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Aperçus sur l’Immonde ou la route de la servitude

Ligne de risque n°3, mars 2022

D 29 mars 2022     A par Albert Gauvin - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Des témoignages tardifs font état de l’effondrement général de la somptueuse civilisation atlante. Villes confinées à cause des épidémies, habitants masqués contre la peste, rassemblements interdits, mais transgressés par une jeunesse agitée propageant les contaminations, méfiance de tous contre tous, hôpitaux débordés, déclarations gouvernementales de plus en plus morales, entre deux publicités de la télé-propagande, tristesse, surtout, sous des énervements provisoires.
[...]
Tandis que les laboratoires pharmaceutiques gagnent des milliards et augmentent leur prix, l’humanité découvre, très tard, qu’il n’y a jamais eu d’autre maladie qu’elle-même, depuis le virus originel. Toutes les tentatives pour le guérir ont lamentablement échoué et le virus « Jésus » lui-même est en crise.

Philippe Sollers, Graal, p. 48 et 52.

Donc tu te dégages
Des humains suffrages,
Des communs élans !
Tu voles selon...

Rimbaud, L’Éternité.

C’est le 25 ème anniversaire de la revue Ligne de risque. Le numéro 3 de la nouvelle série est paru. Le numéro précédent était consacré au Dévoilement du Messie. Celui-ci, dans le prolongement de l’analyse du « Dispositif » effectuée dans Tout est accompli (2019), livre signé Yannick Haenel, François Meyronnis et Valentin Retz, nous parle de « l’Immonde ».
« La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde » écrivait Rimbaud dans un de ses délires d’Une Saison en enfer (1873). Phrases encore énigmatiques. « La mondialisation, c’est-à-dire l’immondialisation est en cours » rappelait Sollers dans une présentation de ses Fugues (2012). Et, après la publication de Beauté (2017) : « nous ne sommes plus dans un monde, mais dans une mondialisation de l’immonde ». « Il n’y a plus de monde » écrivent aujourd’hui Meyronnis, Le Maguer et Battesti, nouveau trio, dans un éditorial qui fait le bilan cinglant de deux ans de gestion d’une épidémie planétaire — mais aussi française, bien française — pendant laquelle, au nom de la science — ou plutôt de « billevesées scientistes » — et de la modélisation numérique, le temps lui-même semble sorti de ses gonds.

Au sommaire :

Éditorial de François Meyronnis, Sandrick Le Maguer & Julien Battesti
Notes sur l’annulation en cours, par François Meyronnis (« la fin du monde a déjà eu lieu »)
Au nom de la science, par Sandrick Le Maguer (« analyse des prétentions scientifiques que la crise du Covid aura vu fleurir »)
Rapport d’information n°673 du Sénat (morceaux particulièrement choisis)
Florilège (citations les plus ubuesques des deux dernières années)
Fragments sur le livre électronique, par Julien Battesti (auteur de L’imitation de Bartleby [1])

Éditorial

« Le monde est malade, beaucoup plus malade qu’on ne croit,
et c’est d’abord ce qu’il faudrait reconnaître, afin de le prendre en pitié. »
Georges Bernanos

