La liseuse Kindle d’Amazon au banc d’essai pileface
Bonnes et mauvaises surprises


Première prise en main de la liseuse Kindle
version française octobre 2011

Reçu par la poste le 13 octobre, cette liseuse qui vient d’être libérée sur le marché français. Vous propose de suivre la découverte et l’essai d’appropriation qui ont été les miens lors de cette prise en main.

Mise en route

Le packaging

Soigné et sobre. Inspiration Apple pour l’esthétique sans le luxe de l’estampille Apple avec le packaging de ses petits objets jusqu’à l’iPad emballés comme des produits de luxe. L’objet et l’utilisateur en sont valorisés... ! Ici, note écologique en sourdine c’est la couleur papier kraft qui s’impose. Mini mode d’emploi style Apple, sauf que la présentation n’est pas sous forme de fiche format carte à jouer, mais mini-livet couverture kraft... (unité esthétique oblige, avec une double page par langue.

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Livré avec un cordon USB de raccordement à votre ordi pour le chargement de la batterie et le transfert de données.. Le cordon USB peut aussi être raccordé à une prise se connectant sur le secteur. Adaptateur disponible en option (10 ? non inclus dans la fourniture de base)

Connexion sur mon PC via USB pour chargement batterie

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OK

Configuration Wifi

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L’installation est très simple

Continuons la visite, sans attendre. La liaison Wifi locale est immédiatement autodétectée. Juste à entrer le code de mon boîtier Livebox. Aucune difficulté : la liaison Wifi est opérationnelle.. Accédons à la boutique Amazon en ligne.

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Téléchargement de livre via la boutique Amazon

Appui sur le bouton Menu : le sésame. Une fenêtre « Menu » apparaît. Dans le menu, une ligne soulignée par défaut : Acheter dans la Boutique Kindle.
C’est celle qui vous est proposée par défaut. On ne perd pas le sens du commerce.
Validation par appui sur le carré central du bouton de navigation. Appui ferme ! Rien de la douceur du toucher tactile.
La fenêtre d’accueil s’ouvre et propose

Parcourir
Livres en français Livres en anglais
Journaux
Magazines

...

Le sous-menu « Livres en français » est proposé par défaut.

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Le pavé de navigation, Pas génial !

Essai de déplacement dans le menu avec le pavé de navigation (bord inférieur pour descendre). Oh la la ! Que ca manque de sensibilité ! La fermeté des touches est de mise. Ai déjà rencontré ce pavé de navigation sur mon téléphone portable bas de gamme, bien adapté aux ongles d’un guitariste ! C’était pourtant, il n’y a pas si longtemps.J’avais oublié...
Mais d’un mal peut naître un bien : c’est confirmé, c’est très précis ! (pour délimiter par exemple un extrait à surligner pour archivage dans « Mes extraits ».)

Retour sur « Livres en français » et validation : nouvelle page de menu par catégorie de livres. Choisis de ne pas choisir et valide le choix par défaut « Tous les livres en français ». Commence à m’habituer au toucher du bouton de navigation (le carré de validation de sa partie centrale). Expérimente au passage le bouton « Retour » ( un des cinq boutons « en dur » sur le boitier de la liseuse, en bas). Toucher ferme, mais fait bien le travail. Les propositions de livres par défaut ne me convenant pas, vais maintenant expérimenter la case recherche en bas de page. Il faut descendre le curseur pas à pas, c’est à dire ligne par ligne, jusqu’en bas de page. Le curseur est maintenant au début de la zone recherche.

A la découverte de l’écran virtuel...

Nous sommes invités à appuyer sur le bouton « clavier » qui répond instantanément en affichant un écran virtuel, prépositionné sur la lettre « a ». Faisons simple pour ce début. Entrons un seul mot, court : « sollers ». Est-ce qu’il y a des livres de Sollers proposés en version numérique ?

