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Yannick Haenel, Adrian Ghenie, Déchaîner la peinture

Déconfinement

D 15 juillet 2020     A par Albert Gauvin - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



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Né en 1977, Adrian Ghenie vit et travaille à Berlin et est un des artistes les plus cotés du moment sur le marché de l’art. Depuis une dizaine d’années, sa peinture se déploie à travers un extraordinaire déchaînement chromatique qui, entre figuration et abstraction, invente des formes nouvelles – inspirées par Francis Bacon ou Gerhard Richter – en les déplaçant sur le terrain de l’histoire et du destin de l’espèce humaine en proie aux mutations génétiques.

Cette enquête passionnée écrite par Yannick Haenel s’attache à décrire le processus d’une oeuvre à travers l’analyse des figures qui irradient ses tableaux.

Est-il encore possible de faire de la peinture dans une époque qui se noie dans la saturation des flux d’images ? Est-il encore possible de peindre des visages après un siècle de propagande où le visage des tyrans a permis d’asseoir leur domination ? Qu’est-ce que la radicalité artistique ? Ce sont des questions que pose l’oeuvre d’Adrian Ghenie, et que ce livre aborde en une série de chapitres qui racontent une histoire : celle de la naissance d’une oeuvre, aujourd’hui.

Entretiens avec Yannick Haenel

France Culture, L’invité culture, 15 juillet 2020.

L’écrivain français, quelque mois après avoir signé un livre consacré au Caravage, poursuit son étude de la "peinture violente" en penchant ses mots sur l’oeuvre du peintre roumain Adrian Ghenie.

 

Transfuge.

Vous avez fait paraître un livre sur le Caravage il y a peu de temps. Là vous faites paraître ce livre sur Adrian Ghenie. Vous avez manifestement en ce moment envie d’écrire sur la peinture. D’où vient cette envie ?

J’ai eu envie d’approfondir mon goût pour les nuances. Écrire sur la peinture, c’est réapprendre à voir, et donc à jouir de minuties. C’est s’exercer à faire scintiller les détails. La peinture est chose muette, comme disait Poussin, et pourtant elle ne cesse de parler. Trouver les mots pour dire cette abondance qu’il y a dans la peinture, mobiliser dans sa palette intérieure le lexique frémissant qui s’accorde à l’opulence des couleurs, des matières, des formes, c’est revenir à l’enfance heureuse de l’écriture. Après mon roman Tiens ferme ta couronne, j’ai éprouvé le besoin de me plonger dans une dimension hors récit, en l’occurrence dans cet irracontable, dans cette poésie pure qu’est le monde pictural. Je voulais répondre à ce défi qui me renvoie à l’essence même de l’écriture : dire pour faire voir.

Y a-t-il pour vous des textes fondateurs d’écrivains sur la peinture ?

Bien sûr, il y a une véritable tradition dans la littérature française de livres sur l’art, que Diderot a initiée, et Baudelaire poursuivie en commentant les Salons. Les livres qui m’ont particulièrement marqué sont Manet de Georges Bataille, et Van Gogh ou le suicidé de la société d’Antonin Artaud, car ils accordent à la peinture une charge explosive de liberté, ils voient la peinture comme un art subversif.

Ecrit-on de la même manière sur un artiste du XVIe siècle, Caravage, et un artiste contemporain ?

C’est très différent. Il y avait, pour le Caravage, un stock immense d’études à ingurgiter : écrire sur cette oeuvre a pris la forme d’une orgie de lectures. Pour Adrian Ghenie, qui est un peintre vivant, et dont l’oeuvre est en devenir (il a à peine quarante-trois ans), il existe quelques catalogues, mais pas de livre. Mon livre est le premier sur ce peintre. J’ai donc dû, en regardant sa peinture, en déchiffrant ce monde convulsif, inventer un discours complètement neuf, une écriture adaptée à la violence chromatique de Ghenie. Mon livre est en quelque sorte pionnier. Écrire sur les peintres du passé, c’est passionnant, car tout est toujours à reprendre ; mais se risquer à penser la peinture d’aujourd’hui, c’est mieux : l’art est vivant.

