Sollers par Gérard de Cortanze
A paraître en édition Folio/Gallimard


Le livre Bio-essai sur Sollers qui a ma préférence : celui où Sollers s’ouvre le plus sur son enfance, nombreuses références à ses livres, la plus riche iconographie. Une promenade initiatique dans le monde sollersien, avec un guide plein d’empathie pour son sujet qui le lui rend bien et nous profitons de cette complicité intelligente et ludique.
V.K.

Première publication en 2001, A PARAITRE en édition Folio/Gallimard le 7 juillet 2007, c’est l’information ci-dessous, de source Gallimard, que nous communique Dominique Brouttelande

Gérard de Cortanze

Philippe Sollers

(JPEG)
Editions Gallimard
« Folio »
448 pages
7,20 euros

En librairie
le 07/07/2007



(GIF) L’ouvrage
Dans L’année du tigre, Philippe Sollers note qu’il lui est impossible de faire lire les passages de ses livres où il parle de son enfance à Bordeaux pendant l’Occupation. Et que dire des événements les plus intimes de cette enfance ? Ce côté de son histoire reste à ce jour occulté, voire dénié. Cet essai - accompagné d’une iconographie inédite fournie par Philippe Sollers - brise le silence, entamant un voyage du côté de ce corps et de cette vie totalement méconnus. Récit des premières années d’un « "traître à sa classe" à qui il arrive tant de choses personnelles », cette biographie montre comment l’écriture « remonte d’une enfance » ; de Bordeaux à Paris, jusqu’au premier texte publié sous pseudonyme, puisque son auteur n’était pas encore majeur. 1936-1957 : le film peut commencer. Son titre Philippe Sollers. Vérités et légendes. En conclusion, une phrase de Montaigne : « Il faut étendre la joie, retrancher la tristesse. »

L’auteur
Gérard de Cortanze, romancier et essayiste, est l’auteur d’une cinquantaine de livres traduits en vingt langues. Prix Renaudot 2002 avec son roman Assam, Il collabore régulièrement au Magazine littéraire et à Senso, et dirige la collection Folio biographies aux éditions Gallimard.

oOo

La revue de presse de Radio France

(GIF) C’est une histoire singulière, celle d’un certain Philippe Joyaux dit Philippe Sollers. Atypique à plus d’un titre : une petite enfance à Bordeaux (il y est né en 1936) pendant la deuxième guerre mondiale, au sein d’une famille de grande bourgeoisie, anglophile ; une jeunesse marquée d’abord par les maladies et se terminant par les séjours dans les hôpitaux militaires lors de la guerre d’Algérie. Et, toujours, des amours peu conventionnelles. Or c’est justement cette biographie cachée que Gérard de Cortanze a choisi de mettre en lumière dans "Philippe Sollers ou la volonté de bonheur, roman". Ce dernier terme étant à entendre non comme une liberté prise par l’essayiste, mais bien comme moyen de "dévoiler l’envers des apparences" pour approcher au plus près la vérité de son sujet. Et ainsi faire sienne cette proposition de Sollers s’inspirant de Pascal : "Le préjugé veut sans cesse trouver un homme derrière un auteur ; dans mon cas, il faudra s’habituer au contraire." Certains s’y refuseront, une fois encore, et par là même, rejetteront ce "roman" brillant, stimulant, nourri avant tout d’une lecture minutieuse de l’oeuvre, mais aussi d’entretiens (avec Sollers lui-même), de témoignages - en particulier celui de Dominique Rolin, que Sollers rencontra dès 1958, après la parution d’ "Une curieuse solitude" - et riche de nombreuses photographies, souvent inédites (notamment de Julia Kristeva, que Sollers épousa en 1967, et de leur fils, David), qui s’imbriquent au récit. Un livre dérangeant, donc, par ce qu’il révèle d’un malentendu historique et social et du déni d’une personne ; passionnant surtout par sa manière de saisir une enfance à l’oeuvre et de remonter aux origines de l’écriture.

Tuyau pour ceux qui sont intéressés : La FNAC brade l’édition originale :

(JPEG)


(GIF) Feuilleter les pages (PNG)




Réagir à cet article

Commentaires