![]() 10ème anniversaire de l’entrée de la Chine au sein de l’OMC
Un bateau, deux bateaux, trois bateaux... Qu’est devenu mon port du Pirée ?
Novembre 2001 - Après un long processus d’adhésion, admission de la Chine au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce(OMC), les USA avaient déja signé l’année d’avant. Les Européens avaient mis plus de temps à le faire.
Curieusement (pas tellement), c’est à partir de 2001 - avec une rechute en 2008 (crise ses subprimes aux Etats Unis et Fallite de la banque Lehman-Brothers) - que la courbe de la dette américaine et la dette des pays européens s’infléchit plus fort dans le déficit.
Dette cumulée de la France : 1975-2010
Estimation à fin 2011 : environ 87% du PIB contre 82,3% du PIB à fin 2010.
Et c’est en 2002 que la balance commerciale des échanges extérieurs de la France est entrée dans le rouge pour la décennie qui suit.
2002 : la balance commerciale de la France entre dans le rouge pour 10 ans
Prévision 2011 : 73 milliards d’euros (55 milliards d ?euros à fin sept. contre 38 milliards d’euros sur les 9 premiers de l’année en 2010.
Regard candide porté sur ces deux dates. Développement :
Dix ans après
Tintin et son ami Tang
Avant le réveil de la Chine et après, lors de la commémoration du 10ème anniversaire
de l’admission de la Chine dans l’OMC. Dix ans après, la Chine détient une partie importante de la dette américaine, et quelque 400 milliards d’Euros de la dette européenne après avoir introduit son cheval de Troie en Europe en rachetant aux Grecs l’essentiel du port du Pirée.
Au diable, les querelles de règles commerciales déloyales, déséquilibrées à la base par une dérogation importante accordée aux Chinois. Contrairement aux autres membres de l’Organisation Mondiale du Commerce, dont le taux de change est librement fixé par les marchés en relation avec les performances des économies respectives, la Chine a obtenu une dérogation celle de ne pas soumettre sa monnaie aux lois du marché. Taux de change fixe favorable à la Chine et de plus en plus favorable à la Chine avec la montée en puissance de son économie.
La coutume chinoise des pieds bandés
pour les femmes La coutume des pieds bandés a été pratiquée en Chine pendant plus de mille ans. Son origine remonterait à la fin des Tang, au Xe siècle, quand l’empereur demanda à sa jeune concubine de se bander les pieds pour exécuter la traditionnelle danse du lotus et ainsi accroître son désir [1]. Ainsi fut fait avec le Yuan, la monnaie chinoise, bridée fixement,dans le but de rendre les produits chinois plus désirables par les étrangers. Nul n’en était besoin, l’homme occidental a gardé, dans sa mémoire collective, un bon souvenir des nuits de Chine et du temps des concessions françaises et autres à Shanghaï et ailleurs.
Touche pas à mon Yuan
Tu ne me feras pas le coup du Yen ! Dans les années 1960, l’économie mondiale est en pleine prospérité. Au Japon, l’innovation technologique, liée notamment à la révolution électronique, stimule l’industrie et donne de l’avance au pays. Le Japon commence à accumuler un fort excédent du compte de sa balance des échanges extérieurs. Malgré les pressions, les autorités monétaires japonaises s’accrochent pour maintenir la parité fixe dollar/yen au taux de 1 dollar = 360 yens.
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du Groupe des cinq (Allemagne, Etats-Unis, France, Japon, Royaume-Uni) rendent publique leur intention d’intervenir conjointement sur le marché des changes. Le G-5 estime que le yen est largement inférieur à sa valeur fondamentale (comme le yuan chinois, aujourd’hui). L’accord du Plaza a donc pour objectif l’appréciation du yen et le Japon accepte l’effort supplémentaire (endaka) qui lui est demandé pour atténuer les risques de déflation qu’un dollar excessivement fort fait peser sur la croissance de l’économie américaine (comme aujourd’hui un euro excessivement fort, pèse sur la croissance de l’Europe, à l’exception des bons élèves : Allemagne et Pays-Bas).