Ma première grosse déconvenue

Avant de le savoir, composons donc le mot « sollers ». C’est alors qu’une première déconvenue va s’imposer à mes neurones et à mes doigts. Non, cet écran n’est pas tactile ! Ayant vu sur Amazon.com, l’Amazon américain, une version « Kindle touch » tactile, à 99 $, dans un raccourci trop rapide m’étais imaginé que la version française à 99 ? était le Kindle touch américain à 99 ?. Ai alors relu le résumé de ma commande. Non il n’y a pas « touch » dans le libellé, ni dans le descriptif technique. Même pas d’information abusive ! Mon cerveau avait effectué un raccourci qui lui convenait ! Retour sur le site américain. La version française est le modèle de base à 79 $ aux Etats Unis. Sans écran tactile, mais avec la qualité visuelle incomparable de la technologie « E-Ink », dixit le fournisseur. C’est vrai qu’au niveau affichage, c’est super net et pas ressenti de fatigue visuelle.

Est-ce la même qualité avec l’écran tactile ? En lisant plus à fond les commentaires américains sur ce modèle, ai noté que certains (peu nombreux, toutefois) faisaient état d’une pixelisation des caractères sensible à l’oeil nu...

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Ce n’est pas un clavier, c’est un jeu de patience !

Mais revenons au clavier virtuel du « Kindle non touch », le Kindle de base français. Nous en étions au clavier virtuel prépositionné sur le « a ». Ce clavier est ordonné dans l’ordre alphabétique abcde. Comme il n’est pas tactile, c’est plutôt mieux pour les manipulations : pour aller à « s », il faut parcourir la ligne abcde jusqu’à « e » et descendre d’une ligne pour atteindre le « s » sous le « e » . Et de même pour chaque lettre de sollers. Heureusement que je n’ai pas entrepris d’entrer le titre d’un livre !

Ce n’est pas un clavier mais un jeu de patience ! Grosse déconvenue ! Grosse régression par rapport au pavé de navigation d’un PC portable ou le clavier virtuel de l’écran tactile de l’iPad.

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Touches latérales très pratiques

Relativisons quand même, une liseuse est d’abord destinée à lire, pas à écrire des romans. Ces manipulations sont marginales s’il s’agit seulement de lire et les touches latérales "Page suivante", "Page précédente" sont très pratiques.

Nota : bonne surprise, ne m’attendais pas à ce que quelques livres de Sollers soient proposés en version numérique. Un examen plus approfondi nous apprend que leur numérisation date de fin mars de cette année, que la numérisation pour Gallimard a été réalisée par isako (www.isako.com)

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La Boutique Kindle et le prix des livres numériques

Comme pour les livres papier, les éditeurs ont obtenu que le prix des livres numériques soient fixés par eux à un tarif unique. Ne pas s’étonner, en conséquence, que la politique de prix du livre numérique soit peu incitative. Ainsi le livre de Delphine de Vigan de cette rentrée littéraire 2011, disponible en version numérique est proposé à 14,99 ?, alors que le prix conseillé de la version papier est de 19 ?, (largement proposé avec un rabais de 5%, soit 18,05 ?. le différentiel de prix pour la version numérique est alors seulement de 17%. D’autres livres sont offerts avec un différentiel de 14%)

Si nous prenons un livre ancien Femmes de Sollers, disponible aussi en version numérique, le prix de la version numérique est de 11 ?, et celui de la version papier Folio à 10,35 ?. No comment !

