
"C’est surréaliste"
C’est "surréaliste" ! Le mot est partout, il dit l’étonnement, mais aussi l’indignation. On l’utilise un peu à tort et à travers, surtout devant des évènements qu’on ne comprend pas : une décision de l’arbitre, une alliance politique, une demande de notre N+1, les embouteillages du matin... c’est "surréaliste". Le sens nous échappe et nous sommes perdus, alors “c’est surréaliste.” Loin de juger de la manière dont les mots se faufilent, nous allons plutôt, grâce à Damien McDonald, revenir au sens premier du surréalisme.
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Illustrateur et commissaire d’exposition, Damien McDonald ranime le feu révolutionnaire des surréalistes dans une bande dessinée hommage, "Le Rayon Invisible".
Sa bande dessinée a été créé à l’occasion de l’exposition du Centre Pompidou « Surréalisme » célébrant le centième anniversaire de la parution du premier Manifeste du surréalisme d’André Breton (1924). Le Rayon Invisible, qui doit son titre à une énigmatique citation de Breton, se présente comme un “joyeux traité graphique”.

Le surréalisme est un outil de lutte
“Le Surréalisme est le Rayon Invisible qui nous permettra un jour de l’emporter sur nos adversaires” écrivait Breton à la fin du Manifeste, faisant ainsi du mouvement surréaliste un outil de lutte. En digne héritier, Damien McDonald rejoue ce serment dans sa BD Le Rayon invisible, dans laquelle il appelle de ses vœux une nouvelle révolution surréaliste. “Le surréalisme est mon obédience. Je suis absolument persuadé que les combats écologiques, décoloniaux, contemporains nécessaires rejoignent complètement la ferveur révolutionnaire de Breton.”
Et pour ce faire, il faut d’abord débarrasser le mouvement de la gangue de clichés dans laquelle la postérité l’a compromis, à commencer par son chef de file, André Breton. Pour Damien McDonald, “ce qu’on lui a reproché venait toujours pour contrecarrer la violence révolutionnaire”. Dans sa relecture, Breton lui apparaît plutôt comme "le dissident du dissent des dissidents, une ligne de fuite à suivre.”
Vivre à la hauteur de ses rêves
Le Rayon Invisible chemine donc, aux côtés de son personnage principale, Flamelle, jeune idéaliste-alchimiste-surréaliste, le long de ces lignes déjà tracées par le mouvement et s’évade du côté du mythe, de l’inconscient et des rêves. Car il se pourrait bien, comme le croyait les surréalistes, ce que ce soit justement “au cœur même de la psyché” que se niche la possibilité de retrouver un “sens commun”, un “sentiment du collectif” ; “si nous savons entendre notre corps et ses désirs nous saurons trouver notre place sociale.”


Rayon invisible, Damien MacDonald
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Graphiquement, la liberté des surréalistes s’expose dans le foisonnement d’images- collages, qui sont autant de réminiscences de tableaux. Damien McDonald nous rappelle que l’imaginaire fonctionne “comme notre code génétique qui transbahute tous nos ancêtres”, et qu’il s’agit donc toujours un peu, lorsque l’on créer de “cannibaliser un peu” l’histoire de l’art.


Rayon invisible, Damien MacDonald
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Sur l’actualité :
• Le Rayon Invisible, de Damien McDonald a paru aux éditions Denoël Graphic le 28 aout 2024, préface de Didier Ottinger
• "Surréalisme", l’exposition hommage au mouvement est visible au Centre Pompidou du 4 septembre 2024 au 13 janvier 2025

Extraits sonores :
• Montage d’archives "C’est surréaliste !"
• Annie Lebrun parle du Manifeste du surréalisme écrit par Breton – « Le cabinet de curiosités », France Culture, le 26/11/1998, au micro Christine Goémé
• André Breton « Entretiens avec André Breton », RDF, 09/06/1952, au micro d’André Parinaud
• Mathilde, militante écologiste et « techno-gréviste » sur AFPTV,
• Jean GIRAUD, alias Moebius, sur son implication physique dans le dessin : – « Le bon plaisir », France Culture, 30/12/1989, au micro de Thierry Pons
• “Nu” de Philippe Katerine
• André Breton
• Surréalisme
• Centre Pompidou