... Et les Chinois sont moins redevables des Etats-Unis que ne l’étaient alors les Japonais. Malgré tout, la partie de bras de fer dollar /yuan, cette fois, est engagée mais la Chine se sent suffisamment en position de force pour se montrer inflexible face aux demandes américaines de réévaluation du Yuan. Quant à l’Europe qui a aussi la même exigence, elle n’est pas plus écoutée que les Etats-Unis. Les Chinois n’en veulent absolument pas ! Et ils n’infléchiront pas leur position tant que leur économie se souffrira pas trop de la mauvaise situation européenne et américaine. Mais le jour ou leur économie en souffrira suffisamment pour multiplier faillites locales, conflits sociaux et révoltes - qui existent déjà, mais à un niveau contenu - la Chine infléchira sa position. Elle estime, aujourd’hui, que le point d’inflexion n’est pas atteint. Et instruite de la « jurisprudence » japonaise, il est à prévoir que les négociations seront coriaces et que la Chine saura mettre des barrières (une nouvelle muraille de Chine, économico-politico-financière, cette fois).
Instaurée en 2001, elle dure encore, et le yuan est aujourd’hui considéré sous estimé d’environ 50%, ce qui renforce d’autant la compétitivité des produits chinois, accentue les mouvements de délocalisation de nos industries les plus fortes et la disparition pure et simple de pans entiers d’autres industries plus faibles. D’un côté libre échange commercial, de l’autre loi du marché faussée par un taux de change sous évalué, partie la plus apparente de l’iceberg des échanges déséquilibrés entre la Chine et les autres parties du monde, à laquelle il faudrait ajouter les réglementations discriminatoires etc. Pour dire les choses simplement, la Chine a profité grandement de son entrée au sein de l’OMC, de l’accès au libre échange du marché mondial, sans avoir à en respecter toutes les règles, à commencer par la première, celle d’accepter, en contre partie, un libre taux de change de sa monnaie en rapport avec les performances de son économie. Nous en sommes là, et toutes les récriminations verbales, américaines et européennes pour inciter les Chinois à réévaluer leur taux de change restent vaines. Exigence exprimée en un compromis très prudent : une réévaluation ponctuelle et partielle alors que la la seule règle équitable dans le cadre des échanges de l’OMC est la même règle pour tous : taux de change des monnaies librement convertible. Ou alors, c’est le principe même de l’OMC qui est à refonder. Mais ni les Etats-Unis, ni l’Europe ne sont aujourd’hui en mesure d’imposer leur loi. Fini le temps où les Anglais et Français imposaient à la Chine les traités iniques qui conclurent les guerres de l’opium, la période faste pour les Européens qui s’implantèrent à Shanghaï, Hong Khong et ailleurs. La restitution de Hong Khong par les Anglais en 1997 marque le dernier épisode. L’heure de la revanche sur l’Histoire a sonné. Les Européens ont oublié ou veulent oublier cette Histoire. Les Chinois n’oublient pas. Pas plus qu’ils n’oublient que le déclin japonais a commencé quand ils consentirent aux Occidentaux de réévaluer leur yen face au dollar, en 1985. Au plus, les Chinois sont prêts à faire quelques gestes d’apaisement en réévaluant un peu leur Yuan. Mais un libre taux de change avec un Yuan convertible comme le dollar, l’euro ou le yen, ce n’est pas pour demain. Sauf quand le yuan sera devenu une monnaie de réserve supplantant le dollar et l’euro.... Encore une longue marche devant les Chinois, après celle de Mao ! Mao, qui malgré ses crimes a redonné son honneur perdu aux Chinois. Et puis le petit homme Deng Xiaoping qui voyait loin, a entamé le processus d’ouverture commerciale de la Chine à partir de 1979, efforts couronnés en 2001 par le sésame des sésames : l’acceptation de la Chine au sein de l’OMC en 2001, et le début de sa conquête financière du Monde. » » rouge : métaux, ressources énergétiques (dont hydrocarbures)
Novembre 2011 : C’est aussi la réunion du G20 à Cannes, des 20 Gendarmes du monde économico-financier pour en policer les débordements et excès, avec trois présidents en fin de mandat : le Français Nicolas Sarkozy, l’Américain Barack Obama, le Chinois Hu Jintao, mais l’Histoire se poursuit au-delà des hommes qui ponctuellement l’incarnent, au-delà des péripéties du moment. ![]() Le petit livre rouge des EuropéensMoins poétique que le petit livre de Mao dont Sollers traduisait quelques poèmes, le petit livre rouge européen célèbre le culte du dieu-gourou incarné par les personnages sollersiens : M et Mme Leymarché-Financier.
