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L’Europe ne doit pas rater le train du métavers

D 19 mars 2022     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Le "métavers" s’invite dans la campagne électorale-

Derrière lune formule choc : "« Nous nous battrons pour bâtir un métavers européen. »", le président-candidat appelle à soutenir les industries européennes du secteur. Métavers ? Mais de quoi s’agit-il ?

Par Chloé Woitier
18/03/2022

C’est une annonce qui a surpris, interloqué puis laissé perplexe les auditeurs de la présentation du programme d’Emmanuel Macron, candidat à sa réélection :« Nous nous battrons pour bâtir un métavers européen. » Le président sortant aurait-il succombé à un puissant « buzzword » de la Silicon Valley, dont la définition reste encore bien floue ? Voudrait-il créer un métavers public, sorte de résurrection du Minitel ?

Derrière la formule choc se cache une politique industrielle de souveraineté à la fois technologique et culturelle. Le secrétaire d’État au Numérique, CédricO, a précisé à BFMTV que la proposition vise à soutenir en réalité les technologies sous-jacentes de ce qui pourrait être la future évolution d’internet. La France a, en effet, une carte à jouer.

« Prendre notre place »

METAVERS

Le concept de « metavers » (metaverse en anglais) a été mis sur le devant de la scène fin juillet 2021 par Mark Zuckerberg. Dans une interview accordée au média The Verge, le fondateur de Facebook a détaillé ses ambitions pour concevoir la plateforme connectée du futur qui supplantera les smartphones.« D’ici à cinq ans, je pense qu’on cessera de nous percevoir comme un groupe qui fait des réseaux sociaux, et qu’on nous verra plutôt comme une entreprise du “metaverse” », estime le PDG.

Le « métavers industriel », soit les jumeaux numériques d’avions, d’usines ou de villes, est une technologie maîtrisée par Dassault Systèmes(*) et Engie. Nombre de start-up françaises travaillent sur la réalité virtuelle et augmentée, perçues comme les portes d’entrée du métavers. L’écosystème se penchant sur la blockchain et les cryptoactifs est bouillonnant. Le jeu vidéo détient aussi des outils techniques pour bâtir des mondes virtuels, et sait parfaitement concevoir les contenus pour les peupler.

Le gouvernement a déjà annoncé que l’industrie du jeu bénéficierait du plan France 2030.« Il faut prendre notre place sur le continent numérique pour imposer nos imaginaires, à l’aube de la création de métavers, a déclaré Roselyne Bachelot le 10mars.La production de jeux vidéo est une priorité culturelle et industrielle. »

La logique du candidat Macron est de ne pas reproduire les mêmes erreurs qu’il y a vingt ans, alors que les géants américains, chinois et coréens de la tech sont déjà dans les starting-blocks pour imposer leur vision du métavers. Facebook, rebaptisé Meta, en a même fait son grand projet décennal.

Soft power européen

L’Europe n’avait pas su créer des champions pouvant rivaliser face à Google, Amazon ou Facebook. Ces derniers ont imposé leurs règles sur le partage de la valeur, ce que l’Europe s’échine à corriger grâce au RGPD, au Digital Market Act ou à la directive sur les droits voisins pour la presse. Or, si l’Europe prend à temps le train du métavers et réussit à créer ses propres géants du secteur, elle pourra faire respecter ses valeurs (interopérabilité, protection des données personnelles, partage de la valeur…).

C’est en tout cas le pari d’Emmanuel Macron, qui l’a sous-entendu dans son discours de jeudi :« Le métavers européen est un sujet clé pour permettre à tous nos créateurs de ne pas dépendre d’acteurs anglo-saxons ou chinois, qui pourraient contourner les règles du droit d’auteur et du droit voisin. »Explication de texte : cette politique industrielle protégera aussi le soft power européen,« alors que l’information, la fiction, la création forgent les esprits dans les sociétés démocratiques. Ce sont des sujets de souveraineté et d’indépendance ».

(*) Le Groupe Dassault est propriétaire du « Figaro ».

https://www.lefigaro.fr/

Métavers : des jumeaux numériques ! A quoi ça sert ?

Par Elsa Bembaron
12/01/2022

Du métavers à l’omnivers, les entreprises s’emparent des mondes virtuels


Les jumeaux numériques, qui ont d’abord remplacé tout ou partie des phases de prototypages, se nourrissent ensuite des évolutions du réel pour s’enrichir et ainsi optimiser, tant en termes de gain de temps que d’économies, l’expérimentation. Microsoft

Avec les jumeaux numériques, tout est bouleversé, depuis la conception des produits jusqu’à l’organisation des villes.