Crédit :France Culture
Qu’est-ce que le Surréalisme ?
Auteur André Breton
Illustration de couverture de René MagritteConférence prononcée par André Breton le 1er juin 1934 à Bruxelles (maison des Huit Heures) et publiée hic et nunc chez René Henriquez.
Édition originale.
Envoi autographe signé d’André Breton à Elisa :« Qu’est-ce que le surréalisme ? C’est Élisa qui fait fleurir mon cœur. André, 13 mai 1945 » [catalogue de la vente, 2003]Crédit : Le site André Breton
LE SURREALISME ET LES FEMMES
La contribution des femmes au surréalisme dès le début du mouvement, dans les années 1920, est longtemps restée dans l’oubli.
Depuis les années 1970 et l’émergence des études de genre, les œuvres de ces artistes font pour la première fois l’objet de recherches académiques, d’ouvrages critiques et de rétrospectives à l’échelle internationale.
Contexte
Les artistes masculins surréalistes cherchent une autre représentation de la femme. Ils construisent un féminin fantasmé et érotisé. Max Ernst publie La femme 100/sans tête(s). La revue La Révolution surréaliste publie des montages à partir de photographies de femmes hystériques datant de 1878. Hans Bellmer crée la série La Poupée, représentant une femme fantasmée1.
Les œuvres des femmes surréalistes, en tant que corpus ont commencé à être étudiées à partir des années 1980. La revue Obliques est le premier ouvrage qui recense en 1977 la production littéraire et plastique des femmes surréalistes. Les écrits de Mary Low sont publiés en 1979, trente ans après leur disparition pendant la guerre. Les poèmes de Kay Sage écrits en 1955, sont publiés en 1996. Le Journal de Frida Kahlo est publié en 1995, quarante ans après sa mort1.
Les œuvres d’Unica Zürn font l’objet d’une exposition en 1998 en Allemagne. Celles de Leonora Carrington sont exposées en avril 1999 à New York, celles de Gisèle Prassinos, en 1997.
En 1997, le colloque La femme s’entête : la part du féminin dans le surréalisme à Cerisy-la-Salle rassemble vingt-cinq universitaires qui échangent sur la production littéraire et artistique des artistes femmes liées au surréalisme1.
La femme s’entête répond à La Femme sans tête (dite aussi Femme 100 têtes) de Max Ernst : loin de répéter les mêmes palinodies sur la créativité féminine (bridée, ou exaltée par le surréalisme), elle s’entête, passionnée tout en refusant la polémique à comprendre et à décrire. Voici donc, abondamment illustrés, un riche outil de travail et une série de portraits, souvent totalement inédits, d’artistes et d’écrivains.
Ceci n’est pas une muse : l’ambivalent des femmes surréalistes


Illustration Jane Gravelot, sans titre (Femme libérée), 1949
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Le surréalisme a 100 ans ! Breton, Magritte, Dali... On connaît ce mouvement sous un prisme très masculin. Qui en effet est capable de citer le nom d’une femme surréaliste ? Pourtant, la contribution des artistes femmes, bien que plus tardive, a été notable. Et ce mouvement les a aussi émancipées.
1924. André Breton publie son célèbre Manifeste du surréalisme, qui intronise en France ce mouvement artistique révolutionnaire. Il s’agit de transcender la réalité à travers un “automatisme psychique pur”. À quelques centaines de kilomètres de là, en Belgique, autre patrie du surréalisme, le poète Paul Nougé et deux amis fondent une revue, Correspondance, pour y publier 26 tracts surréalistes. De ce même côté de la frontière, Magritte illustrera bientôt l’absurdité du monde à travers ses toiles. Mais quid des femmes ? Leur importante contribution à ce mouvement a été longtemps invisibilisée. À l’aune de l’exposition "Histoire de ne pas rire. Le Surréalisme en Belgique", [1] nous vous proposons une incursion dans le surréalisme au féminin, à la si tardive réhabilitation.

