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La vraie nature d’Alberto Giacometti révélée à l’institut Giacometti

"Un arbre comme une femme, une pierrre comme une tête"

D 17 juillet 2022     A par Viktor Kirtov - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


L’institution parisienne explore les liens étroits entre l’artiste et le paysage de son enfance à travers son œuvre graphique et ses sculptures.

Par Elsa Boustany Elinore Weil
The Art Newspaper , 15 juillet 2022


Vue de l’exposition « Alberto Giacometti. Un arbre comme une femme, une pierre comme une tête » ; Alberto Giacometti, Grande femme II (1960) et deux Grande tête (1958). © Succession Alberto Giacometti / ADAGP, Paris 2022.
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Dans une lettre de 1950 s’adressant à Pierre Matisse, Alberto Giacometti écrit : « Si on pense malgré soi à une forêt ou à une salle ou à du sable, etc., c’est très bien mais il ne faut pas le dire d’avance ». Romain Perrin, attaché de conservation à l’Institut Giacometti, à Paris, a décidé de prendre le contrepied et de surprendre le visiteur en explorant l’inextricable rapport entre l’œuvre, l’artiste et la nature brute de son territoire natal.

Le paysage et la nature n’ont jamais été véritablement associés à l’œuvre de Giacometti. Pourtant, l’Institut présente les liens méconnus entre les œuvres et la nature de Stampa, village natal de l’artiste au bord du lac de Sils à Maloja, dans le Canton des Grisons, en Suisse. Comme l’attestent ses premières esquisses et aquarelles, inédites et pour la plupart jamais exposées auparavant, Giacometti s’inspire intuitivement du paysage qui l’entoure et dans lequel il grandit.

Dans le cabinet d’art graphique de l’Institut, les œuvres révèlent une progressive explosion des couleurs. On y perçoit aussi l’évolution de l’artiste au fil de différentes influences, comme le cubisme. Les œuvres célèbrent de toute part Stampa, que l’artiste retrouve chaque année. Quelques traits suffisent au maître pour dépeindre toute une mémoire. Ce sont donc tout d’abord sa sensibilité et son amour pour le paysage qui ouvrent l’exposition et imprègnent le visiteur.


Vue d’exposition « Alberto Giacometti. Un arbre comme une femme, une pierre comme une tête » ; Alberto Giacometti, Buste de FraenkelII (1960), Buste d’homme (1965), Diego au manteau (1954). © Succession Alberto Giacometti / ADAGP, Paris2022
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Dans ses œuvres plus tardives, la nature s’affranchit du paysage pictural en deux dimensions pour intégrer ses sculptures. Si les formes organiques s’inscrivent bel et bien dans le langage sculptural de l’artiste, ce geste n’est pourtant pas délibéré. Ce n’est qu’une fois l’œuvre achevée que celui-ci parvient à y déceler les traces de Stampa, qui ressurgissent malgré lui sous différentes formes, vestiges du territoire natal de Giacometti.

Ses silhouettes, tantôt élancées comme des arbres, tantôt étalées au sol tels des fragments de roche, participent de ce que Romain Perrin nomme la « dialectique du corps-paysage ». C’est d’ailleurs cette correspondance omniprésente entre la nature et les corps qui donne lieu au titre de l’exposition. L’élancement filandreux des Femmes debouts (1959-1960 et 1961-1962) ou encore des figures de la Clairière (1950) fait penser à des fûts d’arbre personnifiés, dialoguant entre eux comme le feraient des humains. Cette interprétation est encore plus visible lorsque l’on découvre la Grande femme debout II (1960) qui, par sa taille et sa densité de matière subtilement travaillées, s’offre au spectateur comme un tronc à l’orée d’une forêt.


Vue d’exposition « Alberto Giacometti. Un arbre comme une femme, une pierre comme une tête » ; Alberto Giacometti, La Forêt (1950). © Succession Alberto Giacometti / ADAGP, Paris 2022
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Plus encore, la texture des bronzes présentés fait écho à l’univers minéral. La matière immobile semble pourtant vivante dans l’amplitude de ses mouvements. On peut y voir un élan naturel qui accompagne le geste créatif de l’artiste à travers son travail de perspective et d’empreinte. Giacometti ajoute et enlève de la matière. Ses gestes donnent vie à ses œuvres auxquelles il donne l’apparence de la sédimentation et de l’érosion, comme dans Buste d’homme (1956). Les sculptures semblent également cristallisées entre des états solides et liquides. Elles font parfois songer au magma fossilisé d’un volcan.

