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Bernard-Henri Lévy, Portrait de Didier Raoult

où le mot « chloroquine » ne sera jamais prononcé

D 18 juillet 2020     A par Albert Gauvin - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



Didier Raoult, un populiste, un complotiste, un charlatan, un prophète ? Bullshits. Bernard-Henri Lévy, qui, le 8 juillet dernier, dialoguait avec le célèbre médecin à l’initiative du Barreau de Paris, en dessine, dans son dernier bloc-notes du Point, un portrait littéraire bien différent de celui que la presse et les médias ont inlassablement dressé depuis des mois...

BHL. Portrait de Didier Raoult

Le philosophe, auteur de « Ce virus qui rend fou », fait l’éloge de la singularité du chercheur, médecin et humaniste marseillais au temps du coronavirus.

Je n’avais jamais rencontré Didier Raoult.
Il avait salué mon livre dans une de ses vidéos virales.


Le Point, 16 juillet 2020.
ZOOM : cliquer sur l’image.

Lire l’article sur le site de La règle du jeu.

*

Bernard-Henri Lévy/Didier Raoult : la conversation


Didier Raoult et Bernard-Henri Lévy.
ZOOM : cliquer sur l’image.

Le 8 juillet de 18h30 à 20h30, le Barreau de Paris a organisé un webinaire « Sentinelle des Libertés ». En présence du bâtonnier de Paris Olivier Cousi et de la vice-bâtonnière Nathalie Roret, il a fait débattre Bernard-Henri Lévy et le Professeur Didier Raoult sur le thème : « Ce virus nous rend-il fous ? ».

Ce webminaire était présenté ainsi :

« Face à la pandémie de la COVID-19, la plupart des Etats du monde ont fait entrer leurs populations en confinement. Sur la parole d’experts et médecins et par mimétisme international, la suspension des libertés était proclamée seul remède à cette terrible maladie.

Si la protection de notre santé apparaît comme une nécessité, doit-elle se faire au prix d’une atteinte consentie à nos libertés fondamentales ? Plus grave encore, ne faut-il pas craindre ce recul qui par effet cliquet annoncerait leur déclin intangible ?

Garants du respect des droits des citoyens, les avocats sont des observateurs attentifs de l’état de nos libertés et des lanceurs d’alerte. Forts de la tradition du barreau de Paris de vigie des libertés, le Bâtonnier de Paris et la Vice-Bâtonnière, ont lancé le cycle de webinaires « Sentinelles des Libertés ». Cette initiative a pour but d’interpeller les consciences sur les choix que nous faisons en matière de sécurité, de liberté, de Droits de l’Homme et de respect de l’État de droit.

Dans ce cadre, le Barreau de Paris invite le mercredi 8 juillet 2020 de 18h30 à 20h30 Monsieur Bernard-Henri Levy, écrivain, philosophe, essayiste, et chroniqueur français et Monsieur le Professeur Didier Raoult, infectiologue et professeur de microbiologie français à la faculté des sciences médicales et paramédicales et à l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille à débattre autour du thème : « Ce virus nous rend-il fou ? ».

Le débat fait référence à l’essai de Bernard-Henry Levy « Ce virus qui rend fou », publié aux éditions Grasset, dans lequel il déplore l’absence de réaction et la docilité dont les populations ont fait preuve lors de la pandémie.

Les solutions prônées tout au long de la crise – ainsi que dans son livre, Epidémies vrais dangers et fausses alertes, aux éditions Michel Lafon – par le Professeur Didier Raoult ont quant à elles fait l’objet d’âpres débats. Avec le regard du médecin, il s’est également illustré par des prises de positions audacieuses mettant en doute la compétence des experts pour dicter la conduite des affaires politiques.

Grâce à ces intervenants de prestige, ce webinaire tentera d’éclairer les confrères avocats et le grand public sur l’ampleur du renoncement à nos libertés, au nom d’un discours médical fluctuant, reposant sur la confiance donnée à des scientifiques à la légitimité technique mais non démocratique. »

*

FLASH BACK


AD HOC.
ZOOM : cliquer sur l’image.
Le 26 mai, je notais :