Comment avez-vous découvert l’oeuvre d’Adrian Ghenie ?

J’ai reçu, durant l’été 2018, un coup de téléphone d’un certain Harry Jancovici, que je ne connaissais pas et qui m’a dit qu’il était l’éditeur de Logique de la sensation, le livre de Deleuze sur Bacon. Philippe Sollers lui avait donné mon numéro, Harry Jancovici cherchait quelqu’un pour écrire sur un peintre roumain « incroyable et splendide », il voulait me montrer ça. C’était le mois d’août, en pleine canicule, j’écrivais tout seul à Paris mon livre sur le Caravage, j’étais libre, j’ai accepté d’aller voir.

Vincent Jaury, Transfuge

Yannick Haenel et Adrian Ghenie,

parmi les avalanches

Par Anna-Livia Marchaison

Après un premier essai inspiré des tableaux du Caravage dans La Solitude Caravage (2019), où l’écrivain mêlait le récit personnel d’une révélation poétique à l’élucidation de la vie aventureuse et artistique du Caravage, Yannick Haenel chemine désormais auprès d’Adrian Ghenie, peintre roumain née en 1977 à Baia Mare, vivant et peignant aujourd’hui à Berlin.

À travers une monographie axée sur l’œuvre du peintre, que l’auteur décrit comme une “féerie effrayante et jouissive”, Yannick Haenel exerce son regard, initie celui du lecteur, “cueille les nuances”, et modèle son langage, tout en prolongeant une réflexion sur l’acte de peindre — et d’écrire — dans ce deuxième essai aux contours poétiques singuliers, Déchaîner la peinture.

Regardez ces nymphéas de boue marron qui se lèvent sur un sol blanc : ce sont les anciens soleils, ils se sont écroulés là sur la terre (...) Et c’est fou toute cette ténèbre diffusée depuis le corps impossible à figurer de Van Gogh, car le ciel n’est pas éteint : regardez là-haut, au sommet du tableau, derrière les branches, en haut des collines : le ciel est bleu.” C’est ainsi que l’on entre dans l’œuvre picturale d’Adrian Ghenie : à travers une vaste et méticuleuse ekphrasis. De toile en toile, de bout en bout, de phrases en phrases, et très loin des classifications génériques propres au discours de l’historien ou du critique d’art, dont l’écrivain se déleste royalement, Yannick Haenel progresse dans la peinture d’Adrian Ghenie à la manière d’un “passionné”. De la nuance, il en tire une trame, de quelques détails, il en dévoile un sens, de ses phrases, il en tire une pensée, des images. C’est d’ailleurs plutôt dans le sillage d’écrivains — Antonin Artaud sur Van Gogh, Georges Bataille sur Manet — et de philosophes — Gilles Deleuze sur Francis Bacon — que l’auteur de cette monographie entend s’inscrire. À travers elle, et de manière originale, il en vient à déployer sa propre “logique de la sensation” de la peinture d’Adrian Ghenie, et à en tramer l’intensité, toute personnelle.

C’est que l’ouvrage ne semble pas né d’une rencontre, mais bien plutôt d’une “expérience”, qui plus est solitaire. Yannick Haenel a bien pu rencontrer Adrian Ghenie au cours de l’hiver 2018, dans son atelier, à Berlin, mais cette réunion proprement dite ne forme pas l’objet du livre. La monographie, en effet, ne relève en rien de l’expérience partagée : l’ouvrage fait peu cas de la rencontre entre l’écrivain et le peintre, ni ne s’attarde à retracer l’itinéraire personnel de ce dernier, à l’exception, peut-être, de quelques éléments biographiques succincts distillés en fin d’ouvrage. Pourtant, ceux-ci sont à prendre comme autant de “biographèmes” propres à innerver l’imaginaire de l’auteur, et dont l’écrivain souhaite s’emparer intimement, comme pour lui-même. Ainsi, si l’expérience picturale se fait pleinement intérieure, c’est que le dialogue véritable entre les deux artistes semble se poursuivre ailleurs.