Où est la femme "cachée dans la forêt" ?


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Ce montage, publié dans la revue La Révolution surréaliste en 1929, est éloquent. Il est intitulé Portraits des surréalistes. On y voit seize photomatons d’hommes aux yeux fermés : Aragon, Breton, Éluard, Magritte, Paul Nougé, Max Ernst, ou encore Dali. Au centre, l’oeuvre La Femme cachée, de Magritte, représente une femme nue avec ce commentaire : “Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt”.
Qui aujourd’hui est capable de citer le nom d’une surréaliste cachée derrière ceux de ces géants ? À part les spécialistes ou les initiés ? Pourtant, les femmes ont pris part à ce mouvement en France et en Belgique, jusqu’aux États-Unis et au Mexique, en passant par les pays de l’Est. Mais elles se sont illustrées plus tardivement, et avaient une position ambivalente, comme l’explique la conservatrice Anne Geeraerts, commissaire adjointe de l’exposition au musée Bozar de Bruxelles : “On est juste après la Guerre mondiale, les femmes commencent à travailler et à s’émanciper, et les surréalistes soutiennent cela. Mais en même temps, ils trouvent beaucoup de leur inspiration dans la littérature du XIXᵉ siècle, chez Mallarmé, Baudelaire ou Edgar Allan Poe, qui avaient une vision des femmes plutôt idéalisée et très éphémère. C’était très difficile de lier ces deux visions : celle, réaliste, des femmes dans un monde en train de changer d’un côté, et de l’autre, comme dans ’L’amour fou’ d’André Breton, cette vision d’une femme sans réelle identité, qui est une sorte de fantasme."
Docteur en langue et littérature française, spécialiste de Cocteau, Eléonore Antzenberger, qui s’est intéressée aux femmes surréalistes, enfonce le clou. Pour elle, la dépréciation de ces dernières n’est pas une nouveauté : "J’en réfère à Dada car le surréalisme est dans sa filiation directe : on ne se souvient pas d’Emmy Hennings, la compagne d’Hugo Ball ; elle est morte dans l’oubli. Même chose pour Sophie Taeuber. Je pense que toutes ces femmes ont souffert à la fois dans leur vie de femme et dans leur vie d’artiste. Kay Sage, la compagne d’Yves Tanguy, disait qu’il ne regardait jamais les toiles qu’elle peignait, alors qu’en contrepartie elle s’intéressait à son travail. Breton a dit : ’Dans le surréalisme, la femme aura été aimée et célébrée comme la grande promesse, celle qui subsiste après avoir été tenue.’ Aimée, il ne nous appartient pas d’en juger. Célébrée, sans aucun doute, mais à condition qu’elle reste à sa place, comme un objet, comme un corps !"

A l’aune de ce mouvement, une émancipation malgré tout
Mais les femmes artistes ne se laissent pas cantonner à ce rôle de muses muettes. Elles cultivent leur indépendance loin des cercles masculins, tout en émancipant leurs palettes. À l’aune de ce mouvement, la Belge Jane Graverol, par exemple, qui affirme qu’elle n’était pas une peintre surréaliste mais une surréaliste qui peint, s’affranchit du genre de l’art floral dans les années 1940, et le détourne même, pour faire passer des messages féministes. Tout comme Rachel Baes, sa concitoyenne, qui s’empare aussi du sujet des inégalités salariales. Xavier Canonne, commissaire de l’exposition à Bozar, évoque ces deux artistes :
"La peinture de Rachel Baes est une peinture assez violente. Elle peignait au couteau avec des couleurs très contrastées. On sent sa rage de peindre ! Quant à la femme souvent représentée dans les tableaux de Jane Graverol, c’est aussi, une femme qui se libère, qui considère sa condition. Les deux auraient pu mener des carrières de peintres mondaines. Rachel Baes se vendait très, très bien avant la guerre. Après ça [après qu’elle se soit accomplie dans sa nouvelle esthétique, NDR], c’était plus difficile à vendre et même compliqué. C’est tout à leur honneur d’avoir coupé avec cette façon de peindre qui était sans doute plus séductrice et plus genrée.”
Rachel Baes, La leçon de philosophie, 1963 - Collection privée © Sabam Belgique 2024