Par contre vous pouvez télécharger les oeuvres complètes de Maupassant pour 1,99 ?, et gratuitement de nombreuses oeuvres de Victor Hugo, Voltaire, Proust, Baudelaire, Rimbaud. (Même si Beigbeder dit que la numérisation de Proust ne vaut pas grand chose. Fait partie des oeuvres du domaine public, numérisées par des bénévoles de la toile, à partir du papier et non à partir de fichier électronique textuel, ce qui est le cas des publications récentes. Les programmes de reconnaissance optique ne sont pas parfaits et peuvent afficher un mot pour un autre, en l’absence de post-contrôle soigné... Les exceptions ne doivent pas, pour autant, cacher l’intérêt de disposer de ces archives)

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Nota 1 : Les livres comme les journaux et magazines proposés en numérique le sont exclusivement via la Boutique Amazon/Kindle. Et via le seul boîtier Kindle (véritable clé d’accès à l’univers numérique d’Amazon). Comme Apple avec sa boutique numérique iTunes, Amazon verrouille l’accès à sa Boutique Kindle !

Nota 2 : Cependant, nous le verrons plus avant, les documents numériques achetés chez Amazon via le Kindle, peuvent être lus sur iPad et PC/Windows. Amazon a développé deux applications gratuites, de très bonne facture, pour lire ses documents respectivement sur iPad et PC/Windows, et là, les restrictions liées au pavé de navigation et clavier virtuel du seul modèle commercialisé actuellement en France tombent. L’ application iPad révèle même le potentiel de ce que peut être un Kindle à écran tactile...

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Sur la lisibilité et le "look and feel"

Amazon communique beaucoup sur la très bonne lisibilité : « Se lit comme un livre papier, même en plein soleil » avec sa technologie encre électronique E-Ink sans rétroéclairage.
Ce n’est pas usurpé pour une lecture dans une pièce normalement éclairée. Pour ce qui est de la lecture au soleil n’ai pas essayé. Par contre Amazon ne dit pas que dans une pièce normalement éclairée par une fenêtre, un jour de ciel plombé gris, on apprécierait de pouvoir pousser la luminosité un peu faiblarde dans ce cas. Ce n’est pas possible ! Mais il n’est pas interdit de disposer d’un lampadaire ou lampe de chevet efficace ! Vous pouvez aussi acquérir une lampe de mineur dans une brocante du Nord. Plus sérieusement, ce n’est pas très handicapant. Pas de fatigue visuelle notée.
Reste à confirmer après un usage intensif. Réglage de la taille des caractères à votre convenance.

Facteurs associés à la lisibilité, ou plus exactement au « confort de lecture » : le poids de l’appareil, la tenue en main(s), « l’appropriation » du « se lit comme un livre » etc. La liseuse avec ses 170 g, ne déçoit pas. Bien au contraire. Ai choisi de l’équiper d’un étui qui s’ouvre comme un livre. Le mimétisme avec le livre en est accentué dans la tenue en main(s).

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Ca ressemble à un livre de poche, mais ce n’est pas un livre de poche. La page est physiquement plus petite, et son contenu aussi. La marge des blancs en début de chapitre n’est pas respectée, ni les marges latérales du livre. La sensation du papier est perdue. Le slogan « se lit comme un livre papier » justifié pour la lisibilité, le poids, est, malgré tout excessif, appliqué aux autres facteurs associés. Le « look and feel » n’est pas comparable (j’utilise la formule anglaise parce que ne me vient pas automatiquement à l’esprit, la formule française équivalente en pertinence et concision.).

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A droite édition coll. Blanche, Gallimard

Cette sensation perdue de la page papier est toutefois nettement moins sensible sur l’ écran plus grand d’un iPad (mais son poids est rédhibitoire, pour moi, à un usage comme liseuse.)

La technologie E-Ink du Kindle a aussi une particularité limitative pour le look and feel quand il s’agit de lire journaux ou magazines illustrés. Cette technologie affiche les contenus textes et images en noir et blanc.

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La lecture de journaux et magazines

Ai souscrit un abonnement d’essai gratuit(15 jours) au journal Le Monde

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Présentation du sommaire des journaux et magazines

Les journaux et magazines proposés en numérique font l’objet d’une mise en page adaptée à Kindle :

Une page sommaire à double colonne :
- Colonne de gauche : les rubriques
- Colonne de droite : le titre des articles associés à la rubrique sélectionnée
- Images en N B.
- La dimension de la page, la technologie E-Ink ne restituent pas le « look and feel » du journal.

