VANEIGEM
Si je ne parle pas du dernier livre de Raoul Vaneigem, Pour l’abolition de la société marchande, pour une société vivante, qui le fera ? Je pourrais en signer des passages entiers. Exemple : « Quiconque s’identifie aujourd’hui à un territoire, à une religion, à une croyance, à une idéologie, à une ethnie, à une langue, à une mode, à une couleur ne fait que se dépouiller de sa singularité, de sa vraie et inépuisable richesse, de ce qu’il possède en lui de plus vivant et de plus humain. » .
Vaneigem a oublié le mot sexe. Je le rajoute. C’est important. Mais aussi : « Rien n’est plus redoutable pour le système des affaires qu’un homme qui se découvre humain et entend faire de la jouissance de soi le fondement de son existence. » Et encore : « Dans un monde qui se détruit, la création est la seule façon de ne pas se détruire avec lui. Seule la puissance imaginative, privilégiée par un absolu parti-pris de la vie, réussira à proscrire à jamais le parti de la mort, dont l’arrogance fascine les résignés. »
Beaucoup de résignés, ces temps-ci, voilà le problème.
Philippe Sollers, le JDD, 29/09/2002.
Littérature et politique, Flammarion, 2014, p. 173-174.
« Raoul Vaneigem, le complice de Debord, parlant de certains révolutionnaires qui n’avaient pas pris en compte le fait qu’un révolutionnaire est avant tout quelqu’un qui engage son langage, disait : "Ces gens-là ont un cadavre dans la bouche". »
Yannick Haenel, Ligne de risque, 16 juin 2005.



Slogan de Mai 68.
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Raoul Vaneigem, l’homme qui voulait changer la vie, est mort


Par Kévin Boucaud-Victoire
Marianne. Publié le 30/07/2026 à 17:30

C’est l’histoire d’une poignée de jeunes révolutionnaires, une dizaine à peine, dont les idées et les mots vont irriguer l’un des plus grands mouvements sociaux français du XXe siècle. En 1967, le Parti communiste domine encore la gauche française, dispose d’une puissante implantation dans la classe ouvrière et exerce une influence considérable sur les intellectuels. Mais le marxisme-léninisme ne les fait pas rêver, loin de là. Ils aspirent à une société sans classes ni État, libérée de l’emprise de la marchandise, du travail aliéné et de la domination bureaucratique, où chacun pourrait enfin reprendre possession de sa vie quotidienne.
La plupart ont autour de trente ans. Au centre du groupe, Guy Debord deviendra une figure culte de la pensée critique. Mais l’Internationale situationniste ne se réduit pas à lui. Plusieurs personnalités remarquables s’y distinguent : Michèle Bernstein, cofondatrice du mouvement, dont les romans contribuent à renflouer ses caisses ; Mustapha Khayati, principal auteur de De la misère en milieu étudiant, pamphlet au cœur du scandale de Strasbourg de 1966, qui préfigure Mai 68 ; et Raoul Vaneigem, le penseur-poète dont le Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations donnera à la révolte une partie de sa langue. Raoul Vaneigem est mort le 28 juillet 2026, à Barcelone, à l’âge de 92 ans.