Curieux que de vouloir inscrire une « règle d’or » dans la Constitution, règle qui revient à dire que l’Etat, comme les ménages ne doivent pas dépenser et emprunter plus qu’ils ne gagnent et peuvent rembourser.
![]() La Fontaine nous en ferait une fable, Voltaire, un conte philosophique et Nietzsche ferait parler Zarathoustra
Emprunter pour rembourser un autre emprunt s’appelle de la cavalerie financière en comptabilité des ménages. Pour les Etats, c’est la règle ! Il y aura toujours un économiste de service pour déclarer que voter des budgets en déséquilibre, est une règle de bonne gestion pour un Etat : c’est nécessaire à la croissance. Et moins j’ai de croissance, plus je dois dépenser pour la relancer. Loi de conséquence. Jusqu’au jour, où les prêteurs commencent par demander des taux usuraires, qui rendent le remboursement de plus en plus problématique. La spirale infernale en expansion exponentielle est lancée. Arrive très vite, toujours plus vite que prévu, le jour où les taux deviennent si élevés que les emprunts ne servent plus qu’à rembourser les intérêts des emprunts. Puis ils ne suffisent plus, les préteurs désertent. L’issue : la faillite ou un nouveau tour de prestigitation : « restructutation » dit-on pudiquement pour dire « abandon de créances » et « rééchelonnement » de la dette pour repousser le solde du remboursement aux calendes grecques ou à la saint glinglin italienne... Il y a beaucoup de saints en Europe judéo-chrétienne ! ![]() Le 10 novembre, le taux d’emprunt à 10 ans, pour l’Italie, est passé à plus de 7%. Du jamais vu de mémoire de zone euro. Un écart de plus de 5% avec l’Allemagne. Tandis que le taux de la France atteignait 3,4 (taux voisin de celui de l’Italie, il y a un an), le double de l’Allemagne à 1,7% ! Le 15 novembre - malgré le deuxième ajustement du budget français 2012 - l’écart entre les taux français et allemand continuait à se creuser. ![]() ... L’abîme de l’enfer à nos pieds d’où montent les clameurs : "A l’aide, au secours !", justifiant, plus que tout, l’avertissement qui suit : « La plus grande déficience de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle. »
La dette dans le monde en % du PIB. Estimation à fin 2011
C’est le moment où pour rassurer les marchés sur la capacité de l’Europe à faire face à la dette grecque et aux risques sur d’autres Etats, Bruxelles invente ce fonds de secours officiellement nommé Fonds européen de stabilité financière (FESF), les politiciens et financiers aux manettes doivent toujours faire preuve d’imagination ! L’Europe s’est engagé à porter ce fonds de garantie, récemment créé, de 440 à 1000 milliards d’Euros [3]. Pour la dette grecque (300 milliards d’ ?), c’est amplement suffisant. Mais déjà les fondations du FSFE craquent. Pas dimensionné pour cautionner la dette italienne de 1900 milliards d’ ?, d’autant plus que l’Italie est censée abonder ce fonds pour cautionner et rembourser ses propres dettes... Serpent qui se mord la queue et se nourrit de ses excréments. Logique Shadock avec ses aphorismes : ![]() Dès ce nouveau plan, le directeur du FESF, Klaus Regling, vole vers Pékin pour négocier la participation des Chinois à ce fonds. Officiellement, on ne négocie pas. La Chine a besoin d’une Europe en bonne santé. Il n’y a donc rien à négocier clame-t-on de source autorisée. Et naturellement quand un politique dément, c’est qu’il y a bien négociation. Si M. Regling était à Pékin, c’était pour discuter des modalités de ce fonds spécial, qui pourrait prévoir qu’en cas de défaut de paiement d’un Etat, le FESF prendrait à sa charge jusqu’à 15% ou 20% de la perte de valeur des obligations avance certains. "La Chine pourrait être "désireuse" de contribuer entre 50 et 70 milliards de dollars au sein d’un nouveau fonds nouveau monté sous