Le bénéfice de lecture est à rechercher ailleurs : dans le contenu textuel et plus exactement dans les fonctionnalités du Kindle, valables pour tous les contenus, livres, journaux, magazines (voir ci après)

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Les vrais plus de la lecture numérique et du Kindle

Si le bénéfice de la lecture numérique sur Kindle ne se trouve pas dans le look and feel, où se trouve t-il s’il existe. Oui ce bénéfice existe bien. Il faut le chercher dans les fonctions associées à l’édition électronique sur Kindle et sans équivalent lors de la lecture sur papier :

- Fonction dictionnaire intégré
- Surlignement d’extrait avec sauvegarde dans « Mes extraits » et possibilité de transfert vers PC, Mac, iPad.
- Fonction recherche dans le texte
- Transferts entre Kindle et PC ou iPad avec synchronisation entre les supports.

Fonction dictionnaire

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Dictionnaire intégré. Un vrai plus.
Accès aisé & multilangue, automatiques ! Bravo.

C’est un gros plus du Kindle.
Kindle affiche automatiquement en haut ou en bas de page, une définition succincte du mot qui suit la position du curseur, avec possibilité d’appeler, si souhaité, la définition complète.

Nota : Le curseur du Kindle se déplace de ligne en ligne ou mot par mot, ce qui rend le positionnement sur un mot aisé et précis.

Encore plus fort, outre le dictionnaire français, attendu, le Kindle français est livré avec les dictionnaires anglais, allemand, espagnol. Ils sont là dans la rubrique archive. Il suffit de les activer, une fois pour toutes, lors de la première lecture d’ El Païs ou du Frankfuter Allegemeine Zeitung etc., pour qu’ensuite le positionnement du curseur en début de mot affiche sa définition en langue native. Amazon ne communique pas sur cette fonctionnalité. Cerise sur la gâteau.

En résumé le/les dictionnaires Kindle : une très bonne surprise. Accès optimal.

Fonction « extrait »

Amazon la nomme pudiquement « surlignement », sauf que - et c’est très bien - il est possible d’archiver ces surlignements dans « Mes extraits ». Là, pas d’ambiguité ! Il est bien sûr possible de rappeler sur le Kindle, les extraits archivés, mais beaucoup plus intéressant pour ceux des lecteurs qui aiment joindre à la lecture, la collecte de passages dont ils souhaitent garder la trace., vos extraits sont accessibles sur le Kindle mais aussi sur votre PC, mac ou iPad.

« ...Vous l’avez souhaité Kindle l’a fait ! »

Les solutions les plus courantes, aujourd’hui, de lecture numérique n’offrent pas l’archivage et récupération d’extraits. C’est un plus indéniable.

Le texte des extraits n’est pas en format image, inexploitable sauf pour la lecture, mais en format .TXT. Format texte brut sans mise en forme (gras, italique...), mais format texte !

Fonction Recherche dans le texte

Fonction aujourd’hui offerte avec toutes les solutions de lecture numérique. A fortiori sur le Kindle, mais demeure un plus de la lecture numérique.

Fonction Annotation (Note)

Il s’agit de répondre au besoin d’annotation brève en marge du livre papier... A oublier dans le contexte des contraintes du clavier de cette version Kindle, sinon pour noter un mot clé.

Navigateur Internet expérimental

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Le navigateur Internet expérimental

Bugs dans l’affichage de pages sophistiquées. De toute façon, l’intérêt reste limité dans le cadre des possibilités de navigation et de clavier virtuel de cette version du Kindle.

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Echanges Kindle - PC/Mac/iPad

Vous pouvez charger dans l’ipad des fichiers pdf, afin de les lire sur votre Kindle.
Ca peut être utile, mais ce n’est pas ce qui nous motivait.
Etait-il possible de transférer ces extraits vers PC/Mac/Ipad c’est ce qui nous intéressait. La communication Amazon le laissait entendre si l’on prenait la peine de fouiller sur le site Amazon, mais un certain flou demeurait.

