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La vie ; notre vie a-t-elle un sens ?

Catherine Millot : "Un peu profond ruisseau"

D 3 mai 2021     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


La vie ; notre vie a-t-elle un sens ? Un sens ou une signification, et/ou un sens, une direction... Cette question nous préoccupe-t-elle ? Quelques auteurs écrivent autour de cette question ?

Catherine Millot : "Un peu profond ruisseau"


Dans ce récit intimiste, l’auteure s’interroge sur le sens de la vie et sur sa propre disparition après avoir frôlé la mort à cause du coronavirus.

« La mort n’a jamais tenu une grande place dans ma vie consciente. Je n’y pense guère et m’en préoccupe encore moins. Mourir au dernier moment, comme disait Céline, avec le courage et la dignité que j’ai vus aux bêtes, avec leur simplicité, voilà ce que je souhaite.
À l’adolescence, alors que je ne m’en souciais pas davantage, il m’arrivait toutefois de me réveiller en sursaut la nuit avec la pensée qu’il allait falloir mourir un jour. Puis ces réveils disparurent.
Plus tard, je m’intéressai aux philosophies antiques qui tiennent la mort pour rien, auxquelles faisait écho ce vers de Mallarmé : « Un peu profond ruisseau calomnié la mort. »
J’ai récemment failli mourir du coronavirus. »

Catherine Millot

Collection L’Infini, Gallimard
Parution : 15/04/2021
Photo : Catherine Hélie/Gallimard

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FEUILLETER LE LIVRE

flipbook.cantook.net

LA LECTURE DE FABIEN RIBERY :

L’écrivain et psychanalyste Catherine Millot a failli mourir du Coronavirus, je ne le savais pas, et, même si nous ne nous sommes vus que quelquefois, j’aurais éprouvé à sa brusque disparition beaucoup de peine.

Je l’ai donc remerciée d’être en vie, et d’avoir écrit le si beau récit de sa confrontation avec la mort, c’est-à-dire aussi avec le désir de vie au plus intime de soi,Un peu profond ruisseau…

Ce titre mallarméen – « Un peu profond ruisseau calomnié par la mort. » – donne au petit ruisseau qu’est la vie la valeur d’un absolu.

Soudain, le confort se brise, il faut appeler SOS Médecin, il n’y a que le temps de jeter quelques livres dans son sac (des Dostoïevski traduits par André Markowicz), le réel frappe toujours à la porte d’une façon impérieuse.

Il faut partir… c’est pas encore saturé.

« La décision fut prise de m’admettre dans un service de réanimation afin d’être proche d’un respirateur en cas d’aggravation. »

Il faut alors penser concrètement à la mort, aux directives anticipées, à tout ce bazar assommant des fins de vie.

« Je me retrouvai seule, confie Catherine Millot, avec l’idée que j’allais peut-être mourir, qui me laissait étrangement sereine. Il était deux heures du matin. Je regardais le local exigu dans lequel je me trouvais et me disais qu’il y avait, certes, des lieux plus « sexy » pour mourir. »

Oui, ce n’est pas faux, mais qui a fréquenté lors d’assez longs moments les hôpitaux leur trouve un air aussi désespérant qu’étrangement vrai dans leur banalité aseptisée. Voilà la loi, et seule compte désormais la force spirituelle qu’il nous reste.

Mourir est peut-être plus facile lorsqu’on a lu comme l’auteure les stoïciens, et médité intensément les mystiques (Madame Guyon, Etty Hillesum…) mais chaque chose en son temps, et trop se précipiter manquerait d’élégance.

« Portée par la grande égalité de tous devant la mort, je vivais en paix, au cœur de cette nuit, dans le vide qui s’ouvre devant soi quand on n’a plus d’avenir. »

Une pandémie virale ravage la planète, on ne meurt pas tout à fait seul, l’un est l’autre dans la vie nue du vaisseau fantôme qu’est l’hôpital aux heures les plus angoissantes de la nuit.
[…]

Pour Catherine Millot, la tâche de vivre devient épuisante, chaque acte demandant des efforts démesurés, fors la lecture et l’envoi de textos aux proches, à l’aimée.

Peu à peu, la force de vie grandit de nouveau, tapie au fond du gouffre comme une barque de secours.

Le corps possède des ressources que nous expérimentons peu, préférant quelquefois, souvent, déléguer notre capacité d’auto-guérison à des puissances extérieures.
[…]

L’anéantissement, précise-t-elle, n’était pas le mot de la fin. « Une force secrète », une « vigueur secrète », se met à sourdre, puis à jaillir du néant. Celui-ci change de signe, se fait élan, pur élan vital.
[…]

Un peu profond ruisseau…est le livre de cette force secrète, foi dans la vie en elle-même, et c’est magnifique.