Né en Belgique en 1934, Raoul Vaneigem est philologue de formation et se spécialise progressivement sur les hérésies médiévales. Également fin connaisseur du poète Lautréamont, il consacre à l’auteur des Chants de Maldoror son mémoire de fin d’études. En 1961, il rencontre Guy Debord et rejoint l’Internationale situationniste, avant-garde artistique et révolutionnaire fondée quatre ans plus tôt, qui publie sa propre revue depuis 1958. Raoul Vaneigem se distingue rapidement de ses camarades par un style plus lyrique et par son hédonisme revendiqué.
En 1967, tandis que Guy Debord publie son grand essai théorique, La Société du spectacle, Raoul Vaneigem fait paraître son Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations, appelé à connaître une influence durable et à se vendre à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires. L’auteur ne prétend pas devenir le porte-parole de la jeunesse. Il invite plutôt les jeunes générations à ne plus abandonner leur existence aux institutions, aux hiérarchies et aux rôles sociaux qui décident à leur place.
Dans un style plus poétique que celui de Guy Debord, Raoul Vaneigem décrit une société qui ne se contente pas d’exploiter les êtres humains dans leur travail, mais colonise aussi leurs relations, leurs désirs, leurs loisirs, leur langage et jusqu’à l’image qu’ils se font d’eux-mêmes. Le pouvoir ne repose pas seulement sur l’État, la police et les patrons : il se diffuse dans les gestes ordinaires et les rapports quotidiens.
La société assigne les individus à des personnages – conjoint, consommateur, salarié ou militant –, transforme les relations en échanges intéressés et les désirs en marchandises. La révolte ne peut donc pas être seulement économique : elle doit également être existentielle. « Ceux qui parlent de révolution et de lutte de classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans l’amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre », écrit-il.

Son horizon n’est pas la « dictature du prolétariat », mais « l’autogestion généralisée ». « La révolution de la vie quotidienne liquidera les notions de justice, de châtiment, de supplice, notions subordonnées à l’échange et au parcellaire. Nous ne voulons pas être des justiciers, mais des maîtres sans esclave, retrouvant par-delà la destruction de l’esclavage une nouvelle innocence, une grâce de vivre. Il s’agit de détruire l’ennemi, non de le juger », prophétise-t-il encore.
Avec Raoul Vaneigem, l’insurrection se déplace ainsi sur un autre terrain. La jeunesse de Mai 68 ne s’en prendra pas seulement au patronat et à l’État, mais également à l’autorité familiale, au puritanisme sexuel, aux hiérarchies universitaires et à l’organisation même de la vie quotidienne. « Nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui », avait écrit Raoul Vaneigem dans son Traité. Quelques mois plus tard, la formule et ses variantes seront reprises sur les murs parisiens.
Vaneigem participe lui-même au mouvement des occupations, tout en se tenant à distance des organisations maoïstes et trotskistes, dont il dénonce les réflexes autoritaires et l’obsession de la prise du pouvoir. Le mouvement reflue pourtant en juin sans avoir renversé l’ordre politique. L’Internationale situationniste, elle, entre bientôt dans une crise interne dont elle ne se relèvera pas. En novembre 1970, Raoul Vaneigem démissionne, sur fond de désaccords stratégiques et personnels avec Guy Debord et le noyau de l’organisation.

Raoul Vaneigem n’est cependant pas l’homme d’un seul livre ni d’un seul combat. Il a publié une quarantaine d’ouvrages au cours de sa vie, en conservant le même cap : la défense de l’autonomie individuelle, la critique du travail contraint et des hiérarchies, ainsi que la recherche d’une existence plus libre et plus intense. Son soutien au mouvement des Gilets jaunes, à la fin de l’année 2018, témoigne de la permanence de cet engagement. En 1995, il publie Avertissement aux écoliers et lycéens, dans lequel il défend l’autonomie des jeunes et s’en prend à un système éducatif davantage tourné, selon lui, vers l’obéissance et la rentabilité que vers l’émancipation. « On est au-dessous de toute espérance de vie tant que l’on est en deçà de ses capacités », affirme-t-il.
La liberté d’expression constitue un autre de ses combats majeurs. Sa conception presque absolue de cette liberté tranche avec certains courants actuels de la gauche radicale, dont des théoriciens comme Geoffroy de Lagasnerie qui assument de vouloir rétablir des formes de censures. En 2003, Raoul Vaneigem publie Rien n’est sacré, tout peut se dire, un essai dans lequel il affirme qu’« aucune idée n’est irrecevable, même la plus aberrante, même la plus odieuse ». La thèse centrale de l’ouvrage est sans équivoque : « Il n’y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d’expression, il n’en existe qu’un usage insuffisant. »
L’hédonisme restera également central dans son œuvre. Dans Le Livre des plaisirs, publié en 1979, Raoul Vaneigem fait de la jouissance un principe de critique radicale. Elle suppose, selon lui, la disparition du travail contraint, de l’échange marchand, de la culpabilité et de toutes les formes répressives de la société. Cette insistance sur le plaisir semble, là encore, aller à rebours d’une partie de la gauche radicale contemporaine, davantage portée vers la dénonciation, la discipline morale et la mise en accusation que vers la promesse d’une vie désirable. Le philosophe Michaël Fœssel a lui-même analysé cet effacement du plaisir dans Quartier rouge, publié en 2022.
À lire aussi : Michaël Fœssel : "La gauche doit réussir à défendre le plaisir et l’égalité"
Raoul Vaneigem nous laisse donc une œuvre riche et stimulante. Certes, elle ne contient aucun programme directement applicable. Mais elle offre quelque chose de plus rare : la promesse qu’une révolution qui ne rend pas la vie plus libre, plus intense et plus désirable ne mérite probablement pas son nom.
Raoul Vaneigem est mort, il dénonçait « un monde ruiné par l’inhumanité que propage le culte de la marchandise »