LE MÉDECIN ET LES JOURNALISTES : Entretien (caustique) de Didier Raoult avec Pujadas sur LCI : « Vous croyez que c’est plus important de faire de la politique que d’inventer des traitements. J’ai inventé douze traitements dans ma vie qui sont dans des encyclopédies. Je trouve que je fais très bien ce que je fais. J’ai envie de continuer. »
Didier Raoult : le grand entretien très cash (L’Express). « Son bureau est une caverne d’Ali Baba pour qui veut trouver des signes à analyser. Il y en a tant, au reste, qu’on finit par se demander si ça n’est pas pour brouiller le sémiologue de comptoir qui voudrait tenter un portrait chinois : tableaux à son effigie, citations latines encadrées, souvenirs de voyages, photos avec les quatre derniers présidents de la République - "J’ai aussi celle de mon père avec de Gaulle  ; moi, j’ai fait avec ce que j’avais sous la main, hein"... » Raoult gaulliste ? Bien sûr. « Ma famille était très investi dans la guerre et la Résistance. J’ai donc été gaulliste, ce qui m’évite de choisir lors d’une élection. Cela dit, je ne suis pas sûr que celui pour qui je vote fasse mieux que celui d’en face [rire]. Je vote parce que je pense que la démocratie c’est important : cela permet au moins de changer quelqu’un qui est trop mauvais. »
Ses lectures ? Baudrillard (« il faut relire Simulacres et simulation », — d’accord), Onfray (« Il a une nature, il a quelque chose à dire » — il est même très bavard. A.G.), Philip K. Dick (« un des plus grands philosophes du XXe siècle : il a vu que la politique ressemblerait de plus en plus à un simulacre où les hommes et les femmes seraient des hologrammes »), et puis Céline (un médecin) : « Vous ne pouvez pas juger les humains que d’un seul côté. Voyez, l’écrivain le plus génial du monde — Céline —, c’était un antisémite. Personnellement, je m’en fous complètement. Pourtant, ma femme est juive, mes enfants aussi. Mais je ne vais pas m’empêcher de lire l’un des mecs de la littérature les plus géniaux de l’histoire de l’humanité parce qu’il est antisémite. » (sic) (L’Express)

Le 27 juin, je relevais quelques autres hasardeux propos journalistiques...

L’Express, sous le titre « Didier Raoult - BHL : l’improbable idylle » écrit :

Tout les oppose (je souligne), et pourtant le professeur marseillais antisystème et le très élitiste philosophe parisien se flattent. Mais comment est-ce possible ?
L’un, avec son look de druide exilé sur les bords de la Méditerranée, est devenu l’incarnation des anti-système, le symbole de l’opposition Marseille-Paris, l’idole des populistes. L’autre, chemise blanche et costume taillé chez Charvet, est l’élite même. Pourtant, Didier Raoult et Bernard-Henri Lévy se citent et se complimentent. C’est Amicalement vôtre chez les épistémologues.

Le Point écrit de son coté :

« Dans sa nouvelle vidéo, on distingue sur sa table le livre de notre éditorialiste Bernard-Henri Lévy, Ce Virus qui rend fou. Et, à deux reprises au cours de l’enregistrement, le professeur en fait mention et lui rend hommage.
Bernard-Henri Lévy, lui, n’avait jamais pris position (je souligne) sur ce qui est devenu "l’affaire Raoult". Mais Didier Raoult, lui, semble d’accord avec le philosophe pour penser qu’une épidémie de folie a suivi de fort près l’épidémie de Covid. »

Les journalistes du Point lisent mal leur éditorialiste !
Pourquoi Didier Raoult a-t-il sur son bureau le livre de BHL ? On peut supposer qu’il n’a pas été indifférent à ce que qu’écrit BHL dans son livre :

Où en sera-t-on, quand ces lignes paraî­tront, avec le professeur Didier Raoult ? Des études auront-elles fini par trancher entre les effets secondaires et les vertus de la chloro­quine ? Nul ne le sait. Mais on voit bien les querelles auxquelles sa personnalité a donné lieu. On observe l’ubris des uns, le ressenti­ment des autres, la propension des troisièmes à attendre que l’on ait fini de tester les souris pour songer à soulager la détresse des humains. On entend le dépit des quatrièmes qui, une fois évacuée la question des effets collaté­raux de ce vieux médicament, ne trouvèrent à incriminer que l’arrogance, la fantaisie ou le look du « Depardieu de la médecine » et oublièrent, ce faisant, tant d’autres grands extravagants flingués de la même manière Joseph Priestley moqué pour avoir, en 1793, découvert le « gaz hilarant », c’est-à-dire le principe de l’anesthésie ... William Harvey, inventeur de la circulation sanguine mais jugé peu sérieux par les « anticirculationnistes »... Thomas Willis, le neurologue qui produit le concept de réflexe à partir de l’image d’un corps humain parcouru par des flammes et passe, lui-même, pour un illuminé... Darwin censuré à Cambridge ... les attaques de Cle­menceau, qui était médecin, contre Pasteur qui ne l’était pas et qui, circonstance aggra­vante, était un fieffé bigot...). (p. 24-25)

Et dans son interview au Midi libre du 14 juin, à la question : Didier Raoult a-t-il fait l’objet d’un débat excessif ?, BHL répondait sèchement :

Évidemment. Il n’aurait même pas dû y avoir de débat du tout. Raoult est un grand savant. Doublé d’un grand toubib. Et il a, comme toubib, dans son CHU, sauvé des vies. Point barre.

Qui sait lire aujourd’hui ? On se le demande. CQFD.

« Pour savoir écrire il faut avoir lu, et pour savoir lire il faut savoir vivre. »


Buste de Peter Paul Rubens, 1638
ZOOM : cliquer sur l’image.

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