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« Une conversation infinie » - Premiers échos

Savigneau - Sollers

D 24 janvier 2019     A par Viktor Kirtov - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



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La présentation de l’éditeur

Dans cet ouvrage, la journaliste Josyane Savigneau, ancienne directrice du Monde des livres, tient la plume pour faire entrer le lecteur dans une longue conversation avec l’écrivain le plus prolixe en matière de femmes et d’amour : Philippe Sollers.

Ensemble, ils évoquent leur longue amitié et peu à peu, Josyane Savigneau amène Sollers à se dévoiler, à évoquer ses relations amoureuses, la jalousie, la création littéraire, mais aussi la viellesse, la religion, la mort, le fait d’être catholique. Il se dégade du texte un charme très captivant, Philippe Sollers fait bien sûr preuve de l’esprit qu’on lui connaît, mais il livre aussi des réflexions très profondes, inédites, étonnantes et révèle, à 83 ans, une pensée pleine de jeunesse et d’énergie.

Josyane Savigneau est journaliste, elle a dirigé le Monde des Livres, supplément hebdomadaire du Monde, de 1991 à 2005. Elle est l’auteure de plusieurs livres, dont deux biographies, de Marguerite Yourcenar et de Carson McCullers. Elle a publié en 2014, Avec Philippe Roth (Gallimard).

Entretien audio sur France Inter

Philippe Sollers est ce matin 24 janvier 2019, l’invité de l’émission « La Bande Originale » pour « Une conversation infinie » écrit avec Josyane Savigneau (Editions Bayard)

La bande du jour : Avec Nagui : Leila Kaddour-Boudadi, Daniel Morin, Tanguy Pastureau, Albert Algoud et Marina Rollman

La journaliste et le romancier dévoilent leur amitié en parlant d’amour dans« Une conversation infinie » (Bayard)

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Qui a décidé que, parvenus à un malentendu radical, les hommes et les femmes n’avaient plus rien à se dire ? Voici la preuve du contraire : depuis plus de vingt ans, en fin d’après-midi, un écrivain connu et très controversé (Philippe Sollers) parle avec une journaliste réputée et elle-même controversée (Josyane Savigneau).

Ils abordent, dans une conversation qui n’est pas près de finir, les sujets qui préoccupent la société de leur temps, et leurs obsessions particulières. Tout y passe : l’amitié, l’amour, la fidélité, la littérature, la sexualité, la politique, la religion. Ils sont rarement d’accord, ce qui fait l’actualité de leurs échanges.

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La bande originale de Philippe Sollers

- 1941 : Louis Armstrong « What a Wonderful World

- 1958 : Billie Holiday « My Man »

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Crédit : franceinter.fr/emissions/la-bande-originale

Retrouvez la Bande Originale sur la page Facebook de l’émission

Savigneau-Sollers : Entretien audio sur RCJ

Les Matinales – Emission présentée par Sandrine Sebbane. Josyane Savigneau et Philippe Sollers pour leur livre « Une conversation infinie », éditions Bayard. Diffusée le 22/01/19.


ZOOM : cliquer l’image
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Crédit : radiorcj

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VOIR AUSSI ICI : "Quelques questions à Philippe Sollers" (Club Mediapart)

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Extrait du livre

Josyane Savigneau : Et d’abord, des amis, en avez-vous ? Plutôt des hommes ou plutôt des femmes ?

Philippe Sollers : Les deux. Est-ce à égalité ? Je ne sais pas, je ne compte pas. Ce que j’affirmerais dans les deux cas, c’est que ce sont des camarades de combat. Autrement dit, je ne fais pas attention à autre chose qu’à leur violent désir de liberté, entravé par les clichés et les opinions sociales.

Jo. S : Si nous sommes amis, pourquoi le sommes-nous depuis si longtemps, trente ans maintenant ?

Ph. S : Parce que nous sommes des camarades de combat. Je ne suis pas sûr qu’on comprenne bien la formule.

Jo. S : Pourquoi avons-nous un combat commun, vous et moi ?

Ph. S : Parce qu’on déteste le mensonge social. Ça suffit. Ce n’est même pas une question d’opinion ou de positionnement politique. Quelqu’un qui a bien identifié la façon dont la société l’empêcherait d’être libre, ça se fait très tôt, j’allais dire au berceau. Alors ceux-là, ou celles-là, s’ils tiennent bon sur leur désir, deviennent automatiquement des camarades de combat. Je ne vais pas aligner ces camarades de combat pour faire une attaque de type militaire. Mais le combat spirituel, comme dit Rimbaud, demande des qualités considérables. « Il me sera loisible de posséder la vérité, dans une âme et un corps », écrit-il dans Une saison en enfer. Remarquable camarade de combat, Rimbaud.

Crédit : philippesollers.net

VOIR AUSSI


- La Chine de Sollers dans « Une conversation infinie »
- Quelques questions à Philippe Sollers
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2 Messages

  • Viktor Kirtov | 9 février 2019 - 10:37 1

    "Une conversation infinie" : celle de Philippe Sollers et Josyane Savigneau récemment publiée
    Par Nelly Kaprièlian, les Inrocks, 08/02/19

    Si l’on se retrouve dans Paris, vers la maison Gallimard, en fin d’après-midi, on les voit souvent attablés à une terrasse de café. On s’est toujours demandé ce qu’ils pouvaient avoir à se dire, tous les jours, à la même heure, depuis des années.

    Un peu plus, ICI (service minimum).


  • Viktor Kirtov | 29 janvier 2019 - 12:59 2

    A lire sur le blog de Fabien Ribery

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    EXTRAIT

    Tous deux [Philippe Sollers, Josyane Savigneau] sont très aimés, et détestés. Ils s’en fichent, Philip Roth est leur ami commun, ils voguent selon, en liberté, clandestinement et à la vue de tous.

    Elle l’interroge sur l’amour, Dieu, la fidélité, le diable, la vieillesse et la mort, la gloire, la Chine, ce qui donne les sept chapitres, d’un livre publié chez Bayard, Une conversation infinie.

    Lui cite Pound –Amo ergo sum– et pense qu’il n’y a d’amour que totalement gratuit. La jalousie est une maladie infantile, elle ne le concerne pas.

    Il aime de façon nécessaire (Dominique Rolin, Julia Kristeva, quatre ou cinq autres femmes), et, en athée sexuel, contingente (de nombreuses promenades). Sa correspondance avec Dominique Rolin (deux volumes publiés pour l’instant) déploie de façon stupéfiante un nouvel art amoureux (faire du temps un allié), c’est un autre Evangile, amen.

    L’une de ses maximes : une femme qui jouit bien rit.

    Une autre : « Pour un homme, zéro femme pourquoi pas ? Une femme seulement, c’est maman. Deux, c’est l’enfer. A trois la liberté commence. »

    Crédit : Fabien Ribery
    L’intégrale ICI