The Storm | 2015 | huile sur toile | 240 x 200 cm | © Adrian Ghenie.
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C’est entre le texte et l’image, entre l’illustration et son commentaire, entre le visible du tableau et les images visuelles produites par sa description, que la monographie, de par sa forme et son dispositif, produit son effet premier de réunion. Il semblerait que ce soit dans les interstices que se loge pour Yannick Haenel l’essentiel du travail pictural d’Adrian Ghenie, et, plus largement, que se décide l’essence même de la peinture, mais aussi de la littérature, “le fond du pot” pour reprendre après lui l’expression de Montaigne.

Au fur et à mesure de l’ouvrage, on perçoit sensiblement que l’écrivain s’intéresse davantage aux marges d’une “histoire parallèle”, à la partie masquée et secrète du processus de création — le geste de peindre, dont on rêverait de déceler l’exécution passionnée, son “mystère” —, à l’endurance silencieuse, obstinée et si décisive de la figure de l’artiste, et surtout, aux différents angles morts du visible, que Adrian Ghenie s’efforce de travailler pleinement, et à travers lesquels il envisage de nouvelles représentations. L’artiste pulvérise les cadres, dévoile un nouveau cosmos, se défait des genres, en découd avec la prégnance de mauvaises figures. “Les gens ne se rendent pas compte que les véritables décisions ont lieu ainsi, loin des actualités, à travers des opérations qui influent sur la trame. Voilà pourquoi les artistes insistent, voilà pourquoi il faut trois ou quatre ou cinq tableaux qui refont apparemment le même sujet pour porter un coup, pour que le prodige s’exhausse.” Au fil des toiles d’Adrian Ghenie, enchevêtrées aux phrases de Yannick Haenel, la monographie inscrit l’irreprésentable et l’indicible dans sa trame, et s’exerce à en exprimer “l’événement”, à en faire saisir toute la portée. “Peindre est un acte de voyance qui consiste à débusquer dans les débris du présent les pulvérisations occultes du passé. Une surface peinte dispose une trouée dans le visible par laquelle surgit une violence dont on n’a pas fini de mesurer l’impact.

Ainsi, il se pourrait que ce soit dans ce face-à-face avec l’Histoire et plus largement avec le mal que se love le véritable point de rencontre entre les deux artistes, là où affleure pleinement une endurance commune face à la remontée des fantômes. “L’Histoire est un cauchemar dont j’essaie de m’éveiller” : Yannick Haenel avait inscrit la phrase de James Joyce en exergue de son roman Cercle, tandis que Adrian Ghenie semble la traduire et la diffracter picturalement dans ses toiles, en particulier dans The Nightmare, — et de façon étonnamment simultanée, la même année où l’écrivain publiait son roman (2007) — , à travers la possible incarnation du peintre endormi, sur lequel Hitler jette son regard.


The Nightmare | 2007 | huile et acrylique sur toile | 148 x 200 cm | © Adrian Ghenie.
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Mais, bien que l’écrivain tende à souligner la dimension toute spectrale de la peinture d’Adrian Ghenie, fréquemment empreinte des figures les plus horrifiantes du pouvoir - de Göring à Hitler en passant par Ceauṣescu, Mengele et jusqu’à Donald Trump _-, ou de mauvais génie — Darwin — , leur rémanence macabre ne fait pourtant pas de l’artiste un peintre encastré dans les sujets d’Histoire. Certes, Adrian Ghenie convoque bien une mémoire, à laquelle il nous invite à nous ouvrir, mais la “violence intérieure” de sa peinture, son “énergétique”, son déchaînement comme le qualifie Haenel, semble, bien mieux, livrer le parcours programmatique de l’ouvrage.