Dans l’ombre du tout-puissant Breton
En France, la rigueur de la théorisation et le fait que tout gravite autour de la figure d’André Breton ne favorise pas la visibilité des femmes. D’ailleurs, à quelques exceptions près, comme le couple de photographes et autrices Claude Cahun et Suzanne Malherbe, la France a surtout retenu le nom d’artistes ayant partagé, à un moment donné, la vie de Breton ; Léona Delcourt, qui n’est autre que la fameuse Nadja dont peu connaissent le vrai nom, Jacqueline Lamba, ou encore Valentine Hugo. Malgré un mariage et des années de vie commune, Breton ne citera même pas Jacqueline Lamba dans son ouvrage Le Surréalisme et la peinture (1928).
La véritable histoire de "Nadja" de Breton


Par Camille Renard
"Nadja" de Breton, est l’un des plus beaux récits d’amour de la littérature. Grâce aux secrets de son manuscrit, voici l’histoire vraie de celle qui se fait appeler Nadja, parce qu’"en russe, c’est le commencement du mot espérance".

Un des plus beaux récits de la littérature française, Nadja, est écrit à partir d’une histoire vraie : celle de l’amour entre André Breton et Nadja. Longtemps, on a cru que Nadja était une actrice, Blanche Derval, voire un être de fiction. Mais des découvertes et des ventes récentes de manuscrits, de lettres et de carnets de Breton ont permis de redécouvrir la femme derrière le récit, comme l’explique, à la Bibliothèque nationale de France où est conservé le manuscrit original, Olivier Wagner, conservateur chargé de collections au Service des Manuscrits modernes et contemporains.
"Sont réapparus sur le marché des témoignages qu’on pensait perdus de l’existence de Nadja. Et c’est assez troublant de la voir réapparaître, aussi longtemps après. Nadja était danseuse, courtisane, vivait de petits contrats. Elle était dans un état de pauvreté à ce moment-là. Et Breton va la soutenir, en particulier il va vendre un tableau de Derain pour lui permettre d’éponger ses dettes et de trouver un hôtel où elle puisse vivre."
L’unique photo connue de Nadja, aujourd’hui en possession de la BNF

En 1926, quand il rencontre Nadja, André Breton a 30 ans, et il aime errer dans Paris. Ouvert au hasard de la rencontre, il accoste une femme mystérieuse. "C’est une errance qui provoque la rencontre amoureuse dans le sens où il se place lui-même volontairement dans un état de disponibilité. Nadja probablement était dans un état similaire. Probablement pas pour les mêmes raisons : c’est qu’elle se trouve elle-même déjà un peu vacillante, aux limites du délire. Et c’est le côté fascinant de cette rencontre : Nadja devient plus surréaliste que Breton. Elle est productrice d’images très fortes, qui bouleversent Breton, qui lui-même les encourage, et peut être encourage aussi l’aggravation d’un délire, derrière. Disons que c’est la rencontre entre deux causalités qui rend cette histoire très magnétique.