Sans doute l’apparition du virus couronné a-t-elle levé le voile sur l’époque. Qu’un événement considérable soit venu vers nous, impossible de le nier. Et aussi qu’il est indissociable de notre entrée dans l’âge planétaire. Mais cet événement, seul un imbécile à la conscience embrumée le réduirait à un problème de santé publique. À sa décharge, il est vrai que tous les moyens d’ahurissement ont mis en exergue cet aspect, et cela sans relâche, avec une insistance qui eût étonné même le dictateur albanais Enver Hodja, pourtant l’une des pires crevures staliniennes, et aussi peu effarouché que possible en matière de propagande abêtissante. À croire que notre temps a fait des progrès dans cette sinistre discipline ; qu’on endoctrine toujours, mais avec des biais plus insidieux ; en étiolant les populations par en dessous à l’aide des nouvelles techniques d’emprise.
D’un bout à l’autre de cet astre errant qu’est la Terre, un étrange virus à partir de mars 2020, a soudainement privé d’intérêt tout ce qui n’était pas lui. S’arrogeant un pouvoir absolu sur une bulle d’information sans cesse regonflée à son propre vide, il s’est imposé à nous sur tous les plans, à l’instar d’un souverain dominateur qui mettrait sous son joug les vaincus. On ne parlait que de lui dans les médias ; et jusque dans les conversations privées, il n’y en avait que pour lui. Sous l’égide de gouvernants à la fois pervers et absurdes, nous étions en permanence assaillis par des mots d’ordre angoissants et exposés à des recommandations contradictoires, mordant sans arrêt l’une sur l’autre. Bref, nous avons été travaillés, comme on le dit en sorcellerie. On a porté la main sur nous : et d’abord sur notre appareil psychique. Nos idées et nos manières de sentir, on les a brassées ; on a modifié en profondeur nos conduites, et de même nos automatismes.
Que s’est-il passé ? En mettant sous les yeux des gens leur mort, en obnubilant leur pensée avec cette éventualité macabre, on les a dressés à l’obéissance la plus vile ; on les a envoûtés par leur propre insignifiance, diminuant ainsi leur âme, et la rabougrissant à l’égal de celle d’un zombi. Et cela alors que le virus couronné, malgré une certaine virulence, n’a jamais été d’une létalité significative, ne constituant un danger sérieux que pour les grands malades, par définition immunodéprimés, et les vieillards mal en point. Comme on pourrait le dire tout autant d’une forte grippe.
Mais surtout on a organisé sur l’ensemble de la planète un immense bouleversement : la vie biologique, en l’occurrence la façon dont notre système immunitaire réagit au virus couronné et à ses multiples « variants », a brutalement pris le pas sur une quelconque existence sociale ; et ce coup de force s’est accompagné d’une prise de pouvoir foudroyante de la virtualité sur le monde réel. En effet, la mise en place d’une biocratie, qui nous enchaîne, est inséparable, comme on a pu le vérifier, d’une gestion cybernétique de notre astre errant — en gros, de sa numérisation accélérée. Et la crise prétendument « sanitaire » a été une formidable aubaine. Dans l’urgence, elle a fourni l’occasion de parachever l’établissement d’une gestion cybernétique de nos modes de vie, et cela en l’absence du moindre débat.
Par rapport à ce qui arrive, il est temps de se réveiller et de comprendre. Pas question, pour nous, de « rouler dans la bonne ornière », comme dit Rimbaud. Ce qui sidère, c’est à quel point la petite bourgeoisie culturelle, cette plèbe de scribouillards, de faux artistes et d’intellectuels d’élevage à laquelle toute pensée pèse parce qu’elle n’en a plus les moyens et que l’intégrité lui fait défaut pour l’accueillir, à quel point, donc, cette petite bourgeoisie accepte ce qui se passe sans broncher ; et avalise, tentaculaire et lugubre, l’actuel cours des choses. Au lieu de révoquer en doute les discours du faux bien tenus par les multinationales de la santé, et relayés par toutes les autorités mondiales, elle n’enfle la voix que pour en remettre sur l’acquiescement. Alors que ce consentement la frappe elle­ même de nullité et, au fond, ratifie sa disparition.
Mais aucune raison de s’étonner ; de s’indigner, encore moins. D’ailleurs, l’indignation est d’une tonalité vulgaire. Quant au mépris, n’en soyons pas trop prodigue. Qu’on se rappelle cette sage remarque de Chateaubriand : « Il est des temps où l’on ne doit dépenser le mépris qu’avec économie, à cause du grand nombre des nécessiteux. »
De toute façon, comment espérer grand-chose d’un scribouillard, d’un faux artiste, d’un intellectuel d’élevage ? Regardez-les. Ils brament toujours après une distinction, ou une prébende. Ils aspirent à ce qu’on ait sur eux une opinion favorable, et qu’on la propage auprès des éberlués ; mais aussi à ce qu’on entérine dans les bons endroits leur respectabilité. Aux médias, ils laissent donc le soin de choisir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Qu’ils soient déjà évacués à l’instant même où leur minuscule notoriété prend tournure, un esprit lucide en a forcément le soupçon ; mais, en ce qui les concerne, ils préfèrent l’ignorer. Après tout, ils tomberont assez tôt dans le vide-ordures, où leur absence de destin les appelle.