Fabien Ribery

L’intégrale sur son site dans un article intitulé « De la vitalité aux marches de la mort, par Catherine Millot, écrivain, psychanalyste »]



La vie ; notre vie a-t-elle un sens ?

· PAR MITHRA-NOMADEBLUES_

· BLOG :RÉSONANCES

- 2 MAI 2021

La vie ; notre vie a-t-elle un sens ?

Un sens ou une signification, et/ou un sens, une direction...

Cette question nous préoccupe-t-elle ?

Quelques auteurs écrivent autour de cette question

« Rares sont ceux, ici, qui ont ce qu’on peut appeler une vie… Une existence, oui… Ce n’est pas pareil… »

Ph. Sollers

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« Frôler la mort n’est rien. Passer à côté de la vie est beaucoup plus grave. »

Jean-Jacques Thibaud

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"Que le temps soit divin ne préoccupe plus que très peu de personnes."

Sollers

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« Qui est mort de la vie ? »

Pierre Rey

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"Sommes-nous assez heureux pour le paradis ?"

Sollers

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« Le ciel, c’est le lieu où nous sommes quand nous cessons d’être invisibles les uns aux autres. »

Marie Balmary

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« Je mets au défi chacun d’entre vous que je ne lui prouve pas qu’il croit à l’existence de Dieu. »

Lacan

*

"Le mot "Dieu" n’a pas de sens pour moi, mais je le restitue au mystère, pas au néant."

René Magritte

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“Dieu n’est pas parfait, il est vivant, c’est tout autre.”

Bruno Ribes

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"Dieu n’est pas quelqu’un à croire, c’est un événement à reconnaître."

Ph. Sollers

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« Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité. »

Lacan

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"Il ne s’agit pas de croire ou de ne pas croire. Il s’agit de savoir ce qu’on veut. Or on ne veut rien d’autre que l’Éternité."

Daniel Pennac

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« Les obsédés de la mort sont les ratés de l’amour physique. »

Ph. Sollers

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« cela ne les intéresse pas ! J’allais dire : pas plus que le salut de leur âme, si la question se posait. »

Sollers

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"Laissons les morts enterrer les morts."

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"C’est la mort qui inspire un écrivain."

"C’est quand la mort est en colère."

Céline

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“Puisqu’il est des vivants, ne songez plus aux morts.”

Jean de La Fontaine

*

"L’essentiel n’est pas de vivre, c’est d’avoir une raison de vivre."

Nietzsche

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“Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu’il n’a aucune raison de vivre.”

Einstein

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“Le plus beau sentiment du monde, c’est le sens du mystère. Celui qui n’a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.”

Einstein

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« Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes immortels. »

Spinoza

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“Plus l’espérance est grande, plus la déception est violente.”

Franz-Olivier Giesbert

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"Je veux savoir d’où souffle le vent."

Kirk Douglas

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« Elle est retrouvée.

Quoi ? - L’Éternité.

C’est la mer allée

Avec le soleil. »

Arthur Rimbaud,l’éternité,1872.

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“La recherche d’une voie, d’une vérité, n’est pas absente de notre expérience. Car qu’est-ce d’autre que nous cherchons dans l’analyse, sinon une vérité libératrice ?”

Jacques Lacan -L’ éthique de la psychanalyse, Séminaire VII

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"Je propose que la seule chose dont on puisse être coupable, au moins dans la perspective analytique, c’est d’avoir cédé sur son désir.
(…)
Faire les choses au nom du bien, et plus encore au nom du bien de l’autre, voilà qui est bien loin de nous mettre à l’abri non seulement de la culpabilité mais de toutes sortes de catastrophes intérieures. En particulier, cela ne nous met certainement pas à l’abri de la névrose et de ses conséquences. Si l’analyse a un sens, le désir n’est rien d’autre que ce qui supporte le thème inconscient, l’articulation propre de ce qui nous fait nous enraciner dans une destinée particulière, laquelle exige avec insistance que la dette soit payée, et il revient, il retourne, et nous ramène toujours dans un certain sillage, dans le sillage de ce qui est proprement notre affaire."

Jacques Lacan

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"La vie du désir n’a aucune raison de vieillir."

Philippe Sollers

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"Il faut du singulier, c’est ça qui sauve la vie."

Philippe Sollers

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“ D’abord comment va-t-il ?

– Il va très bien.

– Il est heureux ?

– Il est libre.

– C’est différent ?

– C’est l’étage au-dessus.”

Félicien Marceau,Un oiseau dans le ciel

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“On parle de la douleur de vivre. Mais ce n’est pas vrai, c’est la douleur de ne pas vivre qu’il faut dire. Et comment vivre dans ce monde d’ombres ? Sans vous, sans deux ou trois êtres que je respecte et chéris, une épaisseur manquerait définitivement aux choses.”

Albert Camus

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"Il faut avoir du chaos en soi pour accoucher d’une étoile qui danse."

Nietzsche

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