Cézanne, Parménide, Heidegger
Philippe Sollers, Solitude de Cézanne, 1991


Cézanne devant l’atelier des Lauves, Aix en Provence (GIF)

Cette conférence prononcée en 1991 à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, à l’invitation de Marcelin Pleynet, titulaire, à cette époque, de la chaire d’esthétique, est reproduite dans le numéro d’octobre 2006 de l’excellente revue Ironie.

Sollers y aborde, face aux tableaux du peintre (pas leur photographie ou leur reproduction) la question de la solitude fondamentale de Cézanne. Et aussi celles des rapports entre Eros et Thanatos. Eros et Logos. Eros, Logos, Ethos ("une vraie éthique" pas la "moraline").

Nous reproduisons ici le passage où Sollers éclaire la peinture de Cézanne à la lumière de Parménide et de Heidegger.

(...) Dans la perversation actuelle — ce n’est pas de la perversion, c’est de la perversation, au sens où l’on dit les malversations —, donc je pense qu’il y a lieu — j’arrive à Cézanne tout à l’heure —, il y a lieu de distinguer entre un..., oui, un vrai et un faux Éros, décidément. Entre un vrai et un faux langage (Logos). Entre une vraie éthique et une falsification morale systématique. Pour cela, il n’y a pas moyen de faire autrement que de reposer la question de l’être. Et qu’est-ce que c’est donc que l’être ? Et c’est donc ce Grec qui s’appelle Parménide, que l’on appelle présocratique (comme si tous les penseurs d’avant Socrate devaient aboutir à Socrate), c’est donc ce Grec qui le dit, et le dira éternellement, et c’est peut-être au moment où on ne peut pratiquement même plus l’entendre que la chance de l’entendre peut-être revient du plus bas. Parménide dit, dans une mise en scène à laquelle je vous renvoie, une chose qui a l’air toute simple, où j’entends ce que je vois dans les tableaux de Cézanne, je n’ai pas trouvé mieux pour vous les rendre sensibles par la parole ce soir : « L’être est ; le non-être n’est pas. » Ça a l’air tout simple, et pourtant c’est l’histoire et la nervure même de toute la philosophie qui, par inadvertance (pour reprendre les mots de Heidegger), auraient oublié cette question de l’être, dans ce que l’on appelle l’histoire de la métaphysique.

Heidegger, puisque c’est un penseur mal vu, moi il me va ; et par exemple, à propos de Parménide, voici ce qu’il dit : « Ces quelques mots [j’aimerais, si cela ne vous ennuie pas, que vous entendiez ces quelques tableaux] sont là dressés comme les statues grecques archaïques. Ce que nous possédons du poème de Parménide tient en un mince cahier [il n’y a pas tellement de tableaux de Cézanne], mince cahier qui bien entendu réduit à rien les prétentions de bibliothèques entières d’ouvrages philosophiques, qui croient à la nécessité de leur existence [qui réduit à rien un nombre incalculable de tableaux qui croient, ou plutôt dont la marchandise fait croire, à la nécessité de leur existence]. Celui qui connaît la dimension d’un tel dire (Parménide), d’un tel dire pensant [d’un tel peindre pensant, pourquoi pas, c’est vraiment la même chose], doit, aujourd’hui, perdre toute envie d’écrire des livres [je parle pour vous faire perdre l’envie de faire des tableaux, ou pour abolir toute la critique d’art, ça serait déjà pas mal, ou Sotheby’s, ou Christie’s, ou tout ça]. »

Heidegger dit aussi — donc Parménide : « L’être est ; le non-être n’est pas », prendre position là-dessus, décider là-dessus, dans une mise en scène mémorable, dont je n’aurai pas le temps de vous parler, mais tant pis, reportez-vous au poème de Parménide, les pré-socratiques dans la « Pléiade », etc. —, Heidegger dit aussi : « C’est la première vérité décisive, pas seulement la première au sens chronologique, mais bien la première, celle qui se tient avant toute autre et transparaît à travers toutes les autres. »

