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Mon nom de guerre : Froissart


Par A.Gauvin- 6/03/2009 - Version originale
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Valenciennes. Square Froissart.
Photo A. Gauvin, 3 mars 2009

L’écrivain clandestin de La Fête à Venise s’appelle Froissart. Pierre Froissart. Il enquête sur une "peinture célèbre" de Watteau.

« Ah oui, mon nom de guerre... Mon pseudo de fax... Eh bien, Froissart. Comme le chroniqueur médiéval [1], en changeant simplement Jean et Pierre. Tiens, il est de Valenciennes, lui aussi, comme Watteau et Carpeaux... »

Philippe Sollers, La Fête à Venise, Gallimard, 1991, p.44.

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Le square Froissart — aujourd’hui " parc Froissart " — : combien d’heures passées sur les " bancs publics ", combien de livres y ai-je lus à deux pas du siège du Journal où mon père était rédacteur [2] ?

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Et, en passant dans la rue Derrière-les-mur-de-Bavay, à la recherche d’un cinéma qui n’existe plus, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir cette curieuse inscription rimbaldienne sur la porte d’une vieille maison !

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Photo A. Gauvin, 3 mars 2009

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[1] Sur wikipedia : Jean Froissart.

[2] André Gauvin acheta La Fête à Venise après que je lui ai dit que le narrateur s’appelait Froissart. Auteur d’une Petite histoire des rues de Valenciennes, il écrivait à propos du monument élevé à la mémoire de Jehan Froissart :

« Ce monument fut inauguré en grande pompe le 21 septembre 1856. Sept membres de l’Institut s’étaient déplacés pour la circonstance : Prosper Mérimée et Nisard, de l’Académie française ; Egger, Hase et le Valenciennois Henri Wallon, de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres ; Ambroise Thomas et Henri Lemaire, auteur du monument, de l’Académie des Beaux-Arts.

Le compositeur Ambroise Thomas dirigea lui-même l’exécution d’une cantate ; spécialement écrite, par deux cent choristes appartenant à quatre sociétés.

Prosper Mérimée rendit un hommage particulier au poète que fut Froissart : « Les érudits et savants et ses contemporains ont peut-être fait plus de cas de ses vers que de ses écrits historiques, déclara-t-il. Lui-même avait pour les poèmes une prédilection fort naturelle, car ils semblaient lui rappeler les plus doux souvenirs de sa jeunesse. » Ainsi parla-t-il de celui que, par ailleurs, le secrétaire perpétuel de l’Académie française avait appelé « Hérodote du Moyen Age ». »

Il existe également à Valenciennes un square Watteau qui fut aménagé à l’emplacement de la place Carpeaux transformée en jardin à l’occasion de l’érection du monument élevé à la mémoire du peintre Antoine Watteau :

« C’était l’aboutissement d’un projet longtemps nourri et dont le promoteur avait été le sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux qui avait, dès 1860, formulé le désir de faire la statue de son illustre compatriote, ce qui qu’il ne devait réaliser qu’en 1869. En 1872, il soumettait aux autorités valenciennoises le projet de fontaine, dont elle devait être le motif principal. Mort en 1875, il ne put en voir l’exécution.

Sur une suggestion du sculpteur valenciennois, Ernest Hiolle, les édiles valenciennois acceptèrent que l’oeuvre fut coulée en bronze. L’Etat sollicité avait pris les deux tiers de la dépense à sa charge. En 1881, le choix de l’emplacement de la fontaine prévue se portait sur la nouvelle place Carpeaux.
L’inauguration eut lieu le 12 octobre 1884. »

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Le jardin aménagé et le monument élevé à la mémoire de Jehan Froissart, poète et chroniqueur
Photo Yves Huin, La voix du Nord. 1974.

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Le monument érigé en 1884 à la mémoire du peintre Antoine Watteau.
Photo Yves Huin, Petite histoire des rues de Valenciennes, 1974.

Vous pouvez voir des détails de la Fontaine Watteau de Jean-Baptiste Carpeaux sur ce site.


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