Quelle est la réalité ?

Tout d’abord, comme évoqué plus haut, Amazon a développé deux applications, une pour iPad, l’autre pour PC/Windows permettant de lire les contenus Kindle sur ces appareils.
Bien comprendre que le Kindle garde le monopole de la communication avec la Boutique Amazon.
Vous ne pouvez lire un livre numérique proposé sur Amazon que par le biais d’un achat et téléchargement initial via le Kindle.

Version « lecteur Kindle » sur iPad

Première vision : la lecture s’offre en double page, les images prennent des couleurs, l’écran tactile qui vous manquait est bien là, le clavier virtuel laborieux sur Kindle est merveilleux de douceur et d’efficacité sur iPad...
Une fonction de synchronisation permet de disposer des mêmes contenus sur Kindle et iPad

Deuxième vision : Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si derrière le vernis n’apparaissaient quelques failles voulues ou pas.

1. La fonction de synchronisation renvoie bien sur iPad les contenus Kindle, sauf l’abonnement (temporaire) au Monde.

2. La fonction surlignement ne permet pas d’étendre le surlignement au-delà du couple de pages affichées. Sur Kindle, cette restriction n’existe pas.

3. La fonction surlignement est bridée (pas d’accès à la fonction sauvegarde du passage surligné)

Version « lecteur Kindle » sur PC/Windows

Comme pour l’iPad , la lecture s’offre en double page, la navigation à l’aide de la souris, ou du pavé de navigation du PC est agréable. Pas cette impression de technologie de navigation rustique et pour tout dire « obsolète » du Kindle.

A une nuance près , mêmes restrictions que sur l’iPad :

1. La fonction de synchronisation n’a renvoyé que les livres, pas les journaux, ni magazines... ! Plusieurs essais sans plus de succès. Bug ?

2. La fonction surlignement ne permet pas d’étendre le surlignement au-delà du couple de pages affichées. Sur Kindle, cette restriction n’existe pas.

3. La fonction surlignement est bridée (pas d’accès à la fonction sauvegarde du passage surligné)

Echanges via liaison USB

Les échanges ne se font pas que via le lecteur installé sur l’ordinateur tiers. Il est possible d’utiliser la liaison USB.

Exploration de la liaison Kindle/PC Windows 7 via câble USB (fourni avec le lecteur Kindle)
Vous pourrez-voir quelque chose qui ressemble à ça :

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Le Kindle vu comme périphérique du PC

puis :

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puis :

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Fichier Mes extraits.txt

puis :

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Le contenu du fichier Mes extraits.txt

Dans le fichier Mes extraits.txt
apparaissent à la queue-leu-leu, notes et passages surlignés

CQFD !

Cette première prise en main n’épuise pas le sujet. N’hésitez pas à poser vos questions, nous essaierons d’y répondre.

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En résumé

Un objet exclusivement dédié aux contenus textuels en N&B. Bien adapté au livre, moins aux journaux et magazines où la perte de la couleur et de la mise en page, en limitent l’attrait.
Par contre, si l’on s’intéresse au contenu textuel avec accès à un dictionnaire intégré et collecte/sauvegarde assimilable au classique copier/coller ou rechercher un passage de texte, c’est l’outil qu’il vous faut aujourd’hui.
Un regret toutefois : l’archaïsme contraignant du système de navigation et clavier virtuel.
Demain est un autre jour.

*

Le descriptif du Kindle par Amazon, c’est ici.

*



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Commentaires

  • > La liseuse Kindle d’Amazon au banc d’essai
    16 décembre 2011, par V.K.

    Peux-t-on lire les livres numériques achetés sur Amazon avec une autre liseuse ?

