus fascinant concerne les idiosyncrasies des protagonistes eux-mêmes. Car que ce soit avec les convertis d’origine non musulmane, les frères Kouachi, le couple Boumeddienne-Coulibaly (tueur de l’Hyper Casher), la cousine d’Abaaoud (cerveau des attentats de novembre 2015), les Merah ou leurs acolytes, nous pénétrons dans des histoires en forme de palais des glaces où les identités semblent des masques, les mensonges des vérités et réciproquement. Un kaléidoscope existentiel où les paradoxes de l’authenticité, les pathologies narcissiques, la déstructuration du langage et les déviances libidinales au sein de familles dysfonctionnelles se branchent sur « les furies psychotiques du monde global  » comme la désinformation algorithmique et le complotisme des réseaux sociaux, pour conférer à tout ce qui nous entoure sa nervure de nihilisme haineux.

D’où l’effroi quasi métaphysique saisissant Weitzmann devant « la disproportion entre l’énormité des crimes et la médiocrité des acteurs », la même qui avait alimenté les fureurs et les catastrophes du XXe siècle. « Comment ne pas soupçonner, écrit-il, que nous en sommes là aujourd’hui – dans un monde beckettien d’héritiers et de minables, où l’accident statistique et l’accident psychique sont, en quelque sorte, la règle, si bien que n’importe quoi est désormais possible  ? » Ce n’est pas la moindre des perversités de cette histoire qui en recèle tant d’autres que j’y reviendrai la semaine prochaine.

Cécile Guilbert, La Croix du 21-11-2018

II. Trois ans après les attentats, le silence relatif des médias sur l’impressionnant livre de Marc Weitzmann s’ajoute aux symptômes d’un changement d’ère. Enquête sur le djihadisme français dans un siècle figurant « l’immense décharge à ciel ouvert de celui qui précède  », essai sur la fabrique de la violence haineuse incubant depuis trente ans dans les bas-fonds psychiques du pays, récit personnel d’un homme qui a grandi en banlieue et suivi de près la Marche des beurs de 1983 – fils par ailleurs d’un comédien communiste ayant enduré toute sa jeunesse les slogans antisémites des suppôts de l’Action française et dont le propre père, interné à Drancy, échappa par miracle à la déportation –, Un temps pour haïr avait tout pour susciter des débats passionnants et passionnels mais il n’en est rien. Excès de complexité dans une époque enragée de simplisme  ? Pénurie de temps de cerveau disponible  ?

Bien sûr, mais la raison la plus profonde me semble liée à l’une des spécificités cernées par l’auteur concernant « les Juifs toujours surreprésentés sitôt qu’il est question d’espoir et de déception, c’est-à-dire de bouleversement radical ». « On trouve ”les Juifs”, note-t-il, en surnombre dans les mouvements révolutionnaires comme dans les avant-gardes musicales des XIXe et XXe siècles. Dans la vie intellectuelle française, dans la défense des droits civiques aux États-Unis et dans le mouvement hippie des années 1970. Dans tous les mouvements gauchistes comme dans le droit, et dans les banques financières, dans les sciences de pointe et dans les nouvelles technologies – dans tout ce qui, en d’autres termes, ne laisse rien en place des traditions et des ordres. »

De ce point de vue, rien de plus juif que ce livre qui n’apporte ni réponses ni espoir mais bouleverse l’ordre des histoires traditionnelles que nous nous racontons depuis des lustres sur la colonisation et les immigrés, la politique arabe et le « socialisme », mais aussi l’islam, le terrorisme, les banlieues, l’antiracisme, l’antisémitisme, etc. On pourrait même avancer qu’il fallait sans doute être culturellement familier du distinguo talmudique entre les sens exotérique et ésotérique d’un texte comme des techniques d’argumentation du pilpoul et du midrash pour déconstruire ainsi les faux-semblants idéologiques de droite comme de gauche, éclairer les effets pervers des politiques derrière la langue de bois ou traquer en miroir la fameuse ruse islamique (taqiya) chère à la théologie musulmane qui autorise, sous certaines conditions, les croyants à se faire passer pour impies – autant dire pour ce qu’ils ne sont pas – à l’instar des Juifs et des homosexuels qui, parce que leur extériorité ne coïncide pas forcément avec leur intériorité, alimentent l’angoisse de tous les obsédés de l’identité qui se font bruyamment entendre aujourd’hui.

C’est dire si avec la sienne, paradoxale et mouvante car empreinte de doute et de cosmopolitisme, Weitzmann est particulièrement bien armé pour débusquer la fixité essentialiste à l’origine de toute haine et les parcours tortueux de ses suppôts. Comme celui, par exemple, de Saïd Oujibou, musulman converti au protestantisme évangélique qui – tout en fricotant avec Dieudonné et un certain Morgan Priest proche de Sens commun – anime des rencontres entre chrétiens et salafistes avec Karim Al Hanifi, chrétien converti à l’islam et disciple d’Ahmed Deedat, ce prédicateur indien lauréat du prix du roi Fayçal d’Arabie saoudite dont les ouvrages violemment antisémites sont interdits en France pour incitation à la haine raciale.

Mais Weitzmann éclaire d’autres ténèbres. Celles d’un Alain Soral passé du PC au FN, mais aussi celles des Amitiés franco-irakiennes créées par Chevènement et Jacques Berque et dont le secrétaire général, Gilles Munier, qui fit diffuser les propos du négationniste Emmanuel Ratier sur les ondes de Radio Courtoisie, était l’ancien correspondant à Alger de La Nation européenne, revue du mouvement néo-fasciste Jeune Europe créé par Jean Thiriart, ancien responsable des Amis du Grand Reich et futur théoricien du rapprochement « Rouges-Bruns » cher à Douguine, disciple russe d’Alain de Benoist devenu conseiller de Poutine qui théorisa, dès 1996, la déstabilisation des démocraties occidentales via les « fake news ». Vous avez le tournis  ? Normal. Car si « à toute chose il y a une haine, et chaque haine a son temps », c’est en sachant comme Debord que « le plus important est le plus caché » que Weitzmann a écrit ce livre aussi vertigineux que dérangeant.

Cécile Guilbert, La Croix du 28-11-2018

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