Par Gilles Anquetil et François Armanet
Le Nouvel Observateur. Publié le 30 juillet 2026

L’écrivain Raoul Vaneigem, ici en juin 2005, auteur du « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations ».
DESPATIN & GOBELI/OPALE.PHOTO. ZOOM : cliquer sur l’image.

Né en 1934 en Belgique, Raoul Vaneigem était, avec Guy Debord, l’un des meneurs de l’Internationale situationniste, à laquelle il avait activement participé de 1961 à 1969. Auteur en 1967 d’un fameux « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations », il était l’auteur de nombreux autres essais, comme « Entre le deuil du monde et la joie de vivre. Les situationnistes et la mutation des comportements » (paru en 2008 chez Verticales). Il est mort à l’âge de 92 ans, à Barcelone, ce mardi 28 juillet. Il nous avait donné ce grand entretien en avril 2008 à l’occasion du quarantième anniversaire de Mai-68.
Quarante ans après Mai-68, quelles leçons de vie donneriez-vous à un jeune de 20 ans aujourd’hui ?
Raoul Vaneigem Je ne suis ni maître à penser ni donneur de leçons. Je souhaite seulement que chacun apprenne à mener son existence selon ses désirs et en ce qu’elle a de plus riche : l’expérience de l’homme en voie d’humanisation s’affranchissant de ce qui le réduit à l’état de marchandise. Eriger sa vie en modèle, c’est la figer dans une forme où elle se vide de sa substance. Je me borne à témoigner de mes tentatives de vivre mieux dans un monde où je sais que le bonheur d’un seul est inséparable du bonheur de tous. Se fonder sur la pulsion de vie afin de l’affiner me paraît la meilleure et la plus agréable façon de construire sa destinée, à l’encontre des entraves d’une économie qui exploite l’homme et la terre. Celui qui conforme sa vie aux critères de réussite et d’échec a déjà renoncé à vivre.
Vous écrivez qu’il « s’est produit en mai 1968 un séisme et une rupture avec le passé d’une magnitude jamais atteinte dans l’histoire ». Qu’en reste-t-il ?
Même si les idéologies au rancart et les vieilles décrépitudes religieuses sont aujourd’hui rafistolées à la hâte et jetées en pâture à un désespoir dont l’affairisme au pouvoir tire profit, elles ne peuvent dissimuler longtemps la mutation de civilisation que Mai-68 a mise en lumière. La rupture avec les valeurs patriarcales est définitive. Nous nous acheminons vers la fin de l’exploitation de la nature, du travail, de l’échange, de la prédation, de la séparation d’avec soi, du sacrifice, de la culpabilité, du renoncement au bonheur, du fétichisme de l’argent, du pouvoir, de l’autorité hiérarchique, du mépris et de la peur de la femme, de la subornation de l’enfant, de l’ascendance intellectuelle, du despotisme militaire et policier, des religions, des idéologies, du refoulement et de ses défoulements mortifères. Ce n’est pas un constat, c’est une expérience en cours. Elle réclame seulement plus de vigilance, plus de conscience, plus de solidarité avec le vivant. Nous avons besoin de nous refonder pour rebâtir sur des assises humaines un monde ruiné par l’inhumanité que propage le culte de la marchandise.
« Lorsque les situationnistes ont souligné le caractère invivable de la civilisation marchande, tout semblait s’agencer pour les démentir », écrivez-vous. En quoi la situation a-t-elle empiré ?