    1. Le format des livres numériques Amazon est un format propre à Amazon (format Kindle ! Les autres liseuses ne lisent pas le format Kindle !)

    2. Est-ce à dire que vous ne pouvez pas lire un livre numérique Kindle sur autre chose qu’une liseuse Kindle ? Ce n’est plus le cas ! _ Amazon met à disposition, en téléchargement gratuit :

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    _ - un programme de lecture de fichiers Kindle pour Windows (PC) _ - idem pour Mac _ - idem pour iOS (Ipad) _ - idem pour Androïd (Tablettes, - concurrentielles de l’Ipad plus que des liseuses dédiées)

    Pas très facile à trouver sur son site qui préfère assurer la publicité de sa liseuse Kindle Il faut chercher les liens de téléchargement dans la page « Aide » d’Amazon :

    (JPEG) _ http://www.amazon.fr/gp/help/customer/display.html/ref=hp_bc_nav ?ie=UTF8&nodeId=200689480

    3. Il est aussi maintenant possible de commander un livre numérique sur Amazon, sans le faire au moyen de la liseuse Kindle. Il reste cependant au « format propriétaire » Kindle et lisible à l’aide d’un des programmes ci-dessus sur ces divers appareils (mais ce n’est pas le confort d’une liseuse dédiée.)

    4. Si vous achetez une liseuse Kindle, vous conseille vivement de choisir une housse avec éclairage. Ai choisi une housse classique et le regrette. L’éclairage d’appoint est souvent nécessaire.

    5. Mais avec l’arrivée de la liseuse Kobo de la Fnac sur le marché, vous disposez d’un choix que j’aurais sans doute essayé si l’offre avait été disponible quand j’ai acheté le Kindle.

    _ - Le format numérique utilisé par la Fnac est un format libre « ePub », contrairement au format propriétaire Amazon. Ce qui veut dire que des livres au format ePub, disponibles à l’achat ou gratuitement sur le Net, ou archives Gallica de la Bibliothèque nationale..., vous sont accessibles, bien que la bibliothèque Amazon comporte aussi de nombreuses références gratuites libres de droit (Balzac, Stendhal, Victor Hugo, Proust, Rimbaud etc...en format Kindle)

    _ - La liseuse Kobo utilise une technologie plus moderne (écran tactile). Ce n’est pas le cas de la version de la liseuse Amazon aujourd’hui commercialisée en France (bien qu’une version tactile soit disponible aux Etats Unis). Quelle est la sensibilité, la précision, le confort d’utilisation du toucher tactile sur la liseuse Kobo de la Fnac ? Ne l’ai pas essayée et ne peux vous en parler. Mais ces points sont essentiels pour apprécier la liseuse. Lisez les commentaires d’utilisateurs sur ces points précis pour vous guider.

    _ - En adhérant à la Fnac avant l’achat, vous pourrez obtenir une réduction de 30 ? qui réduit le prix à 99 ? (comme pour le Kindle) ;

    Bonne lecture,

  • > La liseuse Kindle d’Amazon au banc d’essai
    16 décembre 2011
    Bonjour, Etant une néophyte, j’aimerai être sûre d’avoir bien compris, si on possède une autre liseuse que le Kindle, impossible d’acheter un livre sur Amazon et le lire sur une autre liseuse ? Merci
  • > La force du philosophe
    23 octobre 2011, par V.K.

    La force du philosophe sur l’ingénieur et le scientifique c’est d’avoir le dernier mot en s’appuyant sur les principes premiers.

    La force du philosophe sur l’ingénieur et le scientifique c’est d’avoir une pensée si concentrée qu’elle vous éclate à la g. comme le cosmos lors de son big bang.

    La force du philosophe sur l’ingénieur et le scientifique c’est que sa pensée se déconcentre en réfutations dans une spirale en expansion sans fin, à l’image de l’infini.

