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VÉNUS - où nous mènent les étreintes.

Yannick Haenel et Linda Tuloup

D 15 août 2020     A par Viktor Kirtov - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Yannick Haenel aime les forêts et les déesses. Il nous l’avait magistralement montré dans son livre « Tiens ferme ta couronne » à l’automne 2017, suivi de son film « La reine de Nemi » en Italie, , lieu de l’ancien sanctuaire de Diane, déesse de la chasse représentée avec une biche. ».

Aujourd’hui, ce sont les forêts intérieures de la photographe Linda Tuloup qu’il accompagne d’un beau texte. Le livre commence par une invitation. Dans un sous-bois, une jeune femme nue photographiée au flash portant un masque de biche est là pour ouvrir le chemin : « je vais entrer dans la nuit avec elle », écrit Yannick Haenel. Suivons les avec Guillaume de Sardes

Les forêts intérieures de Linda Tuloup


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Par Guillaume de Sardes le 14 août 2020-

[…] [Après l’image de la jeune femme nue portant un masque de biche ouvrant le livre et le chemin…] l’image suivante fait basculer le livre du côté d’un rêve surréaliste. Deux images superposées, un buste dans le ciel, un visage dans les nuages. Puis nous voilà de nouveau à parcourir la forêt, répondant cette fois à l’appel d’une femme et d’un loup. La première porte le second sur ses épaules, comme un trophée. Linda Tuloup ? La voilà habillée (le jour) et nue (la nuit) dans deux autoportraits.

Partant du cœur des forêts, le désir a enveloppé les villes, s’insinuant dans les chambres comme un brouillard. Une femme attend, attachée à un lit de fer, mais quoi ? Peut-être un dieu changé en pluie d’or ? Ne sommes-nous pas dans un livre où se succèdent les métamorphoses ? Peut-être la femme-biche du début n’était-elle qu’une autre victime de Diane ? Actéon a appris à ses dépens qu’il était dangereux de surprendre l’intimité des femmes ; Linda Tuloup s’y est risquée quand même dans cet album bref et intense logiquement titré d’un nom de déesse :Vénus.


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Linda Tuloup,Vénus, texte de Yannick Haenel, Éditions Bergger,, 2019.


VÉNUS - où nous mènent les étreintes

Le livre VÉNUS - où nous mènent les étreintes fait dialoguer les photographies troublantes de Linda Tuloup avec un texte sur le désir écrit sur mesure par Yannick Haenel (Prix Médicis 2017). Les portraits du modèle Elisa Meliani - amie de l’auteure - se mêlent à des autoportraits libres et intimes et évoquent ensemble les songes, le trouble des corps nus, des souvenirs immémoriels. Le texte de Yannick Haenel s’écoule entre ces photographies et nous ouvre les portes du jardin des déesses et dieux de l’amour.


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Textes en français, traduction anglaise sur un feuillet séparé

52 pages

20 reproductions en bichromie

18x22 cm

Papier 170 g

Couverture souple / Reliure apparente


"À l’instant du plaisir, un oiseau s’illumine derrière ta nuque. Colombe, tourterelle, je ne sais pas. Peu importe : l’univers s’élance à travers un spasme qui nous donne des ailes. Tout revient et se donne, et se précipite : la fumée, les bois, les étoiles, l’eau de tes dents, la robe noire, la robe d’argent, et ton loup qui te couvre. Où est passée la biche ?"
Yannick Haenel


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PLUS sur l’érotisme chez Yannick Haenel