À ce sujet, ce qui est très intéressant dans les commentaires, il n’en manque pas, sur Cézanne, c’est ce carrefour que tout le monde éprouve en même temps. Est-ce un Primitif ? Sans doute, peut-être. Est-ce quelqu’un qui annonce toute la suite ? Evidemment. Mais un commentateur de Heidegger dit ceci dans un commentaire du poème de Parménide, et je trouve ça logique qu’il ait senti que cet oubli de la question de l’être, notamment par Platon, ressurgissait sauvagement, incroyablement incongru, en bloc, dans la peinture de Cézanne. « Il a fallu Cézanne, dit-il, pour que les prétendus peintres primitifs — Giotto, etc. — apparaissent non plus comme des débutants, encore naïfs, dans leur naïveté apparente, mais qu’ils apparaissent donc dans leur naïveté apparente (construite par l’idéologie) comme de véritables gardiens de l’essence même de la peinture. »

Ce qui est immédiat dans la contemplation du moindre Cézanne, c’est que vous êtes en dehors de la ligne supposée du temps de l’histoire de la peinture. Il faut donc sortir de ce préjugé ressassé, scolaire, de Cézanne qui arrive après et avant. Il n’est ni après, ni avant, il est là. Picasso le savait. Il n’a jamais pensé que Cézanne était avant lui, et qu’il le dépassait dans un après. De même qu’on ne dépasse pas telle ou telle pensée fondamentale. On peut éventuellement en saisir le socle.

Cette histoire de l’être me paraît appropriée à Cézanne. Pourquoi ? Parce qu’il se pose lui-même, avec beaucoup de passion, avec le langage qu’il peut, qui va d’ailleurs intriguer beaucoup les phénoménologues (Merleau-Ponty, notamment), la question de l’être. Il y a cette fameuse déclaration de Cézanne : « Ce que j’essaie de vous traduire est plus mystérieux que tout. C’est l’enchevêtrement aux racines mêmes de l’être, à la source de l’impalpable sensation. » Voilà.

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Nature morte avec le panier de fruits, 1888-90

L’impalpable sensation.

Et s’il y a quelqu’un qui insiste toute sa vie, dans cette vie incroyable - je ne vais pas vous faire la psychologie et la sociologie de Cézanne, il y a des livres très bien là-dessus, vous vous y reportez : sa façon de se comporter, ses ruptures, ses brusques distanciations avec tout, sa phobie du toucher, surtout qu’on ne le touche pas, il faut passer à deux pas de lui, comme s’il était chargé comme une pile nucléaire, radioactive, même s’il tombe dans un fossé, à un moment donné quelqu’un essaye de le retenir : Noli me tangere. Vraiment position de ressuscité, on dirait. Vraiment. Ne me touchez pas. Etc., etc., etc. La sauvagerie anti-sociale de Cézanne est connue, je suppose. C’est pas ça qui m’intéresse pour l’instant, c’est la façon dont il pense lui-même et dont la peinture est pour lui une expérience de l’être. Et il dit assez volontiers ce qu’il en pense.

Donc ce n ?ud entre la pensée et l’être, et le langage sans lequel on n’aurait pas le n ?ud entre eux, s’oppose à ce que nous avons dans la société désormais tout entière, c’est-à-dire ce déchaînement du spectaculaire (on reviendra sur ce terme de spectacle), c’est-à-dire cette petite pensée de merde de l’individu désormais exploité à mort. Ce qui relève de l’économie politique la plus banale, qui est comme vous savez que l’a dit quelqu’un — un autre philosophe qui n’est pas bien vu, donc qui me plaît — « qui est la négation achevée de l’homme ». «  L’économie politique est la négation achevée de l’homme. »