    La force du philosophe sur le scientifique c’est de pouvoir créer son système philosophique, « sa vérité », à sa guise. Sans tenir compte des systèmes philosophiques qui l’ont devancé, alors qu’une nouvelle théorie scientifique ne peut s’imposer que si elle englobe les théories fondées qui l’ont précédée. _ _ La force du philosophe Sollers qui n’est pas philosophe, par rapport à l’ingénieur et au scientifique, ce n’est pas d’avoir placé un microprocesseur dans son Paradis, c’est de s’être approprié L’INFINI. _ _ La force de l’infini, vérité paradoxale pour l’homo sapiens, qu’il soit philosophe ou scientifique, c’est d’avoir ni queue ni tête. _ Comme ce propos. _

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  • La technique n’est pas le mal...
    22 octobre 2011, par A.G.

    Mon cher VK,

    Bien sûr que « la technique n’est pas le mal » et il n’y a pas à s’affoler. De toute façon, comme dit l’autre : « tout ce que la technique peut faire, elle le fera. » Je ne suis pas sûr pour autant que « le mal » soit réductible à la volonté humaine. La technique n’est pas neutre. Chaque dispositif produit son idéologie, son mode de perception, son mode d’être ou de ne pas être au monde. C’est tout aussi vrai pour l’appareil photographique (la distinction entre « argentique » et « numérique » n’est que de degrés) ou la caméra (et son oeil monoculaire). Et, d’une manière générale, pour tout ce qui fait écran.

    Je conçois qu’invoquer Heidegger (ou Céline) comme arguments d’autorité n’a pas valeur de démonstration. Je pense toutefois que la conception instrumentale de la technique que tu développes est en-deçà de la question de la technique que pose Heidegger (cf. Essais et conférences). Elle est exacte, elle n’est pas vraie. Elle ne permet pas de penser l’essence de la technique. Heidegger : « L’essence de la technique n’a rien de technique : c’est pourquoi la réflexion essentielle sur la technique et l’explication décisive avec elle doivent avoir lieu dans un domaine qui, d’une part, soit apparenté à l’essence de la technique et qui, d’autre part, n’en soit pas moins foncièrement différente d’elle. _ L’art est un tel domaine. » (je souligne)

    « L’art est un tel domaine » et la littérature (une certaine littérature) aussi. Contrairement à une lecture convenue, derrière les « nuances » et « circonvolutions » que tu lui prêtes, je pense que Sollers est l’un des rares écrivains à poser clairement dans ses romans, et sans en être indigné (l’ironie n’est pas l’indignation), ce qu’il en est du devenir de l’"homme" (pour aller vite) à l’ère de la technique et du « spectaculaire intégré ». Ne comparait-il pas déjà, il y a plus de 30 ans, Paradis à un « microprocesseur » (cf. Vision à New York) ? Les lectures radiophonique ou vidéographique de Paradis ne prouvent-elles qu’il peut être particulièrement libre par rapport à des innovations techniques fondamentales ?

    Et Marcelin Pleynet, l’un des rares poètes (c’est lisible à chaque page de Nouvelle Liberté de pensée, notamment p. 226 — sur internet — ou p. 230 — à propos du « 11 septembre »)...

    Je conçois aussi que de telles assertions n’ont pas (encore) valeur de démonstration. Cela viendra.

    Il est bon de lancer ce débat.

  • > Rien ne remplace le livre papier
    21 octobre 2011, par V.K.

    Ces commentaires de penseurs avaient bien leur place ici pour mettre l’outil à la sienne !

    Très prosaïquement dit : un outil reste un outil ; ce qui est important c’est ce qu’on en fait ! _ Et la finalité est insufflée par la primauté des primautés : la pensée. _ Comment ne pas être d’accord ?