Enfin, l’agencement des œuvres et la manière avec lesquels elles se fondent dans la scénographie de l’exposition transportent le visiteur dans les forêts de la Stampa. Celui-ci arpente les salles dont les murs sont parsemés de cyprès et de paysages montagneux dans lesquels s’inscrivent les silhouettes de Giacometti. Les œuvres sont désormais envisagées sous un prisme géologique, l’exposition met-tant au jour l’image d’un artiste traversé par un souffle minéral.


le livre sur amazon.fr
Alberto Giacometti - Un arbre comme une femme, une pierre comme une tête
Niklaus Manuel Güdel, Anne Lemonnier, Romain Perrin

Éditions Fage, Lyon, Fondation Giacometti, Paris 25 août 2022

160 pages
Langue : Français/Anglais
Format :23,6 x 17,1 x 1,8 cm

Prix : 24 €

Evènement associé

The Art Newspaper

Exposition Alberto Giacometti : « Un arbre comme une femme, une pierre comme une tête »

Un autre regard :

Par Stéphane Gautier,
L’Officiel Galeries et Musées

Si Alberto Giacometti est bien connu pour son travail sur la figure humaine, le paysage tient une place importante dans son œuvre. Il s’impose, notamment, pendant sa jeunesse, passée dans la vallée des Grisons, et dans les années 1950, alors qu’il y revient chaque année en villégiature. Les paysages de Giacometti se composent principalement des montagnes, des forêts et des lacs de sa région natale, qu’il a mainte fois parcourue et où il trouve les conditions pour régénérer son art.

Le paysage constitue davantage qu’un simple motif, c’est un véritable espace pour penser son rapport à la représentation qui influence son travail sur la figure humaine. À travers une sélection de peintures, d’aquarelles de jeunesse inédites, de dessins et de sculptures emblématiques, cet ouvrage invite à relire l’œuvre de Giacometti à l’aune d’une sensibilité qui lui fait voir : un arbre comme une femmes et une pierre comme une tête.

Ainsi en 1950 il crée deux œuvres majeures : La Forêt et La Clairière, dans lesquelles il met en place un système d’équivalences entre figure humaine et nature, une écriture plastique dans laquelle les femmes debout rappellent des arbres et les têtes des pierres. Dans de nombreux portraits, les bustes massifs ressemblent à la montagne rocailleuse de son enfance, et les figures debout, dans leur élan vers le ciel, s’apparentent quant à elles aux sapins de la vallée des Grisons.

De nombreux auteurs, tels Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jacques Dupin ou encore le critique d’art anglais David Sylvester ont décrit cette analogie de la surface sculptée avec le rocher, réminiscences des montagnes qui entourent les villages de Stampa et de Maloja, où l’artiste revient chaque année jusqu’à la fin de sa vie, dans un émerveillement toujours renouvelé.

L’exposition Alberto Giacometti. Un arbre comme une femme, une pierre comme une tête propose un regard singulier sur l’œuvre de Giacometti et explore le rapport que l’artiste a toujours entretenu avec le paysage.

Ainsi dès sa prime jeunesse durant les vacances d’été, la famille Giacometti prend ses quartiers dans une petite station au bord du lac de Sils borné par des sommets majestueux comme le Piz de la Margna ou le Piz Longhin. Le scintillement de la lumière et les reflets du paysage sur l’eau fascinent le jeune Alberto qui très tôt réalisera des aquarelles et peintures (visibles pour la première fois à l’Institut Giacometti) dans un style postimpressionniste faisant des lacs de montagnes un motif privilégié.


Alberto Giacometti, Arbres et montagne, c. 1920,
Gouache et crayon graphite sur papier,28,8 x 22,9 cm, Fondation Giacometti
,© Succession Alberto Giacometti / ADAGP, Paris 2022

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La grande minéralité de ses paysages aimés nous invite à regarder son œuvre dans son rapport direct avec le paysage des montagnes des Alpes, comme a pu le faire Michel Leiris dans Pierre pour un Alberto Giacometti(1991), ou David Sylvester dans Looking at Giacometti, qui décrit la manière dont ses sculptures « rappellent constamment de singulières formations rocheuses assez typiques qui, curieusement, n’apparaissent nulle part ailleurs dans cette vallée, mais qui sont présentes dans trois pics de granit au sud de Stampa dominant la vue arrière de la maison des Giacometti ». Cette récurrence de l’image de la montagne ou de son équivalent métonymique le rocher, pour décrire l’artiste et son œuvre, alors même que sa sculpture s’attache à représenter la figure humaine, engage à l’exploration d’une dialectique du corps-paysage.