Dans sa coupe, mondiale désormais, et sous couvert de l’humanisme qu’on vous vend au plus bas prix, il s’agit en réalité d’un programme auto-régulé, toute critique antérieure de l’économie politique étant déclarée effondrée, et bien sûr elle l’est, puisque nous vivons sous le règne sans partage de l’économie politique qui est la négation achevée de l’homme. Les conséquences en art, avec ce qui s’ensuit sur le marché, pas seulement le marché des gribouillages, mais le marché des corps qui gribouillent, est suffisamment, j’espère, ressenti par vous. J’ai fait un petit roman, qui s’appelle La Fête à Venise, qui parle de ça. Et qui parle aussi de Cézanne, sur un point particulièrement important, il me semble, c’est-à-dire le livre de Joachim Gasquet, dont Marcelin Pleynet vous a sûrement déjà parlé, qui a toujours été, ce témoignage de Gasquet, comme par hasard, traité à la légère, refoulé, déclaré incrédible. Il s’agit au contraire d’un témoignage, qu’il faut absolument que vous lisiez, d’une visite, notamment, de Cézanne au Louvre et de ce qu’il dit des peintres qui sont là. Comme il dit lui-même « les Vénitiens et les Espagnols ». Il n’y a que cela qui l’intéresse. Ce texte de Gasquet, témoin direct qui a peut-être réécrit ça de façon trop chaude — c’est ce qui choque, notamment les critiques anglo-saxons —, c’est un témoignage de toute première envergure. Il faudrait relire ici — je n’ai pas le temps — toutes les phrases de Cézanne sur Tintoret, et sur Courbet.

Bon, je reviens à mon Parménide : « L’être est ; le non-être n’est pas. » Alors vous lirez Parménide et vous verrez comment il explique ça, comment il montre ça très bien, comment la voie du non-être est absolument indicible et impensable, il ne faut pas s’y engager, on nie la négation, et comment la voie de l’être, au contraire, extrêmement parlante, polyphone, est annoncée, comme par hasard d’ailleurs, dans le poème, par un afflux, c’est tout à fait ce qui le distingue de tous les autres penseurs ou poètes, par un afflux de figures féminines. Ça n’arrête pas. Il y a des jeunes filles du soleil, les Héliades, il y a Dikè, la Justice, Thémis, le Droit — tout ça c’est féminin en grec —, Anankè, la Nécessité, Moira (féminin en grec), le Destin, Aletheia, la Vérité. Tout ça ce sont des figures féminines qui accueillent l’heureux audacieux qui a réussi à arriver jusque-là, dans une course rapide, ébouriffante, qui le mène jusqu’à la révélation de ce qu’il en est de l’être et du non-être.

Ce sont des femmes, donc, qui le révèlent à ce voyageur-là. Appelons-le Cézanne, pourquoi pas.

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Cézanne devant Les grandes baigneuses. Photographie d’Emile Bernard.

Les Grandes baigneuses, comme intermédiaire de cette révélation.

À se tromper sur l’être et le non-être, dit Parménide, on va se tromper sur tout, c’est-à-dire on va mélanger constamment, tout. Il s’agit donc d’un « carrefour », d’une crise, autrement dit d’une décision (en grec krisis, krisein, décider, discerner) : il faut prendre parti. Il est impossible, à mon avis, de regarder un tableau de Cézanne, même sans connaître sa vie, qui le prouve surabondamment, sans comprendre — sans éprouver — que voilà quelqu’un qui un jour a été dans la nécessité totale de prendre parti. De prendre parti dans le redoublement de l’affirmation et dans la négation de la négation. Il me semble que c’est ça que sa peinture dit. Ouvertement. Elle le dit de façon, pour moi, bouleversante ; pour quelques peintres qui ont suivi, aussi. C’est Cézanne, touché mentalement, qu’ils ont osé affirmer leur affirmation. Que d’audace dans Les Demoiselles d’Avignon succédant aux Grandes baigneuses ! Cela se passe en deux ans. Cézanne meurt, il a fait ses Grandes baigneuses — vous avez vu sa photo tout à l’heure avec son pantalon taché d’encre [sic], photo prise par Émile Bernard, qui n’est pas n’importe qui, c’est à lui que Cézanne écrit les lettres les plus intéressantes, comme par hasard c’est lui qui prend les meilleures photos. C’est aussi Émile Bernard qui est là en train de prendre Cézanne en train de peindre sa montagne Sainte-Victoire sur son petit chevalet.