Déchaîner la peinture se présente comme une "enquête passionnée”. L’auteur poursuit son investigation en traçant la trajectoire de ce qu’il nomme le “déchaînement” pictural d’Adrian Ghenie, qui consiste tout à la fois à libérer la peinture de ses représentations saturées, qu’à en embrasser le débordement, et à en explorer les divers foyers incandescents. Yannick Haenel présente ainsi, comme par degrés, différentes séries d’œuvres que le peintre a pu élaborer sur une dizaine d’années, de 2007 à 2019. De cette qualification picturale de déchaînement, il en délivre ainsi ce qui, à ses yeux, forme une “cohérence” de l’œuvre d’Adrian Ghenie, sa riposte et sa liberté.

De "l’acte fondateur” de sa peinture, que constitue la série The Collector de la fin des années 2000, suivis d’une série de tableaux aux chromatismes sombres et froids où s’incarnent diverses figures de l’Histoire, ceux-ci font place par la suite à des oeuvres à la tonalité plus colorée — The Alpine Retreat — ou aux expressions plus risibles, comme en témoigne la série d’étude des "tartes à la crème", qui font ainsi voir une multitude de visages entartés et surpris de leurs propres métamorphoses, dévoilant par là le registre plus farceur mais non moins subversif de l’artiste. Yannick Haenel ponctue ainsi sa traversée méticuleuse de l’œuvre du peintre par les différentes inflexions tonales qui la distinguent, pour finalement aboutir aux nombreuses oeuvres que Ghenie consacre à Van Gogh, celles qui marquent la monographie au sceau de sa “dimension jaune”, tant elles expriment à elles seules le cœur effervescent de sa peinture, et plus généralement de l’acte de peindre. L’écrivain offre ainsi à découvrir l’oeuvre dans ses méandres, à travers sa construction plastique (photo-collages, action painting), ses polarités et ses tournants sensibles (la chambre Dada versus le collectionneur nazi Göring), ses images-sources (David Lynch), et en vient à reconstituer une généalogie picturale sous-jacente (Van Gogh et Francis Bacon, mais aussi Rembrandt) mêlée au dévoilement du “récit métaphysique” qui la jalonne. “Un véritable artiste est toujours un penseur. La peinture pense ; elle pense en peinture.


Pie Fight Study | 2012 |
huile sur toile | 42 x 88 cm | © Adrian Ghenie.

Suivre cette progression dans la peinture de Ghenie relève bien de l’itinéraire spirituel. Celui-ci relève d’un dévoilement progressif. Le déchaînement à l’oeuvre chez Adrian Ghenie n’est autre que le témoignage pictural des divers chocs qu’une violence passée mais aussi contemporaine fait porter sur les corps, des corps humains calcinés jusqu’aux défigurations futures des visages. Yannick Haenel, toile après toile, révèle ainsi un chemin de pensée, qui est aussi l’itinéraire pictural d’un absolu de la peinture. De Van Gogh à Francis Bacon et de Francis Bacon à Adrian Ghenie, le point d’aboutissement de la monographie semble se cristalliser sur le chemin de Tarascon, là où, chez Adrian Ghenie, la violence noire et l’ivresse jaune cohabitent sur la même toile ; Là aussi, où, aux yeux de Haenel, et reprenant la formule de Dante qu’il citait dans son livre Je cherche l’Italie, il est possible d’occuper "le point où tous les temps son présents" : “Ce chemin, dit Van Gogh, dit Bacon, dit Ghenie, est celui de la peinture. C’est là, disent-ils tous les trois depuis cent vingt ans, que ça a lieu. La dévastation s’éprouve, se vit, se peint. Quoi de plus libre que de se mettre face au ravage et d’affirmer son expérience ? Regardez Van Gogh brûler sur la route de Tarascon, contemplez son devenir-arbre chez Bacon, et son obscurcissement chez Ghenie : il se tient dans un libre rien. Le néant ne se rabat pas sur la négation ; il est l’autre nom de l’infini.