sa houlette en collaboration avec le FMI", estimait vendredi 04/11/11, le Financial Times citant une source proche du gouvernement chinois. Une aumone dans notre sébille tendue ! L’intérêt bien compris des Chinois est pourtant de diversifier leurs larges investissements en dette américaine avec de la dette européenne. Et de la dette allemande, ou même française, c’est de la très bonne dette pour les Chinois. C’est aussi une façon de soutenir leur économie : si l’Europe va moins bien, la Chine ira moins bien. La Chine a besoin de nous. 40% des obligations émises jusque là par le FESF ont été achetées en Asie [4] Nous ne sommes pas si mauvais à croquer. Pourquoi alors courir se jeter dans la gueule du loup et stimuler son appétit ? Pourquoi faire que le n ?ud que nous avons autour du cou se serre un peu plus ? “Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. L’une est par l’épée. L’autre par la dette.” ... La Chine a déclaré vendredi 04/11 qu’elle attendait des clarifications avant de s’engager à participer au nouveau mécanisme du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont le directeur Klaus Regling est allé discuter à Pékin. Le FSFE pompe dans le vide commentait un Shadok.
« Le Fonds européen de stabilité financière est ce que j’appelle du hors-bilan. Cela donne l’illusion aujourd’hui que cela ne coûte rien parce que cela n’apparaît pas dans le budget, parce qu’il n’y a pas sortie de capitaux mais à terme, il faut être conscient que cela crée des obligations et que cela pourrait bien aboutir à des sorties budgétaires. » Nota : Nous avons eu la crise des subprimes (2008) quand les agences de notation ont mis la loupe sur l’énormité du risque de non-remboursement des prêts immobiliers aux Etats Unis, avec la crise financière qui a suivi, la faillite de banques et ce sont toujours les répliques de ce cataclysme initial qui se propagent.
La mesure perturbe les systèmes. C’est vrai ici, comme en physique quantique. Et les systèmes sont d’autant plus perturbés par la mesure qu’ils touchent à l’humain. Politiques et financiers parlent de confiance, de « rétablir la confiance ». Nous entrons dans la psychologie individuelle et collective, avec ses réactions rationnelles et irrationnelles. L’agence de notation n’est pas indépendante du système qu’elle observe. Et demain, pourrait-on avoir une autre réplique avec la crise des hors-bilan - non provisionnés dans les budgets des Etats ? ...Il suffirait que la loupe des agences de notations change sa focalisation et vienne se poser sur cette ligne manquante dans les listings de la dette, pour déclencher à nouveau les foudres des marchés ! Péché par omission ! Mortel ! Et l’Allemagne est loin d’être au-dessus de tout soupçon en matière de hors bilan si l’on en croit le journal allemand Handelsblatt du 23 septembre 2011 qui titrait « La vérité » :
Face aux calamités du monde, les hommes du Moyen-Age avaient un ultime remède, : se tourner vers le ciel, mais même le ciel est en train de devenir chinois. Le ciel chinoisAvec Shenzhou 8, la Chine avance fièrement dans l’espace D’après Claude Lely [5]
Le lancement de Shenzhou 8, le 1er novembre 2011, du centre spatial de Jiuquan dans la province du Gansu, au nord-ouest de la Chine (China Daily/Reuters)