Décision.

Décision tout à fait dramatique parce que si vous relisez Cézanne au Louvre, vous voyez qu’il est tout à fait conscient qu’il est le seul à se rendre compte à quel point ça fout le camp de partout et que personne ne se préoccupe de savoir ce que penser ou peindre veut dire. Ou vivre !

Je pense qu’il n’y aurait pas Les Demoiselles d’Avignon, qui restent comme une audace insensée (toutes ces figures féminines bizarres, révélatrices), dans l’atelier de Picasso pendant des années. Vous vous rappelez l’anecdote (c’est Salmon, je crois) : on va retrouver un jour Picasso pendu derrière ce tableau... Voilà.

Une certaine impuissance philosophique, ou psychanalytique, puisqu’on en parle dans les journaux, beaucoup, y a des courriéristes psy-psy partout... ; une certaine impuissance visible à traiter de cette krisis, de ce « carrefour » de la pensée et de l’être — en peinture —, je ne parle pas d’histoire de la peinture pour l’instant, ça c’est banal, je vous parle de ce que Cézanne, en tant qu’absolu de sa vie, pense de l’être en peignant. Il ne parle que de ça. Une certaine impuissance philosophique, donc, est ici constatable. Qui voudrait dire, en somme, que depuis Platon, Aristote, Descartes, Leibniz, Kant, Hegel, Marx, Freud, et même Nietzsche, personne n’a rien compris à cette histoire de Parménide : « l’être est ; le non-être n’est pas ». Et que même Heidegger, on pourrait situer son point de dérapage, quand il pense que c’est de poésie peut-être qu’il s’agit uniquement, dans le langage qui a du rapport à l’être. Alors à ce moment on commence à penser qu’il y a une langue pour penser ça — c’est l’allemand —, et puis le reste s’ensuit, y compris dans les petites histoires, très graves, de l’Histoire.

C’est pas parce qu’il était méchant que Heidegger n’a pas vu le nazisme, c’est parce qu’il se trompe sur cette question, en un point bien précis qu’il faut donc oser penser. Puisque c’est le meilleur philosophe du XXe siècle... ah ! Que tous les autres ont exploité, sans y rien comprendre trop. L’Être et le néant, vous comprenez, ça ne tient pas devant cette histoire de Parménide sur « l’être est ; le non-être n’est pas ». Comment il faut nier le non-être pour affirmer l’être, et qu’est-ce que c’est que l’être à partir du moment où on a nié le non-être...

Donc, qu’est-ce que ce serait que cet Éros-là ? Vous sentez cet Éros cézannien, il n’a rien d’érotique au sens des magazines. Moi, c’est drôle, ça me donne une sensation érotique violente.

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Cézanne, Éros en plâtre, vers 1895, Londres, Courtauld Institute Galleries

Qu’est-ce que ce serait qu’un Éros, alors, à la mesure de cette question de l’être ? Il faudrait donc qu’il ne soit pas rongé par un non-être, qui n’est pas. Il faudrait donc qu’il — cet Éros — ne soit pas ressenti comme relevant de la tarte à la crème du manque. Ce qui est si bouleversant, encore une fois, chez Cézanne, c’est cette représentation de l’absence du manque. Tous les éléments, millimètre par millimètre, touche par touche, et même quand il y a des zones non peintes, bien entendu, rien dans un tableau de Cézanne, rien, n’est pas. Et la conséquence, c’est qu’il n’y a pas non plus d’au-delà d’un tableau de Cézanne, et qu’il n’y a pas non plus d’autre d’un tableau de Cézanne. C’est-à-dire que le même insiste sur le même, sans autre. Voilà ce qui est arrivé à la peinture, vers la fin du XIXe siècle, en France. Et en français, donc. Pas en allemand.