Reste que la trajectoire de l’écrivain dans l’œuvre du peintre n’a rien de linéaire. Elle semble même tourner sur elle-même. À l’image des “boucles spiralées” de The Storm, ou du “tourbillon de flammèches rouges” de The Black Flag, le dévoilement, dans Déchaîner la peinture, est circulaire. Parfois, il semblerait même que l’enquête se meut en poème, que l’investigation glisse en méditation sur le mal, que la description méticuleuse côtoie le régime visionnaire de l’illumination. “Chaque phrase, s’ajustant à une autre, compose une tapisserie qui rapproche les nuances : voici qu’à travers ce tramage, je me déplace d’une nuance à l’autre, à la recherche d’une vérité que rien n’apaise, tant chaque tableau la relance." C’est que le livre, apparemment linéaire, semble s’écrire autrement. L’enthousiasme passionné de l’écrivain tend parfois à venir court-circuiter l’exploration progressive qu’offre le dispositif visuel de la monographie, pour y substituer la force visuelle de ses propres phrases. Yannick Haenel propose ainsi au lecteur un autre régime d’exploration de l’œuvre du peintre. À l’image du chapitre “Tout Ghenie”, l’auteur en vient à restituer, comme d’un seul tenant, toute l’œuvre picturale de l’artiste. En épousant l’intensité d’une unique description qui relève parfois du poème, l’écrivain mêle ainsi les divers motifs qui composent les multiples toiles de l’artiste, et parvient à les condenser en un seul texte, petite épiphanie offerte au lecteur au cœur de l’ouvrage, avant même qu’il en découvre les différents mouvements. Comme s’il s’agissait aussi, pour lui-même, d’en fixer le caractère évanescent, de prendre avec soi l’insaisissable de ce “tumulte muet”.


Starry Night | 2013 | huile sur toile | 225 x 200 cm | © Adrian Ghenie.
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Dans Déchaîner la peinture, à la fin, c’est sans doute la tapisserie personnelle de Yannick Haenel que l’on regarde, tant son imaginaire innerve les toiles d’Adrian Ghenie. Car, en même temps qu’il récapitule les grands moments de sa peinture, il tisse aussi, en filigrane, le récit de sa propre passion pour l’oeuvre de l’artiste. À la manière de Bachelard, dans L’air et les songes, qui définissait l’imagination comme la déformation des images, l’imaginaire de l’écrivain finit par habiter singulièrement la peinture de Ghenie, faisant apparaître des silhouettes que l’on n’attendait pas. À travers l’apparition fragile de Van Gogh, c’est soudain Rimbaud que l’on entrevoit, mais aussi peut-être Godot, déifié en dieu de la peinture, et à travers lequel s’exprime enfin ce que l’écrivain nomme “l’espace libre du temps”. “Cet espace libre du temps pourrait avoir la simplicité d’un bout de nature sans rien. Il y aurait un rendez-vous qui se jouerait là entre une silhouette et son ombre, entre les arbres et le ciel ; et la pénombre rendrait disponibles ces arbres et cette silhouette à un événement qui ne peut pas se dire, qui pourrait même vous sembler pauvre, comme une plume qui flotte dans l’air.” Ainsi, dans Déchaîner la peinture, bien plus qu’à un dialogue ou à une rencontre, c’est plutôt à un “rendez-vous” auquel Yannick Haenel souhaite nous initier.

Le blog de Anna-Livia Marchaison


Portrait d’Adrian Ghenie par Oliver Mark, Berlin 2014.
Collection of the Bucovina Museum. ZOOM : cliquer sur l’image.

24 oeuvres d’Adrian Ghenie

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Adrian Ghenie, tessiture picturale et histoire

Première mise en ligne le 27 avril 2020.

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