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1 Messages

  • Anwen | 15 août 2020 - 17:10 1

    VÉNUS
    Son histoire réelle ayant été effacée, on ne la connaît plus que par la mythologie.
    Vénus est surtout considérée comme représentant la lumière de l’Esprit. Elle est surnommée Uranie et aussi Lucifer. La colombe est son symbole et représente le Saint-Esprit qui est en elle, l’Esprit qui s’élève et qui élève. Elle fut mise au nombre des astres. Son nom fut donné à une brillante planète. Sa fonction est d’annoncer le jour, dira-t-on, parce que sa présence fait la lumière.
    Vénus était appelée Lucifer le matin, ou l’Etoile du Berger, et Vesper le soir. On dit aussi Hesper ou Vesperugo quand elle paraît à l’Occident, peu après le coucher du soleil.
    Elle était surnommée Basilée (Basilis), c’est-à-dire Reine ; elle est fille de Cœlus, le Ciel.
    Les affiliés de Vénus sont les Vénètes.
    En Gaule, ils avaient une importante colonie sur le territoire où l’on fondera la ville de Vannes.
    Ce nom, corruption de Veneta, restera dans certaines régions du Nord où la particule Van se mettra devant les noms pour les ennoblir. Cela indique serviteur de Vénus. Van est devenu Von chez les Saxons. Il existe à deux lieues de Liège, au bord de l’Ourthe, un endroit encore appelé les Vennes, près de Froidmont.
    Vénus serait un nom déformé. La terminaison « us » aurait été ajoutée par les Latins quand ils masculinisèrent tous les noms. C’est une terminaison masculine. Le féminin, selon le génie de leur langue, serait Vena.
    M. Dottin nous apprend que, parmi les inscriptions celtiques, on trouve Bena, sacra Bena (Antiquité Celtiques, p. 109). Et il donne au mot « ben » la signification de femme. Alors, sans doute, Femme Divine. Vénus serait donc le nom même de la Femme, Ben ou Ven. (Dans certaines langues, le B et le V se confondent ; c’est la prononciation qui les différencie.)
    Nous avons montré déjà que Vénitien et Phénicien étaient le même mot écrit différemment, et que l’oiseau sacré des Phéniciens, le Phénix, pouvait aussi s’écrire Venix. Or nous trouvons qu’on représente Vénus par l’oiseau Vennou ou Bennou, qu’on appelle le Phénix des Grecs.
    Comme dérivé de Bena (Vena), nous trouvons chez les Celtes la Déesse Bendis ; elle a des serviteurs qu’on appelle Bendès, Bender.
    La Déesse Bendis est devenue Bhavanî aux Indes. Chez les Israélites, nous trouvons les Beni-Israël. Et nous retrouvons cet usage de mettre le nom de la Femme devant les noms propres, dans l’habitude de mettre EVA devant les noms : Eva-Marie, Ave-Maria.
    Les Grecs, qui copiaient tout, firent de « eva » le mot « eu » (le V et l’U se confondent dans leur langue) et mirent ce « eu » (qui signifie Lien) devant certains noms : Eu-rope.
    Bélisama était le Surnom de Vénus.
    Nous disons : surnom de Vénus, mais il faudrait peut-être dire Vénus surnom de Bélisama, car nous ne savons pas quel est le nom et quel est le surnom.
    Cailleux dit : « Les Gaulois avaient gardé dans leur mythologie une ancienne personnification féminine, Bélisama, qui avait enseigné à leurs aïeux la médecine, les arts et les métiers. On la considérait comme une Déesse sanitaire ; les eaux thermales lui étaient consacrées. Les inscriptions l’assimilent à Minerve. » Elle fut la première des « Sagas », ces anciennes Doctoresses de la Celtide, que les Gaulois appelaient « Sages-Femmes ».
    De Bélisama, on a fait « basilique », édifice où l’on rendait la justice, église principale, parce que cette Déesse avait restitué le culte déformé par la révolte de Ram. Rappelons que c’est ce Ram celtique que les Hindous appellent Râma (également connu sous le nom Ramachandra), le grand perturbateur et usurpateur du régime féminin en Asie, c’est lui que le Thibet, la Chine, le Japon et les immenses régions du Nord de l’Asie honorent sous le nom de Lama. Il est connu sous le nom de Fo, de Pa, de Pa-pa (monarque paternel) ou de Pa-si-pa (Père des pères). C’est lui qu’en Perse on a appelé Giam-Shyd (Djamchid) et dont on a fait le premier monarque du monde. (les disciples de Ram étaient appelés Ramsès en Egypte).
    La Déesse Bélisama donna son nom à une classe d’hommes appelés « Belech ». Ce sont les Druides, qui sont ses fidèles serviteurs, ses vrais initiés. On croit qu’ils sont appelés ainsi parce que belech veut dire « lin » et qu’ils sont vêtus de lin, mais ce nom a une autre origine, il signifie « Prêtre de Bel ».
    Belgius vient de Belech, qui veut dire Druide. De Belgia, terre de Bel, on a fait Belgique. Polybe parle de la ville de Bellica.
    Le Belech célébrait ses Mystères à Is, à Isca Silurum, à Isca Dumnoniorum.
    Jusqu’en Irlande, nous retrouvons ce nom devenu « Beal ». En anglais « Bold », en australien « Bool ». Dans l’Afrique septentrionale, nous trouvons à Cyrène le nom de « Balis ». Ce nom, adopté par les Hindous, est devenu « Mahâ-Bali » (grand Bali).
    Dans le premier chapitre de l’Iliade, nous retrouvons « Belos », qui est arrivé à signifier le Ciel dans le dialecte grec de Laconie. Bela signifie éclat, splendeur.
    Bel-tene (feu de Bal en irlandais) était fêté le 1er mai ; c’était la fête des fleurs, la fête de la Femme.
    Les Belgæ, au temps de César, habitaient la partie de la Gaule comprise entre le Rhin, la Marne et l’Océan. Strabon comprend les Armoricains, parmi les Belges.
    Rappelons que c’est en l’honneur de Vénus-Bélisama qu’on appela « Baléares » les îles où on avait installé des observatoires appelés Héméroscopes, que c’est aussi pour rappeler son règne dans les régions du Nord qu’une mer s’appela « Baltique ».
    Livres de Femmes, Livres de Vérités

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