Vivre l’amour fou
En bon surréaliste, Breton place l’amour comme valeur cardinale. "L’amour fou est au centre de l’éthique surréaliste dans le sens où le surréalisme ce n’est pas qu’un mouvement littéraire, c’est une philosophie de vie, une morale de l’existence." André et Nadja passent ensemble une semaine d’errance, de fascination, de passion. Mais bientôt déçue par cet amour non réciproque, en février, Nadja quitte Breton, et lui prédit qu’il écrira leur histoire. "C’est le côté prophétique de Nadja, prophétique toujours un peu aux limites du délire aussi, puisque le délirant voit des associations qui n’existent pas."
“Tu écriras un roman sur moi. (...) Tout s’affaiblit, tout disparaît. De nous il faut que quelque chose reste...” Nadja à Breton, dans Nadja
"Au mois de mars 1927, Nadja sombre dans la folie, elle a un épisode délirant dans son hôtel, et elle est enfermée. C’est la tragédie de cette femme : elle ne sortira jamais de cet enfermement, et comme beaucoup de personnes hospitalisées dans des institutions psychiatriques, elle va mourir au cours de la Deuxième Guerre mondiale, probablement de faim. Donc Breton, au moment d’écrire “Nadja”, est face à cette catastrophe, d’une aventure qui le remet profondément en cause."

Dessin de Nadja, autoportrait - Nadja / BNF

Écrire l’intensité
Quelques mois après son internement, pour exorciser ce traumatisme, Breton s’isole dans un manoir normand, pour écrire, en 10 jours, le récit de cette rencontre.
"C’est ce qui explique aussi l’intensité de l’écriture telle qu’on le voit sur le manuscrit. C’est-à-dire qu’il y a une vérité par rapport à soi-même, qu’on voit dans la rigueur extrême de l’écriture. Donc c’est à la fois une écriture intense, et en même temps raturée, cahoteuse, difficile pour Breton, facile et empêchée en même temps… c’est ce paradoxe qui est bouleversant avec ce manuscrit."

Le manoir normand dans lequel Breton écrit "Nadja" - André Breton / BNF

Moins de deux ans après sa rencontre avec Nadja, Breton en publie le récit. "C’est le soulagement pour Breton, qui le fait lire en descendant du train. Ses amis sont rassemblés à la gare, et il commence la lecture de “Nadja”. Pour Breton, c’est un récit tellement intime et tellement bouleversant que ça devait avoir une importance plus singulière. Et rentré à Paris, Breton se met à rassembler tout l’aspect iconographique du récit. Puisque c’est une des caractéristiques majeures de “Nadja”, c’est non seulement cette rencontre amoureuse, mais l’usage très novateur fait par Breton de l’image qui vient ponctuer le récit pour éviter la description. Et Breton évidemment a mis un soin maniaque dans le choix de ces images, puisque évidemment aucune n’est anodine. Elles ont toutes une importance énorme."
VOIR AUSSI : Exposition "Surréalisme" au Centre Pompidou : les femmes, grandes oubliées du mouvement, à l’honneur (pdf)_
Au Centre Pompidou, une explosion surréaliste ! par Marc Lambron
Le mouvement artistique a 100 ans. L’occasion pour le Centre Pompidou de le célébrer par une plongée grandiose dans son effervescence artistique. À ne pas manquer.
Par Marc Lambron, de l’Académie française


Dali. « Rêve causé par le vol d’une abeille autour d’une grenade une seconde avant le réveil » (1944) Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid,
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Des tigres jaillissant d’une grenade pour sauter sur une odalisque nue. Dalí peint un récit fantastique où les abeilles et les grenades nous entraînent dans une sieste surréaliste. Réalisée en 1944, c’est un chef-d’œuvre de délire onirique.



<Révolutionnaires. Le groupe des surréalistes photographié par Man Ray, à Paris, en 1933. Au premier plan, de g. à dr. : Tristan Tzara ; André Breton ; Salvador Dali ; Max Ernst ; Man Ray. Au second plan : Paul Éluard ; Jean Arp ; Yves Tanguy ; René Crevel. >
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[1] visible au musée Bozar à Bruxelles jusqu’au 16 juin
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Un siècle après la rencontre d’André Breton et de celle qui allait devenir la figure centrale de Nadja, la Galerie Gallimard consacre une exposition à Léona Delcourt, dite Nadja. Intitulée « Ma main écrit ce que tu penses… » — Lettres et dessins de Nadja à André Breton, 1926-1927, elle se tiendra du 4 septembre au 3 octobre 2026, avec la participation de la Bibliothèque nationale de France et de la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet. LIRE ICI.