Facebook a popularisé le concept du métavers, un monde parallèle et numérique, dans lequel tout serait possible, ou presque. Shopping dans des magasins virtuels, promenade dans des lieux imaginaires, concerts… La liste est longue. Mais elle est loin des opportunités offertes par les métavers industriels, ou jumeaux numériques, qui existent déjà.

Ces deux notions sont à la fois très proches et radicalement différentes. Le métavers, tel que définit par Mark Zuckerberg, est un univers parallèle au nôtre, qui ne lui ressemble pas forcément. Tandis que le jumeau numérique se conçoit comme la copie digitale conforme d’une réalité, qu’il s’agisse d’une ville, d’un outil industriel, d’une usine, d’un objet ou même d’un corps humain ou d’un organe. Tous les jours, de nouvelles applications liées à l’usage d’un jumeau numérique apparaissent. Le marché connaît une croissance exponentielle. Estimé à 3,3milliards de dollars en2019, il pourrait atteindre 13milliards pour les seules applications dans l’industrie et l’énergie, selon le cabinet Juniper. Le volume d’affaires pourrait atteindre 30milliards en2025. Une manne dont les entreprises européennes peuvent profiter. Si les Américains sont très présents dans le domaine, ils sont loin d’en être les seuls acteurs. « Nous ne pouvons que déplorer un réel déficit de communication sur le sujet en France », constate Alexandre Bounouh, directeur du CEA-List. Les industriels tricolores comme Dassault Sytèmes* et Engie maîtrisent pourtant le concept depuis plus d’une décennie, pour concevoir un moteur d’avion ou un réacteur nucléaire.

Simuler pour économiser

Les jumeaux numériques ont d’abord remplacé tout ou partie des phases de prototypages. Plutôt que de concevoir une maquette en 3D, l’objet est d’abord réalisé en 3D sur ordinateur. En tout point conforme, il peut même être essayé, avec des applications très variées, pour établir l’aérodynamisme d’une carrosserie de voiture ou la disposition optimum de meubles dans une pièce. L’objet final est ensuite créé sur le modèle de son jumeau numérique(digital twin).Ensuite, ce dernier évoluera comme son double réel, avec les mêmes traces d’usure ou de fatigue liées au temps. Il est aussi utilisable pour simuler en accéléré certains effets, pour imaginer une évolution ou mettre en place des opérations de maintenance préventive sur le double physique. Chez soi, cela reviendrait à essayer divers emplacements pour un canapé dans un salon, sans déplacer de meuble, jusqu’à trouver la configuration parfaite. Dans une usine, le raisonnement est le même, mais avec des machines.

C’est là tout l’intérêt du jumeau numérique,« il se nourrit des évolutions du réel et vient à son tour lui apporter des améliorations. L’enrichissement du référent numérique facilite l’expérimentation, permet de tester des scénarios, pour améliorer la fiabilité des solutions mises en place dans le monde réel », explique Fred Vacher, directeur de l’innovation 3DExperience Labs, chez Dassault Systèmes. Un cercle vertueux générateur de gain de temps et d’économies. Microsoft développe des technologies d’apprentissage automatique dans le monde numérique, avec une sélection automatique des meilleures solutions, puis une implémentation et une synchronisation avec le réel. Avec, à chaque étape, un gain d’efficacité et de performances.

Un double numérique

METAVERS : des doubles numérisés pour mieux soigner les malades

La numérisation de la médecine passe entre autres par celle des patients et plus particulièrement, par celles de leurs organes. expliquent dans une note, des chercheurs de l’université Federico II (Naples).

L’évocation du métavers s’accompagne de celle d’avatars, sortes de copies idéalisées des individus. Loin de ces clichés véhiculés par l’imagerie hollywoodienne, les jumeaux numériques utilisés dans le domaine de la santé sont les doubles parfaits de patients.

Jumeau numérique

Ainsi, le jumeau numérique du cœur d’un patient permet de visualiser immédiatement quel sera l’impact d’une intervention et éventuellement, de choisir une autre modalité si la première envisagée est trop risquée. Sans aller jusqu’à de tels extrêmes, la numérisation de l’humain est aussi le moyen de mettre en place des suivis de plus en plus personnalisés des malades, avec des médications plus adaptées.

Associé à l’impression 3D, le jumeau numérique du patient vient aussi bouleverser le monde de la prothèse. Siemens, Dassault Systèmes, HP, et de nombreuses start-up développent des solutions pour réaliser plus rapidement des prothèses parfaitement adaptées à chaque cas. Les mises en œuvre sont impressionnantes, allant de la main artificielle à des morceaux de crâne dans le cadre d’opération de reconstruction faciale.

