Chevalier d’orient et d’occident


(PNG) Alger et Tunis soutiennent le projet d’"Union méditerranéenne" de Nicolas Sarkozy (PNG)
10 juillet 2007

Cher Monsieur Sollers,

voix lumière écho des lumières voix lumières frisson transe splendor lumière sur lumière paupières fermées voile rouge soleil clouant flot de sang opération d’ombre en silence je suis là je suis de nouveau là sur le toit anneaux brillant s’enroulant et moi là-dedans la parole désert buissonnant tout à coup soulevé brûlant je suis qui je suis je suis qui je serai qui je suis je serai qui je serai qui je suis une grève de la mort il est dans l’ordre mystérieux des choses et des rythmes c’est donc pleinement visible aujourd’hui c’est l’aujourd’hui même l’histoire mer soleil fleur lumière écho des lumières soleil voix lumière rouleau des lumières d’air en air centre de la terre comme autant de flammèches d’étincelles brûlant dans mon être à la manne plus vite à la manne chevalier du soleil chevalier d’orient et d’occident chevauchant s’ouvrant voilà ça y est de nouveau de nouveau seule vérité trempée comme si le squelette de tous les éléments s’entendait ici maintenant canon du temps résurrection souffle sur les os du temps maintenant se levant à la verticale de l’océan sans que cesse pour autant l’impression de clou d’ici perçant la situation puis extension spiralation explosion de la réanimation rédemption et les flots de jours et les flots de nuits ce qui est après le jour et la nuit après le ciel et la terre après la fin du commencement bien après l’espace et le temps après le chaos et le tohu-bohu les rafales splendor gloriae corps hosanna in excelcis benedictus les voilà de nouveau tous là l’axe doit être le soulagement général vous vous rendez compte que du coup toutes ces vieilles histoires retrouvent une sorte de force de second souffle

... ne sont-ce pas là vos propres mots ? Et puisque vous êtes à ma connaissance en France le dernier à réfléchir sur la question, parlons un peu de cette fameuse Résurrection, voulez-vous ?

Si donc je n’ai rien à vous apprendre sur le sujet, j’ai en revanche à vous soumettre sa possibilité.

Dans la tradition iconographique, la Résurrection a comme couleur symbolique le gris, parce que la Résurrection est au-delà de toutes les couleurs, formes ou mots...

Mais quid de la Résurrection des morts ? Pour aboutir à quoi ? Mais au retour de la perceptibilité des soi-disant disparus... par une sorte d’allègement de la pesanteur, allégée par les hommes qui ne se conduisent plus tels des morts mais se sont régénérés en Vivants. Une palingénésie à l’échelle d’une ville, d’un peuple tout entier qui retrouve son génie et son souffle, son ardeur et son entrain.

(JPEG) Marseille offre ce nécessaire point de rupture, puisque, vous le savez mieux que quiconque, en Mar-seille la mer, Mar, se mêle au soleil... Venise, Alexandrie, Athènes, Tel Aviv imiteront la ville doyenne de France ! Et toutes les autres cités lacustres suivront... créer une union en Esprit... celui de la future « Union de la Méditerranée », pendant et alliée de l’Union Européenne, avec les antennes lumineuses de Marseille ancrées dans la mer et le ciel, pendant du phare d’Alexandrie : l’union de l’espace et du temps dans la résurrection de la civilisation de la Méditerranée... un collier de cité-phares autour de la Grande mer... depuis Tanger, Alger, Tunis, Tripoli, Alexandrie, Tel Aviv, Beyrouth, Istanbul, Athène, Dubrovnik, Venise, Gênes, Marseille, Barcelone jusqu’au Valence et Malaga... Et plus il y aura de fous plus grande sera la fête !

Etonner le vieux monde épuisé... insuffler le nouvel esprit... émerger ruisselant des flots... créer l’Union. Un cordon de lumières autour de la mer du milieu du monde... l’art de vivre ensemble bien... un signal... une résurrection.

La ville doyenne de France, en raison de sa providentielle fondation métaphysique, offre le lieu naturel où peut et doit se formuler l’adieu raisonné à un ancien monde... le lieu par excellence où une stratégie de sortie des conditions cosmiques peut être tentée... avec l’aide directe des Dominations, Majestés et Principautés, vous le savez bien.

Et faut-il voir un rapport direct entre le nombre 26, celui du Dieu vivant de la Bible et les 26 siècles d’existence de la cité phocéenne, berceau de la civilisation de l’Ouest ? Mais oui, mais oui !

Pour que la Résurrection puisse s’effectuer, c’est nous donc qui devons l’amorcer par notre propre résurrection, palingénésie, retour à l’origine, restauration des dix mille soleils qui brillent en nous. Voyez-vous sérieusement une autre possibilité ? Or cette stratégie a été écrite...

En espérant vous lire là-dessus sans entraves ni freins, je suis, cher Monsieur, votre attentif portraitiste et fidèle lecteur,

MN

P.S. : sur cette stratégie de sortie les antennes phocéennes



La résurrection de la Méditerranée a commencé...

