C’est le dixième anniversaire du dernier voyage d’un éminent contributeur de la Bibliothèque universelle que nous avons récemment célébrée avec un billet sur « La Bibliothèque d’Alexandrie – La première intelligence du monde », où Umberto Eco apparaissait dans la section Bibliothèque, avec notamment un extrait de « Un vrai roman, Mémoires » où Philippe Sollers évoquait un souvenir commun, de celui qui pourrait s’ajouter à ses portraits de "Voyageurs du Temps", qu’il réservait alors aux écrivains défunts. Umberto Eco était son contemporain. .
A l’occasion de cet anniversaire, nous avons plaisir à saluer sa mémoire et à rappeler quelques éléments de sa biographie, telle qu’elle figure sur le site du Collège de France, qui l’avait accueilli au sein de son institution.
Biographie
Né à Alessandria (Piémont) le 5 janvier 1932. Décédé le 19 février 2016 à Milan.
Professeur de Sémiotique à l’Université de Bologne.
Son principal ouvrage dans ce domaine (Trattato di Semiotica Generale, 1975) a été traduit dans toutes les langues de culture.
Il a eu une double carrière d’enseignant-universitaire et de journaliste (à la RAI de 1954 à 1959, puis comme chroniqueur hebdomadaire à l’Expresso depuis 1965). En tant qu’universitaire, il a travaillé tout d’abord sur l’esthétique médiévale (Turin, 1953-1964 puis Milan, Faculté d’Architecture, 1964-1965) et la communication visuelle (Florence, 1966-1969). Il s’est spécialisé ensuite en sémiotique (théorie du signe, place du lecteur, limites de l’interprétation). Il a été Directeur du Cours en Sciences de la Communication à l’Université de Bologne.
Il a été visiting professor à la New York University (1969-1970 et 1976), à la Northwestern University (1972), à Yale (1977, 1980 et 1981) et à la Columbia University (1978 et 1984).
Professeur invité du Collège de France, il a été titulaire de la chaire annuelle Européenne pour l’année académique 1992-1993.
Umberto Eco est également connu pour des œuvres de nature plus grand public, où il mêle habilement une immense érudition et une intrigue romanesque, telles Le Nom de la Rose (1981) et Le Pendule de Foucault (1989).
Nota : sur ce site on peut visionner la vidéo de sa Leçon inaugurale au College de France intitulée : « la quête-d’une-langue-parfaite dans l’histoire de la culture européenne »

Dix mois avant son décès, Umberto Eco présentait son dernier roman, “Numéro Zéro”, à la Fnac des Ternes, à Paris, le 12 mai 2015. FRANCOIS GUILLOT / AFP

Hommage à Umberto Eco à La Grande Librairie (2016)
Dans l’émission du 25 février 2016, François Busnel rendait hommage à Umberto Eco disparu le 19 février

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La trace de l’écrivain et philosophe Umberto Eco

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2 Messages
Des propos très drôles piqués sur la page facebook de Stéphane Barsacq.
Stéphane Barsacq.
ZOOM : cliquer sur l’image.
Le journal La Repubblica du 30 octobre 1991, rapporte la rencontre d’Umberto Eco avec Jacques Lacan, en 1972 :
« …en dîner, on ne parlait pas de psychanalyse ou de sémiotique, mais de “futilités cosmiques”. Et puis, soudain, Lacan, comme quelqu’un qui parle d’autre chose, a lâché un mot qui m’a fait voir autrement une expérience que je vivais en ce moment même et à laquelle je faisais sans doute référence, tout en prétendant parler d’autre chose. … Lacan avait parlé distraitement — et m’avait invité à manger mon Dasein. Ma vie avait changé. »
Voir en ligne : http://theoriedelapratique.hautetfo...