Dans les années 1960, l’économie était florissante, la consommation ouvrait au prolétariat les portes d’une démocratie de libre-service, prophétisant l’ère du bonheur avec les fanfares de l’euphorie mercantile. Les situationnistes furent seuls à pressentir la colère que susciterait tôt ou tard la vogue d’un hédonisme consommable exacerbant les frustrations. Cependant, leur hypothèse d’une révolte inévitable fut à l’époque jugée chimérique, voire ridicule. Maintenant que le libre-échange resserre son étreinte mortelle autour de la planète, c’est, au-delà de la consommation, la survie même qui est menacée par la destruction de la biosphère et par la paupérisation croissante. A la misère du consumérisme s’ajoute la peur de perdre les biens frelatés qu’il faut payer de plus en plus cher. Jamais nous n’avons été si proches de la vie et si éloignés d’oser la saisir. Pourtant, j’en fais le pari : sous l’obscurantisme, la servilité, la loi du plus fort et du plus rusé, une force de vie est à l’oeuvre, appelée à se recréer sans trêve. Rien n’empêchera la pensée radicale de progresser et de miner souterrainement le spectacle où l’indigence existentielle est érigée en vertu.
Considérez-vous toujours que dans nos sociétés l’imposture suprême consiste à confondre la vie et la survie ?
J’avais écrit dans le « Traité » : « Survivre nous a jusqu’à présent empêchés de vivre. » Ce qui, en Mai-68, s’est exprimé avec la lucidité d’une brusque et brutale révélation n’est rien de moins que le refus de la survie au nom de la vie. La pandémie de servitude volontaire aujourd’hui attestée n’aura qu’un temps. Le déclin de l’économie d’exploitation implique une nouvelle alliance avec la nature où la vie retrouvera ses droits et dépassera la survie, qui en est la forme économisée.
Dès la parution de « la Société du spectacle » et du « Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations », la récupération était à l’oeuvre. Peut-on échapper à ce piège infernal ?
A ce jour, rien de la part la plus radicale de l’Internationale situationniste n’a été récupéré. Que le situationnisme vende des livres, des chemises et des réputations est d’une importance nulle. La radicalité ne se marchande pas. Quelque image que le spectacle donne de moi, j’ai le plaisir de ne jamais collaborer à ses entreprises.
Même si le fétichisme de l’argent dispose encore du pouvoir aberrant de tirer un profit immense, immédiat et éphémère de l’inutilité et d’une vie sans usage ; même si le silence continue d’entourer le projet esquissé, il y a près de cinquante ans, d’une internationale du genre humain, je persiste à penser que la nuit des consciences n’a qu’un temps. Le garrot de l’argent, qui bride et dévoie l’essor des énergies naturelles, sera tranché par le couperet le plus salutaire qui soit, l’irrésistible primauté de la vie.
Vous écrivez que « le travail, dont nous avons toujours prôné le refus, exerce aujourd’hui un double effet de nuisance par son absurdité et sa raréfaction ». Existe-t-il une alternative ?
Ceux qui glorifient aujourd’hui le travail sont ceux-là mêmes qui ferment les entreprises pour les jouer en Bourse et les brader dans les spéculations boursières. Depuis que la tyrannie du travail s’est trouvée absorbée par la tyrannie de l’argent, un grand vide monnayable s’est emparé des têtes et des corps. Un puissant souffle de mort se propage partout. Le désespoir est désormais, avec la peur, la meilleure arme de l’oppression marchande. Elle rentabilise l’espoir en faisant de son déclin une vérité universelle qui proclame : accommode-toi d’un misérable aujourd’hui car demain sera pire. Il est donc temps de prendre conscience des chances offertes à l’autonomie individuelle et à la créativité de