Qu’est-ce que c’est que l’être de Parménide (excusez-moi de vous dire ce qu’il est d’après Parménide, parce qu’on croirait entendre une définition d’un tableau de Cézanne) ? Il est « non-né, indestructible, tout d’une seule masse, inébranlable, non à terminer, tout-entier-tout-à-la-fois-présent, un et d’un seul tenant  ». Je répète : « non-né, indestructible, tout d’une seule masse, inébranlable, non à terminer, tout-entier-tout-à-la-fois-présent, un et d’un seul tenant ». C’est pas du Cézanne, c’est du Parménide, mais Cézanne dit des choses qui sont incroyablement du même ordre logique.

C’est aussi, si vous voulez, autre traduction possible : « un seul bloc (l’être), un seul bloc unique, inébranlable et sans fin  ». Je répète, j’insiste, il est « maintenant tout à la fois — Cézanne dira « je ne fais qu’un avec mon tableau » (étrange) —, maintenant tout à la fois sans manque — sans manque : ô blasphème dans l’actualité d’aujourd’hui —, sans manque — ô blasphème dans le spectacle —, sans manque, manquant (dit Parménide), il manquerait de tout  ».

Oui, nous sommes là dans la voie qui laisse complètement de côté, par une négation redoublée, celle de tout innommable, de tout indicible, de tout impensable — innommable, indicible, impensable ; L’Innommable, c’est un titre d’un très grand écrivain contemporain —, et si je dis que c’est sans manque, sans manque à être, il y a suffisamment, parmi vous, de personnes qui ont écouté le discours, par exemple, de Lacan, pour savoir qu’il s’agit d’autre chose.

«  Toujours déjà — cet être —, toujours déjà — un tableau de Cézanne—, toujours déjà au bout de lui-même — magnifique ! qu’est-ce qu’un tableau de Cézanne sinon un espace qui est toujours déjà au bout de lui-même : ces montagnes... —, toujours déjà achevé, non à terminer — ce « non à terminer » est très important.  »

Alors : « L’être prononcé est dévoilement de l’être et en même temps acte de pensée. » Ou si vous préférez : « Jamais sans l’être où il est devenu parole tu ne trouveras le penser. » Être, penser, langage. Voilà le Logos mis à sa place, dans l’être. Il ne s’agit pas de « je pense, donc je suis », c’est autre chose.

Qu’est-ce que l’Éros qui consonne avec cet être-penser-langage-là ? Qu’on peut aussi bien aborder par la peinture. Il ne s’agit pas de croire qu’on ne l’aborde que par la poésie (Hölderlin, etc.), ou par le signifiant. La peinture peut s’en charger. C’est ce que dit Cézanne. À la grande satisfaction de Picasso, bien sûr. Qui oublie quelque chose. Il le sait.

Regardez si ceci, de Parménide, ne colle pas — c’est ce que je ressens — avec un tableau de Cézanne : « Ce qui absent, voie-le malgré tout par la pensée, ferme présence, car tu ne couperas pas l’être de sa contiguïté (à l’être), ni en le dispersant, ni en le rassemblant. » Quand on sait à quel point, techniquement, Cézanne est un penseur de la contiguïté, il me semble que cela se comprend. (...)

Philippe Sollers



Dans son numéro 117 (nov-déc), IRONIE boucle tranquillement cette année 2006 et décide de s’attarder ludiquement sur Philippe Sollers, autant sur quelques unes de ses ?uvres que sur son nom lui-même... Deux textes décortiquent leur sujet allant parfois même jusqu’à sombrer dans le rêve.

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