« Historique », « glorieux », « parfait »... La presse chinoise ne manque pas d’éloges concernant le lancement de « Shenzhou 8 ». Et titre déjà sur l’amarrage entre ce vaisseau spatial et le « Palais des cieux » Tiangong-1, un module expérimental mis en orbite fin septembre. Objectif : un rendez-vous de courte durée : deux jours plus tard, les deux objets se sépareront définitivement, et la Chine célèbrera le franchissement d’un « pas capital » dans sa conquête de l’espace. Qu’est ce qui pousse Pékin a vouloir voler plus haut ? Là où les choses se passent La Chine s’investit beaucoup et se perfectionne en outre dans la collecte, la transmission et le contrôle de l’information par voie spatiale, car l’espace, c’est “ là où les choses se passent ”, explique l’analyste Dean Cheng. Les Chinois ont analysé de près les dernières guerres étrangères et sont parvenus à la conclusion que la suprématie spatiale est la clé de la victoire. Un bateau, deux bateaux,trois bateaux... Qu’est devenu mon port du Pirée ? Construis le nid de l’aigle La Grèce, pays de marins depuis Ulysse, s’est toujours tournée vers la mer pour repousser les envahisseurs ou trouver son salut. Dans une époque plus récente, L’Europe qui lui doit son nom et s’est nourrie de sa culture a voulu s’honorer de faire entrer la Grèce dans la Zone Euro le 1er janvier 2001. La Grèce n’était pas prête, mais la France soutenait sa candidature contre vents et marées. Les chiffres trop chargés de nuages avaient été ensoleillés, ils alimenteraient bientôt la légende des « pays du club med » (France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce), ceux qui subissent aujourd’hui les bourrasques des vents contraires, avec la Grèce et maintenant l’Italie dans l’ ?il du cyclone. Placée de fait en quarantaine par les marchés qui ne veulent plus lui prêter, la Grèce est entrée dans une grosse déprime. Affaiblie par des purges successives elle a dû être hospitalisée d’urgence au Fonds de secours européen. Ses médecins ont prescrit diète et perfusion permanente. Combien de temps ? Ce sera long, très long, au moins dix 10 ans a confié Angela, son infirmière en chef, ce samedi 5 novembre, avec son doux accent d’outre-Rhin. Elle se relaie à son chevet avec l’infirmier en chef, en second, Nicolas. Le bon Saint Nicolas avec sa hotte pleine de remèdes de cheval (de Troie) a dit au malade de « se secouer plus que vite que ça », Et d’ajouter en dodelinant de la tête : « Si tu continues à faire le mariole, c’est clair, tu devras te trouver un autre foyer d’accueil. On est d’accord là-dessus avec Angela. Et tu crois que ça m’amuse de faire le pied de grue au G20 à Cannes, pendant 20 minutes, non dix, mais c’était très long, au pied du tapis rouge, à attendre que le président Hu daigne arriver. C’est lui qui fournit le sérum de ta perfusion » puis comme se parlant à lui-même : « c’est aussi pour ça que je t’ai fait attendre deux heures... » ![]() Le malade sous perfusion et masque à oxygène, l’écarte un peu pour souffler : Qu’est alors devenu le Port du Pirée après l’arrivée des Chinois ? C’est l’objet de cet extrait de l’émisssion "C dans l’air" d’Yves Calvi du 30 novembre 2010. Le talon d’Achille chinoisLes succès de la Chine, ne doivent pas pour autant masquer ses faiblesses. Juste quelques exemples : La crise européenne pèse aussi sur la Chine : Un témoignage : Lors d’une discussion récente avec un importateur français de produits robinetterie et sanitaire, qui s’approvisionne depuis une dizaine d’années en Chine, ai été étonné de l’entendre dire : « Les salaires augmentent, actuellement, jusqu’à 20% par an [6] et les prix suivent... nous commençons à préparer « l’après Chine »... - L’après Chine ? - Oui, nous commençons à importer certains de nos articles, de Turquie ! »... La majorité des millionnaires chinois souhaite émigrer rapporte LE MONDE du 1 novembre 2011. Plus de la moité des Chinois les plus riches projettent de quitter leur pays pour s’installer de préférence aux Etats-Unis et au Canada. Commentaire : Dans ce genre d’enquête, on peut penser que les raisons citées en premier ne sont pas nécessairement les raisons les plus fortes. Les Chinois interrogés disent cependant, sans ambage, qu’ils visent « la sécurité de leurs biens ». Comme s’ils avaient à craindre un retournement de situation !