Imaginez, maintenant ; qui attendrait d’eux une parole ? Hein ? Une parole qui tienne un peu debout ; nourrissant celui qui la reçoit ; élargissant son cœur, et aussi son souffle ? Nous disons : personne ; ou alors un benêt, dont la méfortune résulte de son défaut d’oreille.
Allez, détendons-nous un peu.
L’une des figures les plus comiques, tellement elle est persuadée de son importance, tout en sombrant dans la confusion, nous voulons parler d’Alain Badiou, vient de sortir une brochure, Remarques sur la désorientation du monde, qui nous a littéralement secoués de rire. On y décèle à chaque ligne la haine et le mépris de toute liberté, comme si le gouvernement macroniste n’avait pas été assez loin dans les mesures de restriction. En effet, le président, selon Badiou, « aurait dû signer, tout bonnement, l’obligation de la vaccination », notre philosophe mettant sur le même plan la variole, le choléra, la typhoïde, la poliomyélite, plaies redoutables par leur nuisance, et le virus couronné, beaucoup moins funeste. Plus curieux encore, il assimile aux vrais vaccins, qui ont effectivement arrêté les fléaux susnommés, le succédané douteux aujourd’hui mis en circulation par les multinationales de la santé, si évidemment incapable d’endiguer la contagiosité du virus qu’il faut inconsidérément multiplier les doses pour un résultat toujours incertain, au risque de détruire notre système immunitaire.
Mais heureusement Badiou détient une précieuse relique, qui « oriente » ses réflexions lumineuses : la « vérité marxiste ». Nanti de ce mirobolant sésame ouvre-toi, il démasque avec aisance une « sourde hostilité réactive à la rationalité scientifique » sous l’« obsession » des libertés ; et, pourquoi pas, la volonté farouche de « faire disparaître les musulmans » ; puisqu’il lui semble qu’on ferait reproche à ces derniers, dans des milieux difficiles à circonscrire, peut-être les Gilets jaunes, regardés par lui comme des quasi-fascistes, d’apporter la pandémie en France.
Si dans son pays le soi-disant maoïste Badiou adore les musulmans, fantasmés comme des « ouvriers » incarnant la « dimension internationale » du prolétaire, il semble nettement plus suspicieux à leur endroit quand il s’agit de la Chine, où le sort de la minorité ouïghour le laisse froid. En fait, notre communiste imaginaire présente tous les symptômes de la fausse conscience. Baignant dans l’infatuation, il se réclame d’une rigoureuse « analyse de classe » ; et postule que la « violence partisane » des communistes, à rebours de celle des gueux, est la seule légitime ; alors qu’il se dissimule à lui-même ce qu’il est réellement, et jusqu’à la caricature : un bourgeois croupissant dans le plus stupide bourgeoisisme, et masquant sous des oripeaux avantageux la détestation de son propre peuple. Drôle, à cet égard, comme le bolchevik, qui n’a jamais été chez lui qu’un déguisement approximatif, extrait d’une panoplie, cède facilement le pas à l’émule du pharmacien Homais, égrenant d’un ton sentencieux des billevesées scientistes.
Soyons un peu sérieux, et oublions ce clown au masque caricatural. Car Badiou, malgré l’enflure et les grands airs de ses prônes, n’est rien d’autre qu’un auguste. Le « philosophe-français-le-plus-traduit-au-monde », du moins à en croire ses quatrièmes de couverture, rédigées par lui-même ; et, cependant, un personnage de cirque ; envoyant des serpentins du milieu de la piste. Allez, un tranche-montagne, ce clown ? Nous l’affirmons, et sans persiflage : le vieux sorbonagre est beaucoup moins « révolutionnaire » que le président Macron.
On nous dira : Macron, un révolutionnaire ? Vous plaisantez ? Les imbéciles de la bourgeoisie ne le croient-ils pas modéré, centriste ; proportionné à leur fadeur, à leur lâcheté ; et surtout, dévoué à leur passion dominante : l’argent ? Quant aux niais du côté gauche, qui a toujours eu une propension à la niaiserie, ne le prennent-ils pas pour un redoutable homme de droite ? Les premiers ne se trompent aucunement sur la dévotion à l’argent ; les seconds, pas non plus sur le caractère redoutable du personnage. Seulement, pour le reste, ils divaguent les uns comme les autres. Véritable agent du néfaste, le chef de l’État défend un maximum, et cela de toute sa rage. Nous oserions même : de toute sa folie. Il conspire à ce qu’en France tout devienne liquide, soluble, agencé ; quitte à brutaliser ce qui ne peut pas l’être, ou le refuse ; quitte à le détruire. Il souhaite que le monde soit tout entier absorbé dans le Marché global, et qu’on jette une bâche sur les pauvres, tous les pauvres. Rien d’autre ne compte à ses yeux, et surtout pas l’« émancipation humaine », ce Graal des Temps modernes. D’ailleurs, qui soupire encore après cette vieille attrape, trop surannée pour convaincre encore ? Certainement pas lui. Il se veut « progressiste », mais dans une autre acception que celle de l’ancienne gauche, aujourd’hui complètement putréfiée. Au fond, les idéaux de pacotille l’intéressent assez peu ; il en joue parfois, mais comme celui qui attache des breloques à sa chaîne de montre. Quel sens aurait le mot « République » à l’âge planétaire ? Aucun, et il le sait.