La bibliothèque, et le phare d’Alexandrie par Françoise Monier

L’Express du 11/04/2002

Le 23 avril 2002, le président égyptien Hosni Moubarak va inaugurer, au c ?ur de la ville d’Alexandrie, une bibliothèque ultramoderne en verre et en béton, qui se veut l’égale de celle qui a fait la gloire de la ville antique. Pour comprendre l’enjeu, revenons à l’an 332 avant notre ère. Alexandre vient de battre les Perses, puis de conquérir le pays des pharaons. C’est l’homme le plus puissant du monde. Il lui faut une nouvelle capitale, ouverte à la fois sur l’Egypte intérieure, grenier à blé de la Méditerranée, et sur la mer. [...] Il choisit un site idéal : protégé par une île, ce qui permet aux navires de s’y abriter, et à l’écart des crues du Nil. Le grand conquérant conçoit les plans avec son maître à penser, le philosophe Aristote. Et mourra avant de voir son utopie sortir de terre. Un de ses amis d’enfance et compagnon d’armes, Ptolémée, se proclame roi et construit la cité qui va rayonner sur le monde occidental pendant près de cinq siècles. L’emblème de la cité, c’est le Phare. Peut-être le premier de son genre. En tout cas, le plus grand, le plus décoré de statues gigantesques. Il permet aux navires d’arriver à bon port, mais sert surtout la propagande nationale. Alexandrie ne se contente pas d’être la ville la plus riche de l’époque. Elle est le lieu idéal des syncrétismes religieux. Un mélange étonnant de croyances égyptiennes et de dieux à la mode grecque. De quoi plaire aux 500 000 habitants de la cité, venus de toutes les régions du pourtour méditerranéen. Dans ce cadre, les Ptolémée peuvent enfin édifier leur projet le plus fou : une bibliothèque colossale où seraient rassemblés tous les savoirs du monde, la Bibliothèque. On y collecte tous les manuscrits d’ ?uvres célèbres. Quand le souverain ne peut pas acquérir un écrit convoité, il le fait copier. Ou, carrément, voler. Des armées de scribes traduisent les documents étrangers. Selon la légende, pour traduire la Torah en grec, 70 rabbins sont enfermés dans 70 cellules. Ils rédigent 70 textes semblables : la Bible des Septante. Et pour empêcher Pergame, ville grecque d’Asie mineure, de surpasser Alexandrie, le roi interdit l’exportation des papyrus. Stimulés par la compétition, les Grecs inventent alors le parchemin, une peau de chèvre préparée pour l’écriture. A côté, dans le Musée, les intellectuels les plus célèbres se retrouvent, discutent, créent. Euclide et Archimède viennent y travailler. L’incendie de la Bibliothèque, la disparition du Musée signent la fin d’une époque. Mais les textes et les travaux n’ont pas tous été perdus. Ils sont parvenus en Europe grâce aux copistes des monastères. La conservation de ces documents a permis la révolution mentale de la Renaissance. A travers la fascination française pour l’Egypte, il y a une part de gratitude pour l’ ?uvre d’Alexandre.

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Le Phare d’Alexandrie

D’une hauteur d’environ 130 mètres, il était constitué de trois étages, de hauteur et de largeur décroissante. A la base un plan carré, surmonté d’un étage octogonal puis circulaire, le tout couronné d’une statue de Poséidon, avec au sommet un feu à la flamme entretenue la nuit et amplifiée par un jeu de miroirs. Visible la nuit jusqu’à une distance de 300 stades selon Flavius Josèphe (environ 50 km) ! Un progrès considérable pour la navigation puisqu’elle permettait un repérage nocturne. L’édifice érigé sur l’île de Pharos, marqua si fortement les esprits que son lieu d’implantation, Pharos en vinrent à désigner un phare dans toutes les langues latines

Le Phare disparut peu à peu à la suite de plusieurs séismes : un raz de marée au IVème siècle, puis deux tremblements de terre aux XII et XIVème siècles. Ibn Battuta fut le dernier voyageur à décrire sa beauté, déjà très abîmée. C’était en 1349. Et c’est en 1477,que le sultan mamelouk Qâyt-Bay fit construire une forteresse sur l’extrémité nord-est de l’île de Pharos. Probablement sur les restes du Phare. C’est l’édifice que l’on peut voir aujourd’hui.

Dans les années 1990, des fouilles sous-marines permirent de remonter à la surface des vestiges de la cité d’Alexandrie et du Phare notamment la statue colossale de Ptolémée 2 et celle d’Isis. La statue de Ptolémée 2 restaurée est maintenant dressée dans les jardins du complexe de la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie

Les fouilles de l’équipe de Jean-Yves Empereur

à la tête de la mission archéologique et directeur du Centre d’études alexandrines.


Qâyt-Bay et la sortie des eaux de la statue colossale de Ptolémée 2

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Vidéo des fouilles sur Arte (menu gauche)(PNG)



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