La bulle immobilière chinoise Jusqu’à présent chacun a trouvé son compte dans la montée des prix de l’immobilier, mais aujourd’hui l’offre est pléthorique et les acheteurs manquent. Des immeubles et centres commerciaux nés de l’euphorie de la bulle restent inoccupés, AFP, 13 novembre 2011 : Le paradoxe anglais ou comment sortir de la spirale infernaleLes politico-financiers ont encore quelques tours de magie pour casser la spirale infernale. Le plus bluffant n’a pas encore été utilisé ! Sortie de l’Euro des pays du Club Med : de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Italie puis ensuite de la France, reviendrait à créer une zone mark. Non.
Quoi alors ? On n’a pas essayé ni le paradoxe américain, ni anglais. ![]() Les Américains ont une dette qui vient de dépasser les 100% de PIB. C’est considéré si énorme que les Américains ont perdu leur triple A. Est-ce si catastrophique ? Quelques mois après les Américains peuvent emprunter à 10 ans autour de 2%. Tout comme les Anglais qui empruntent à 2,2% alors que leur situation est encore plus mauvaise que celle de l’Italie. Chez nous, il y a le feu aux lacs italiens, qui s’étend à la France et nos bombardiers d’eau ne suffisent plus ! Alors ? Plutôt que faire ce que l’Allemagne veut, se mouler sur le modèle allemand si vanté ces derniers jours, ne nous va pas du tout. C’est regrettable certes, mais c’est une question de morphologie ! Nous ne pouvons nous refaire une santé avec des taux d’intérêt supérieurs aux Allemands, aux Américains aux Anglais. C’est ajouter un handicap au handicap. Le poids des biens industriels est tombé chez nous à 15% du PIB (24% pour l’Allemagne) et notre compétitivité est moins bonne, si bien que la balance commerciale est excédentaire en Allemagne (
154 milliards d’euros d’excédents en 2010) et déficitaire chez nous (de 52 milliards d’euros en 2010).
La martingale des Etats Unis et du Royaume Uni pour survivre dans la tourmente et continuer à emprunter à bas coût c’est leur Banque centrale. Ecoutons Nicolas Barré nous l’expliquer « Alors que l’Etat italien est emporté à son tour dans une spirale financière qui peut le conduire au défaut, la zone euro ne peut plus éluder les questions littéralement existentielles qui se posent à elle. Et notamment celle-ci : pourquoi le Royaume-Uni, dont les finances publiques sont encore plus mal en point, peut-il s’endetter à 2,2 % à 10 ans alors que l’Italie doit payer 7,4 % ? La différence entre ces deux pays ne tient pas seulement à la crédibilité de leur Premier ministre, même si la détermination néochurchillienne du Britannique tranche avec la frivolité du Néron italien. Elle tient aussi au rôle de la banque centrale. Au Royaume-Uni, comme dans tous les grands Etats, son rôle de prêteur en dernier ressort garantit aux détenteurs de bons du Trésor qu’elle leur fournira toujours des livres sterling. Le patron de la Fed, Ben Bernanke, a enrayé la panique financière de 2008 lorsqu’il a rappelé que la banque centrale américaine jouerait son rôle de prêteur en dernier ressort en dollars. C’est un autre tour de passe-passe qui n’empêche pas de s’imposer diète et autres remèdes mais qui n’étrangle pas le malade en même temps qu’on le place sous oxygène. Les Allemands y sont farouchement opposés, car c’est la planche à billets qui en dernier ressort fait qu’il ne manque jamais de dollars ou de livres... Un tabou chez eux, d’autant plus qu’ils n’en