L’âge planétaire est essentiellement déterminé par la mise en joue atomique et par un maintenant sans présence : l’instant-fantôme des réseaux numériques. À travers le Marché global, celui-ci règne sur notre astre errant. Il siphonne à la fois toute projection vers le futur et toute remémoration du passé ; de même qu’il chevauche depuis nulle part les lieux où nous passons nos jours. Ainsi notre rapport avec les territoires et avec les heures est-il virtualisé ; ce qui nous arrive advenant désormais depuis un maintenant perpétuel, lequel prend à revers l’écoulement du temps. Selon la formule de Paul Virilio : « Ici n’est plus, tout est maintenant. »
Qu’est-ce, finalement, que ce Macron ? Un homme assez vulgaire, mais qui a compris que nous sommes passés du moment sociologique au moment cybernétique, et qui entend plier son peuple à cette nouvelle domination. Avec lui, si l’on n’y prend pas garde, le désert croît encore plus vite ; et les années, elles, perdent de leur douceur.
Il suffit d’envisager l’inquiétant triumvirat qui s’est rendu maître du pays à l’occasion de la crise prétendument « sanitaire », le président flanqué de ses deux ministres les plus épouvantables : Véran et Attal, pour qu’aussitôt ces deux vers de Baudelaire, dans Les Fleurs du mal, nous reviennent en mémoire :
« Contemple-les, mon âme ; ils sont vraiment affreux. »
Disons-le franchement : tout ce qui détient une autorité en France, toutes les instances — politiques, juridiques, culturelles et même scientifiques —, tout cela s’est entièrement déconsidéré durant les deux dernières années ; tout cela a perdu à nos yeux le moindre crédit.
Quelques individus néanmoins ont sauvé l’honneur : notamment Bernard­ Henri Lévy, Barbara Stiegler et les auteurs du Manifeste conspirationniste.
Quelle confiance peut-on accorder aujourd’hui aux gouvernants ? Aucune. Aux médiatistes ? Aucune. Aux intellectuels ? Bien peu.
Rappelons-nous cette phrase magnifique de Rabbi Nahman de Braslav : « Le temps viendra où l’homme simple et intègre sera une nouveauté aussi rare et unique que le Baal Shem Tov. » Eh bien, nous y sommes.
Mais ne nous laissons pas obnubiler par les chiens de manchon du nihilisme rampant. Voyons plus large. La crise prétendument « sanitaire » a fait apparaître le point où nous en étions rendus. IL N’Y A PLUS DE MONDE. Notre planète est vouée à la fois à l’errance la plus complète et au contrôle cybernétique qui porte l’errance à son comble. À cet égard, la mise en spectacle d’une Terre en train de lutter contre le virus couronné n’est rien d’autre qu’une marche vers l’IMMONDE. En ce sens, la remarque de l’oligarque Klaus Schwab est juste. Le virus a bel et bien été « un point d’inflexion fondamentale dans notre trajectoire mondiale ». Et l’un des traits de cette époque terminale, c’est la manière dont le monde factice des réseaux se superpose de plus en plus au monde réel, jusqu’à l’ingurgiter ; de telle sorte que la réalité tende à devenir, par un renversement paradoxal, une simple province de la virtualité.
Nous sommes là au cœur de la dévastation. En mettant en équivalence le monde et sa modélisation numérique, on redouble êtres et choses par un façonnage digital, et cela jusqu’à l’anéantissement. À partir de là le monde est gouverné depuis son double spectral, et la question devient celle-ci : comment traverser le spectre et sortir de la gueule du Grand Abîme ?

François Meyronnis, Sandrick Le Maguer & Julien Battesti

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Chacun se demandera un jour ce qu’il a pensé et dit, comment il a alerté, dès le début de l’épidémie. En ce qui me concerne, voilà : Chroniques d’un printemps confiné (15 avril 2020) - Le délire continue (27 mai 2020)

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1 Messages

  • Albert Gauvin | 3 avril 2022 - 23:30 1

    Rappel. Le nouveau numéro de la revue Ligne de risque sera présenté à la librairie Tschann (125 bd du Montparnasse, Paris) le lundi 4 avril 2022, 20h.

    La pensée en guerre. Voici ce qu’en dit Fabien Ribery dans l’intervalle :

    « On ne l’attendait plus, il est là, le grand livre sur l’époque du confinement planétaire et de la fin des libertés dues à l’apparition du providentiel virus couronné est une petite revue confidentielle à haut pouvoir de radiation intellectuelle, Ligne de risque. » A RETROUVER ICI.