Par Elsa Bembaron
12/01/2022

L’avenir de l’industrie est intimement lié à cette numérisation, qui dépasse de loin la conception de produits. L’usine du futur ou l’industrie 4.0 ne se conçoit pas sans cette part fondamentale du numérique. Elle vient impacter toute la chaîne de production. Et tous les secteurs. Ainsi, le brasseur InBev utilise un jumeau numérique pour modéliser des processus de brassage de sa bière, changer des éléments, des dosages et visualiser les impacts de ces modifications, avant de les transposer dans la réalité.

« Nous gaspillons énormément de choses, parce que nous ne simulons pas assez », affirme le PDG de Nvidia, Jensen Huang, qui a posé le concept d’omnivers, symbolisant les allers et retours permanents entre le jumeau numérique et son double physique. En mettant en place des simulations, impliquant des investissements relativement faibles, ce sont « des centaines et des centaines des milliards de dollars qui pourraient être économisés », estime Jensen Huang. GE avance ainsi que l’utilisation d’un jumeau numérique multiplie quasiment par deux la fiabilité d’un process industriel et réduit de 40% par an les coûts de maintenance.

En effet, l’omnivers ne se limite pas aux objets à créer, il s’applique à tout le réel. Tout peut avoir un double numérique de l’infiniment petit à l’infiniment grand, du cœur humain à la mégalopole. Avec, à chaque fois, le même souci : une reproduction du réel à l’identique, avec la possibilité de simuler des scénarios dans le virtuel avant de les appliquer dans le monde réel. Ou de venir à son secours. L’Inria a ainsi modélisé certaines parties du littoral français pour modéliser la dispersion de polluants afin de mettre en place des moyens efficaces de prévention.

Le développement et la démocratisation de la réalité virtuelle et augmentée ouvrent de nouvelles possibilités. Les éléments d’un jumeau numérique sont manipulables sur écran. Avec la réalité virtuelle, ils jaillissent devant les yeux de l’utilisateur, qui peut déplacer les éléments pour les réorganiser selon les besoins. « La visualisation et l’intégration des jumeaux numériques en réalité mixte améliorent la visualisation des processus simulés. Les intervenants peuvent eux-mêmes se projeter dans cette réalité, par l’intermédiaire de leur avatar », mentionne Xavier Perret, directeur Azure, Microsoft France. Cela illustre aussi la complexité des moyens mobilisés pour la création des doubles numériques : intelligences artificielles, puissance de calcul considérable, cloud, mais aussi capteurs connectés et réseaux télécoms.

*Le groupe Dassault est propriétaire du « Figaro ».

https://www.lefigaro.fr/s

Métavers européen : soyons plus ambitieux M. Macron !

Vincent Lorphelin et Christian Saint-Etienne
La Tribune

Emmanuel Macron veut protéger les créateurs du métavers. Il annonce vouloir « bâtir un métaverseuropéen » et, à cette fin, « défendre les droits d’auteur et droits voisins ». Ceci devrait permettre aux créateurs « de ne pas dépendre d’acteurs et d’agrégateurs anglo-saxons ou chinois ». Il ajoute que ceux-ci peuvent en effet « totalement contourner les règles de respect du droit d’auteur ».

Le métavers regroupe des jeux d’avatars, des applications de monde virtuel permanent, de jumeau numérique ou d’expérience immersive qui engagent en effet un nombre croissant de créateurs, et d’entreprises […]

Cette intention louable soulève pourtant des questions de faisabilité. Vouloir créer un métavers européen n’est-il pas le même vœu pieux que de créer un cloud souverain qui, avec le projet Gaïa-X, a révélé un retard irrattrapable de dix ans ? Détourner demain les créateurs des Fortnite ou Roblox vers un métavers européen ne sera-t-il pas aussi impossible que de détourner aujourd’hui les utilisateurs de TikTok ou Instagramvers un autre réseau social ? Comment le droit européen pourrait-il s’appliquer à des développeurs domiciliés aux Caïmans, à des transactions effectuées dans des blockchains, à des intelligences artificielles non auditables et à des utilisateurs anonymes ?

Une nouvelle industrie

Les enjeux du métavers sont en revanche considérables. Le rappeur Travis Scott a récolté 20 millions de dollars grâce à un concert virtuel. La vente d’objets virtuels, armes ou vêtements, représente quelques milliards d’euros. Les plateformes de discussion instantanée, de visiophonie ou de collaboration en ligne se valorisent en dizaines de milliards, et les marchés futurs sont évalués en milliers de milliards. Le métavers a vocation à s’étendre, au-delà du monde purement virtuel, dans la conception, la production et le commerce des objets physiques. Si l’Europe n’avait seulement qu’une petite chance, il faudrait y investir massivement.