Vue de l’exposition Une femme comme un arbre, une pierre comme une tête à la Fondation Giacometti
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L’Officiel Galeries et Musées

Fondation Giacometti

PAYSAGES


Alberto Giacometti, Homme, arbre et montagne, 1958,
Huile sur toile, 60 x 80 cm, coll. Fondation Giacometti, Paris
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris) .
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Giacometti met en place un système d’ équivalences entre la figure humaine et la nature : les bustes sont des montagnes, les figures debout sont des arbres, les têtes sont des pierres. La montagne, sous la lumière du soleil, vibre d’une pulsation qui ressemble à une respiration. Comme l’arbre, l’être humain est pris dans un processus de croissance et de mort qui ne peut jamais être arrêté.

Ce thème orne la porte que Giacometti achève en 1956 pour le caveau funéraire de la famille Kaufmann (Pennsilvanie, Etats-Unis). En 1958, en proie à une vision nocturne, il peint dans l’urgence un tableau qui réunit homme, arbre et montagne qui reprend cette trilogie. Mais pour Giacometti, c’est surtout le quotidien le plus ordinaire qui recèle de l’inconnu et du merveilleux. Il observe que le paysage qu’il peint depuis la fenêtre de son atelier à Stampa ne cesse de changer et qu’il pourrait « passer toutes les journées devant le même jardin, les mêmes arbres et le même fond », ou à Paris devant le petit pavillon qu’il peint depuis sa porte de l’autre côté de la rue. Il s’émerveille de « tous les beaux paysages à faire sans changer de place, le paysage le plus quelconque, le plus anonyme, le plus banal et le plus beau qu’on puisse voir »


ALBERTO GIACOMETTI PEIGNANT LA RUE HIPPOLYTE MAINDRON DEPUIS LA COUR DE L’ATELIER, Eté 1952
Photo : Roger Montadon, Fondation Giacometti, Paris.
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Porte du tombeau Kaufmann, 1956
Bronze 222,5 x 85,5 x 9,5 cm Fondation Giacometti, Paris
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris.

PAYSAGE À STAMPA, vers 1961
Huile sur toile, 68,8 x 60 cm. Fondation Giacometti, Paris

Fondation Giacometti, Paris

LA RENCONTRE DES ARTS PREMIERS


Alberto Giacometti, Le Couple, 1927,
Bronze, 58,3 x 37,4 x 17,5 cm, coll.Fondation Giacometti,Paris
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)

L’œuvre de Giacometti est marquée par l’influence de la sculpture africaine et océanienne. Quand Giacometti s’y intéresse en 1926, l’art africain n’est plus une nouveauté pour les artistes modernes de la génération précédente (Picasso, Derain) ; il s’est même vulgarisé au point de devenir décoratif.

Les deux œuvres qui l’ont fait remarquer du public pour la première fois : laFemme-cuillèreetLe Couple, exposés au Salon des Tuileries à Paris, témoignent du bouleversement que cette rencontre produit chez le jeune artiste. En 1928, Giacometti commence une série de femmes et de têtes plates, dont la nouveauté lui vaut d’être remarqué en 1929 et d’obtenir un premier contrat avec une galerie, celle de Pierre Loeb, qui expose les Surréalistes.

À cette époque, Giacometti fréquente Carl Einstein, l’auteur du livre de référence sur la sculpture africaine,Negerplastik(1915) et Michel Leiris, qui deviendra un spécialiste de l’art dogon. Plusieurs œuvres plus tardives, dont des plâtres peints exceptionnels et quelques peintures, montrent comment l’art non-occidental a influé durablement sur sa production. L’artiste s’éloigne d’une représentation naturaliste et académique pour une vision totémique et parfois hallucinée de la figure, chargée d’une puissance magique.


ALBERTO GIACOMETTI DANS L’ATELIER RUE HIPPOLYTE MAINDRON, 1927
Documentation Fondation Giacometti, Paris
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FEMME CUILLÈRE, 1927 (version de 1953,
_ Plâtre, 146,5 x 51,6 x 21,5 cm
© Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

FEMME CUILLÈRE, 1927 (version de 1953,
© Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

RENCONTRE GIACOMETTI - SARTRE


Alberto Giacometti, Jean-Paul Sartre accoudé, vers 1949,
crayon retravaillé à la gomme abrasive sur papier, 29,3 x 22,5 cm, (coll.Fondation Giacometti, Paris)
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris

Jean-Paul Sartre, que Giacometti rencontre entre 1939-1941, est l’auteur de deux essais fondamentaux sur l’art de Giacometti publiés en 1948 et en 1954, sur la question de la perception.