chacun. De l’avis même de ses promoteurs, le capitalisme financier est condamné à l’implosion à plus ou moins longue échéance. Cependant, sous cette forme sclérosée se profile un capitalisme redynamisé qui projette de rentabiliser les énergies renouvelables et de nous les faire payer alors qu’elles sont gratuites. On nous « offre » des biocarburants sous la condition d’accepter des cultures de colza transgénique, l’écotourisme va faciliter le pillage de la biosphère, des parcs d’éoliennes sont implantés sans avantages pour les consommateurs. C’est là qu’il nous est permis d’intervenir. Les ressources naturelles nous appartiennent, elles sont gratuites, elles doivent être mises au service de la gratuité de la vie. Il appartiendra aux collectivités d’assurer leur indépendance énergétique et alimentaire afin de s’affranchir de l’emprise des multinationales et des Etats partout vassalisés par elles. L’occasion nous est donnée de nous approprier les énergies naturelles en nous réappropriant notre propre existence. Là réside la créativité qui nous débarrassera du travail.
Pourquoi vous sentez-vous plus solitaire que jamais ?
Ma solitude diffère de l’esseulement, elle est peuplée par un sentiment de solidarité. Les partisans de la volonté de vivre n’ont pas besoin de se connaître pour se reconnaître. Le combat d’un seul pour la vie est le combat de tous. Nous n’en sommes pas encore à faire primer le désir, la création, l’inventivité, la poésie sur la routine, l’ennui du travail, l’indignation larmoyante. Pourtant, si patiemment inculquée qu’elle soit, l’habitude de se courber n’a jamais empêché l’homme de se redresser. Sur les murs de la grisaille existentielle qu’élèvent autour de nous les larbins politiques de l’affairisme refleuriront quelque jour ces mots de Loustalot qui, datant de la Révolution française, n’ont rien perdu de leur insolente nouveauté : « Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux. Levons-nous ! »
Qu’est-ce qui vous révolte le plus aujourd’hui ?
La passivité, le fatalisme, la servitude volontaire, le fétichisme de l’argent, la prédation, l’enseignement concentrationnaire avec ses principes de concurrence, de compétition et d’obédience à l’économie, la stérilisation de la terre par la transformation du vivant en marchandise ; et le manque de créativité de ceux qui prétendent combattre la barbarie avec les armes de la barbarie et non par la puissance de la vie.
◗ Article publié dans « le Nouvel Observateur » du 10 avril 2008.
Par Gilles Anquetil et François Armanet

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2 Messages
Situationniste, poète, historien des hérésies : le penseur belge Raoul Vaneigem, grand défenseur de la liberté et de la résistance au capitalisme, est mort fin juillet. Portrait d’un inclassable.
Je ne le connaissais pas . J’ai 68 ans et j’ai quitté Paris pour grandir ailleurs ,en 1968. Aujourd’hui je suis lá á lire tout cet article d´avril 08.
Que dire de plus... Dommage , il semblerait que nous voulons toujours être plus nombreux , même beaucoup plus ..... faux (á mon sens)
Tout de même, moi toute seule, je crois firmement á :" Rien n’ empêchera la pensée radicale de progresser et de miner souterrainement le spectacle oú l’indigence existentielle est érigée en vertu." Voilá qui est dit et pensé par un autre ...
Je sais que je ne suis pas seule , perdu dans mon terroir des Basques .... á nous de vivre comme on le sent et le souhaite !
Merci de votre travail ! La vie est tellement belle .....