Mais les Européens, pour une fois, ne sont pas à la traîne, à commencer par les Français qui ont créé de nombreux leaders mondiaux, depuis les applications de NFT sportifs jusqu’aux métavers décentralisés, en passant par les lunettes portatives pour la réalité à la fois virtuelle et augmentée. De plus, l’histoire des technologies a montré que chaque grande vague d’innovations recouvre les précédentes. Alta Vista, Nokia et Palm, champions des années 2000, se sont fait submerger par les innovations des années 2010. Il en sera de même pour les années 2020. La puissance financière des GAFA ne leur permettra pas toujours de remporter la mise à la fin. C’est ce dont s’est convaincu Wall Street, qui doute sérieusement que Meta (Facebook) devienne le leader du métavers. Enfin, après les occasions ratées du Web, du commerce électronique, des réseaux sociaux et de l’ubérisation, c’est la première des vagues que nous anticipons avant qu’elle ne déferle.

Des ruptures fondamentales

L’économie du métavers se fonde sur plusieurs ruptures fondamentales. Premièrement, le virtuel n’est pas déconnecté, c’est une représentation du réel, comme une carte représente un territoire et en enrichit la compréhension. Deuxièmement, le virtuel n’est pas gratuit. Il est l’œuvre de créateurs qui en revendiquent la co-propriété. Troisièmement, on peut créer des richesses en jouant ou en développant une activité sociale. « Faire société » est la première pierre de tout édifice économique. Quatrièmement, l’immersion crée un sentiment de vécu plutôt que de spectacle. Un avatar n’est pas une marionnette, c’est une personne déguisée. Cinquièmement, la propriété d’un objet virtuel est une propriété réelle.

On peut imaginer les conséquences de ces ruptures, qui seront d’une ampleur supérieure à la somme de toutes les vagues précédentes d’Internet. Mais notre imagination risque de se laisser imprimer par la Silicon Valley. On a vu comment une vision dominante peut entraîner la pensée collective, même avec les meilleures intentions.

La France a accueilli chaleureusement l’idée généreuse mais biaisée de l’économie du partage, alimentée par les thèses séduisantes mais fausses de la fin du capitalisme, tout en se laissant dépouiller de ses data et de sa propriété intellectuelle au bénéfice des GAFA. Sa pensée s’est faite l’instrument de sa colonisation numérique. On a vu comment le débat sur les plateformes a consacré le schisme entre socialisation des risques et privatisation des profits. Comment celui de l’intelligence artificielle a conduit aux solutionnisme et transhumanisme. Bloquée dans ces oppositions, la pensée ressasse les craintes du chômage, de fuite des cerveaux, d’impossibilité de régulation et de perte de souveraineté. Elle sécrète alors un poison anxiogène qui intoxique toute réflexion nationale et gêne la progression des entrepreneurs, jusqu’à faire échouer les plans les plus prometteurs.

Pourtant notre histoire a déjà été confrontée à ce type de situation. Pour faire émerger une nouvelle intelligence du monde, le philosophe René Descartes établissait au XVIIème siècle la prééminence du raisonnement. Isaac Newton lui opposait celle de l’observation. Il constatait en effet qu’une pomme est attirée par la Terre comme les planètes par le Soleil, sans raison. Cette querelle de deux sciences incomplètes, envenimée par les préjugés des théologiens, a alimenté de longs débats fiévreux et vains. Il a fallu attendre les Lumières pour inventer la synthèse du raisonnement et de l’observation par la science moderne. Alors seulement celle-ci a pu se développer pour résoudre les grands problèmes de son temps - la misère, les grandes épidémies et la mortalité infantile.

Un GIEC de l’économie nativement durable

Le grand problème de notre temps est celui de l’économie durable, et le métavers a le potentiel de réinventer l’économie. Pour orienter le second comme possible solution du premier, le gouvernement devra organiser le débat public pour identifier les oppositions que génèrent les ruptures fondamentales du métavers et trouver la synthèse de ces oppositions. Créer le GIEC de l’économie nativement durable, créer une marque inspirée de la French Tech pour fédérer les acteurs et créer l’Airbus du métavers. Créer un fond d’investissement dédié, lancer des appels d’offres pour soutenir les infrastructures (blockchains, wallets, identifiants, fond de brevets), les normes (interopérabilité, portabilité, labels de sécurité de périmètre, d’algorithme ou de régulation) et les applications (réalité augmentée, virtuelle, contenus éducatifs et formations). Créer dans les métavers des zones sous droit européen dans lesquelles les identités, algorithmes et transactions seront vérifiables. Clarifier et stabiliser l’environnement administratif et fiscal, encourager la création et l’achat de crypto-actifs par le public, et créer un token pour dynamiser cet écosystème.

C’est avec cette méthode, et une volonté beaucoup plus ambitieuse que la seule protection des droits d’auteur, que nous pourrons bâtir un métavers européen.

La Tribune

V.K.


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