Tout aussi importantes sont ses conversations avec le traducteur japonais de Sartre,Isaku Yanaihara, professeur de philosophie qui posa pour lui de 1956 à 1961. En 1948, l’Etat français qui souhaitait honorer les intellectuels et artistes français, avait passé commande à Giacometti d’une médaille consacrée à Jean-Paul Sartre ; cette médaille ne fut pas exécutée, il n’en reste que des dessins.

De 1951 à sa mort, Giacometti exécute une série de « têtes noires », qui avec quelques têtes sculptées anonymes, donnent corps au concept d’homme « générique », que Sartre résumera en 1964 dans son roman Les Mots par la formule : « Tout un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui. » C’est la contribution capitale de Giacometti à l’histoire du portrait au XXème siècle.


JEAN-PAUL SARTRE DE PROFIL vers 1949
Crayon retravaillé à la gomme abrasive sur papier : 29,3 x 22,5 cm
Fondation Giacometti, Paris
© Succession Alberto Giacometti (Fondation Giacometti, Paris + ADAGP, Paris)

TÊTE DE JEAN-PAUL SARTRE vers 1949
Crayon retravaillé à la gomme abrasive sur papier : 29,3 x 22,5 cm ; Fondation Giacometti, Paris

YANAIHARA DE PROFIL,octobre 1956
Huile sur toile / 73 x 60 cm ; Fondation Giacometti,Paris

BUSTE D’HOMME SUR DOUBLE SOCLE, vers 1948
Plâtre : 55 x 13 x 16 cm. Fondation Giacometti, Paris
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)

BUSTE D’HOMME SUR SOCLE, vers 1947
Bronze : 54,80 x 11,40 x 10,10 cm. Fondation Giacometti, Paris
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)

TÊTE NOIRE, 1957
(peinte en recouvrement d’un portrait de Yanaihara de 1957), 1957 - 1962, huile sur toile, 100 x 65 cm, collection particulière
© Succession Giacometti (Fondation Giacometti, Paris et ADAGP, Paris)

TETE NOIRE, 1957
Du portrait de Yanaihara à la Tête noire

Le philosophe japonais Isaku Yanaihara (1918-1989) posa régulièrement pour Alberto Giacometti. Venu en France en 1954 pour étudier la philosophie à la Sorbonne, il rencontre pour la première fois l’artiste en novembre 1955, à l’occasion d’une interview. Il devient vite le modèle de plusieurs portraits en 1956, puis lors de ses séjours en 1957, 1959, 1960 et 1961.

Cette œuvre fut réalisée au moment de son deuxième voyage, entre août et septembre 1957. A cette occasion, Yanaihara prend en photo l’atelier et les toiles de Giacometti, nous permettant d’avoir une intéressante documentation photographique du travail de l’artiste.

Yanaihara photographie son portrait dans l’atelier d’Alberto Giacometti fixant ainsi les premières phases du travail. Le dessin initial est tracé en noir sur la toile et des premiers coups de pinceau vigoureux sont donnés au niveau de la tête et des épaules du modèle.

C’est avant la fin de l’année 1957 que l’œuvre est achevée ; Giacometti y pose sa signature et la date. Conformément à son habitude, l’artiste modifia considérablement le dessin initial. Par rapport au tableau pris en photo par Yanaihara, le modèle occupe moins de place dans la toile, la tête et les épaules sont baissées et les bras se
raccourcissent.

C’est dans cet état précis que l’œuvre est exposée à la Pierre Matisse Gallery de New York, un an après son achèvement, en 1958.

Entre 1958 et 1962, Alberto Giacometti reprend le tableau de Yanaihara et recouvre son premier modèle avec une toute nouvelle figure. Le personnage représenté n’est pas identifié ; proche de ses caractéristiques « têtes noires », la figure est très travaillée au niveau de la tête, et beaucoup moins en revanche au niveau du buste, à travers lequel on aperçoit encore le portrait de Yanaihara.

C’est cette version, celle actuelle, qui a été présentée par Giacometti à la Biennale de Venise et à la rétrospective du Kunsthaus de Zurich entre 1962 et 1963.

par Serena Bucalo-Mussely

Fondation Giacometti


Quelques repères biographiques

Alberto GIACOMETTI (1901-1966)
Portrait d’un Artiste (Sculpture, Peinture) - Documentaire (52’)

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