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23 novembre 1654 : Expérience mystique de Pascal

D 28 novembre 2016     C 1 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Blaise Pascal, mathématicien de premier ordre, ne consacra sa vie à la réflexion philosophique et religieuse qu’après avoir vécu une expérience mystique la nuit du 23 novembre 1654. Cet épisode de sa vie survient après un accident de la circulation sur le pont de Neuilly, où Pascal crut laisser la vie. Lors de cette nuit, l’auteur des Pensées écrivit quelques mots, puis cousit ce qu’on appelle aujourd’hui le Mémorial de Pascal dans la doublure de son vêtement : « Joie, joie, joie, pleurs de joie. » LIRE ICI.


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1 Messages

  • Anwen | 16 septembre 2018 - 14:53 1

    L’intuition de Pascal
    C’est au milieu de cet athéisme général qu’une intuition extraordinaire vint secouer le cerveau de Pascal et lui rendre la connaissance antique de l’essence divine. Voici dans quelles circonstances :
    Un jour qu’il se promenait à Neuilly, ses chevaux s’emportèrent et l’entraînèrent vers la Seine où ils se précipitèrent, et ils l’y auraient fait tomber lui-même si, heureusement, le timon de sa voiture ne se fût brisé contre le pont. Pascal échappa à la mort, mais la secousse qu’il reçut mit en activité la région intuitive de son cerveau ; une grande vérité lui apparut et, à partir de ce jour, une vie nouvelle commença pour lui. Il renonça aux études profanes, au monde, et ne s’occupa plus que de la pensée. Pendant toute sa vie, il garda le plus grand secret sur la nature de la Vérité qui lui fut révélée à la suite de l’accident qui secoua son cerveau, mais, à sa mort, sa famille trouva cousu à la doublure de son pourpoint un papier énigmatique, enveloppé dans un parchemin, qui, d’après sa date, devait être là depuis huit ans. Ce papier porte les lignes suivantes, séparées d’une façon tout à fait arbitraire :
    « L’an de grâce 1654.
    « Lundi 23 novembre, jour de saint Clément, pape et martyr.
    « Depuis environ 10 heures et demie du soir, jusqu’à environ minuit et demi, Feu.
    « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, nom des philosophes et des savants, certitude, certitude, sentiment, joie, paix, oubli du monde et de tout hormis Dieu.
    « Joie, joie, joie, pleurs de joie, renonciation totale et douce. »
    Dès ce moment, Pascal rompit totalement ses relations avec la société, il se retira à Port-Royal des Champs et craignit tellement tout contact avec l’humanité ignorante qu’il alla jusqu’à malmener sa sœur, Mme Périer, qui l’obsédait de soins maternels.
    Pourquoi Pascal garda-t-il un si grand secret au sujet de ce qui lui fut révélé avec certitude dans cette nuit mémorable ?
    Parce que le sexe de la Divinité des anciens Israélites, qu’il comprit subitement, était le grand mystère qui avait été caché dans l’antiquité par les Juifs, qui ne prononçaient plus son nom. Cette Divinité, Hévah, était tout à fait dissimulée sous le nom de Jéhovah que les modernes exégètes venaient de lui donner. Pascal, en arrivant spontanément à la découverte que la première Divinité des Hébreux était une Déesse, fut épouvanté de la distance que cette certitude allait créer entre lui et les autres hommes ; il se condamna au silence plutôt que de livrer au scepticisme, aux sarcasmes une aussi grande vérité. Il sentait l’impossibilité de faire comprendre à ses contemporains l’origine théogonique des religions, sentant que, s’il parlait, toutes les foudres de l’Église allaient tomber sur lui.
    Quant aux noms des philosophes et des savants, c’était, pour lui, une révélation du même genre que celle qui lui faisait connaître le nom de la Divinité. Il comprit que les Homère, les Pythagore, les Isaïe, les Jérémie, etc., sont les grandes femmes de l’antiquité qui ont été masculinisées.
    C’est toute la Vérité historique qui fut révélée à Pascal par intuition. Et cela lui donna un tel éloignement pour le monde de mensonge dans lequel il avait vécu jusque-là, qu’il voulut vivre désormais dans la solitude et dans le silence, afin de ne pas altérer la grande joie intérieure que donne la possession d’une certitude. Quant à cette phrase : « renonciation totale et douce », elle s’explique facilement. C’est à l’orgueil mâle qui crée l’erreur qu’il renonça.
    Il publia les Provinciales en 1656-1657 ; ses Pensées ne furent publiées qu’après sa mort.
    (Extrait de mon blog, article « Fin du quatrième siècle et début du Moyen-Âge »)
    Cordialement.

    Voir en ligne : Livres de Femmes, Livres de Vérités