ont pas besoin ! Et que l’accepter, c’est payer les erreurs et le laisser-aller des autres : l’euro se déprécierait de fait de sa surévaluation estimée à environ 20%. Une bouffée d’oxygène pour les économies exsangues. Et si la martingale fonctionne comme aux Etats-Unis et en Angleterre, les taux d’intérêts des emprunts se desserreraient, permettant d’éloigner le spectre du défaut de paiement. Mais changer la mission de la BCE pour casser la spirale infernale, l’Allemagne ne s’y rangera qu’en ultime solution. La nouvelle ambassade de France à Pékin est opérationnellePendant ce temps, la France intemporelle prépare l’avenir des relations avec la Chine, en espérant que ses émissaires sauront conquérir les faveurs des nouveaux Empereurs de Chine comme au temps de l’Empereur Kangxi et Louis XIV, comme si le temps n’avait pas changé la donne ou, au contraire, parce que les diplomates, plus que d’autres, connaissent les vicissitudes de l’Histoire et ses retournements. Le jeu n’a jamais fini de changer de main. 04/11/2011 | Compte-rendu d’après Claude Lely : Après une soirée d’ouverture réussie, les services de l’ambassade ont investi la nouvelle "maison de la France" de Liangmaqiao, à Pékin. Vidéo et entretiens. Après l’inauguration de l’ambassade en avril dernier par Nicolas Sarkozy et la soirée d’ouverture organisée le 28 octobre, les différents services diplomatiques et consulaires déménagent en cette fin de semaine. Un projet de longue date Cette nouvelle "maison de la France" est l’aboutissement de plusieurs dizaines d’années de projets, puisque depuis la reconnaissance de la Chine Populaire par la France en 1964, elle était "temporairement" domiciliée à Sanlitun. Le chantier, où ont travaillé entreprises françaises et chinoises, a finalement été ouvert en mars 2009, et livré avec plusieurs mois de retard. Le site de Liangmaqiao, district du Chaoyang, dans le nouveau quartier diplomatique de la capitale chinoise a permis la construction d’un lieu "à l’image de l’ambition française en Chine", sur un vaste terrain de 20 000 m². Son architecture n’a pas "vocation à démontrer le savoir-faire technique de la France", précise Alain Sarfati, mais à créer un "lieu accueillant et donc ouvert, mais néanmoins une construction qui doit permettre l’intimité d’une concertation". A la croisée des cultures Sylvie Bermann, ambassadeur de la France en Chine, a insisté sur la volonté d’allier les traditions culturelles et architecturales des deux pays dans la conception du projet. La nouvelle ambassade abrite un grand nombre d’ ?uvres d’artistes chinois et français, dont Fan Zeng, Zao Wou-ki, Chu Teh-chun, T’ang Haywen, Li Chevalier,Vincent Lamouroux et Jean-Bernard Métais. Certains d’entre eux étaient d’ailleurs présents lors de la soirée d’ouverture, le 28 octobre, à l’occasion de laquelle ont été présentés plusieurs performances artistiques placées sous le signe de l’échange culturel. A cette occasion, Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine et l’architecte Alain Sarfati nous ont commenté la dimension symbolique du projet : Crédit : Aujourd’hui la Chine [1] selon Wikipedia [3] créé initialement avec une garantie de 440 milliards d’Euros [4] chiffre cité par M. Redling. [6] Tandis que l’inflation est de l’ordre de 6% avec évolution à la baisse suite aux mesures gouvernementales pour la réduire. (note pileface) |
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