    Mais comment ne pas rappeler aussi que la civilisation humaine a débuté avec l’outil : les premiers silex taillés pour tanner les peaux de bêtes et se couvrir, pour confectionner des pointes de flèche. L’homme a commencé par multiplier sa force physique avec un simple levier , puis l’homme a étendu ses capacités intellectuelles : sa mémoire, en la multipliant sur papyrus puis dans les codex et plus récemment dans les mémoires électroniques... ses capacités de mémoire mais aussi de calcul, de mise en ?uvre d’algorithmes logiques etc., sans pour autant que la primauté de la pensée humaine soit le moins du monde entamée. Les outils même animés n’ont pas d’âme et ne pensent pas. _ Mais ils nous rendent bien des services ! Une certaine intelligentsia se complait à faire la moue face à la technologie. Y compris Sollers. Oh c’est dit avec beaucoup d’intelligence voire d’humour et d’ironie, de nuances et de circonvolutions, de telle sorte que quelque argument que l’on soit tenté d’avancer, il tombe à plat. La pensée bien formulée du bon penseur a déjà anticipé la réfutation. _ Répétons quand même que la technique n’est pas le mal ; c’est seulement l’homme qui fait le mal. Et le penseur étant un homme...

    _ Quant au « Rien ne remplace le livre papier », je n’oserais pas formuler pareille affirmation, même si la lecture sur livre papier me satisfait mieux que la lecture sur liseuse Kindle (sauf si je souhaite bénéficier des fonctionnalités associées de l’outil : dictionnaire intégré, copier-coller textuel, capacité de recherche... ). _ ...Même si le livre papier a encore de nombreuses belles années devant lui, j’en suis convaincu, ne remontons pas très loin pour trouver des formulations analogues au « Rien ne remplace le livre papier » avec le « Rien ne remplace l’argentique » entendu à l’arrivée des premiers appareils photos numériques. ...Des gadgets pour photographes du dimanche ! Qualité du numérique très inférieure à l’argentique. Et le piqué ! ...Et l’odeur des produits de développement dans la chambre noire (mais si , on peu avoir cette nostalgie...). Pourtant, aujourd’hui, même les professionnels sont largement passés au numérique, au fur et à mesure que la technique s’améliorait, et qu’ils appréciaient les facilités dérivées telles que le transfert électronique des fichiers photos, à toute allure, d’un point à l’autre du globe. La technologie photo numérique n’a pas dépassé la qualité de la photo argentique mais elle s’est imposée par les facilités annexes qu’elle permet.

    A l’image de la photo numérique (on peut le dire), la lecture numérique n’a pas d’intérêt en soi, son intérêt réside dans les facilités annexes qu’elle permet.

    Quant à la lecture de base, peu importe le support pourvu qu’il y ait l’ivresse, ou, à défaut, du plaisir. ...Vive la lecture !

  • > La liseuse Kindle d’Amazon au banc d’essai
    21 octobre 2011, par A.G.

    Dans Gelassenheit, en 1955, Heidegger médite sur la puissance cachée de la technique contemporaine. Il écrit :

    « C’est encore un trait nouveau du monde technique que l’extrême rapidité avec laquelle ses réussites sont connues et publiquement admirées. Ainsi, ce que je suis en train de vous dire au sujet du monde technique, chacun peut le relire aujourd’hui dans un illustré habilement dirigé ou l’entendre à la radio. Mais... c’est une chose que de lire ou d’entendre dire ceci ou cela, c’est-à-dire d’en prendre seulement connaissance ; et c’en est une tout autre que d’en acquérir la connaissance, c’est-à-dire de l’appréhender par la pensée. »

    Et aussi :

    « Les organisations, appareils et machines du monde technique nous sont devenus indispensables, dans une mesure qui est plus grande pour les uns et moindre pour les autres. Il serait insensé de donner l’assaut, tête baissée, au monde technique ; et ce serait faire preuve de vue courte que de vouloir condamner ce monde comme étant l’ ?uvre du diable. Nous dépendons des objets que la technique nous fournit et qui, pour ainsi dire, nous mettent en demeure de les perfectionner sans cesse. Toutefois, notre attachement aux choses techniques est maintenant si fort que nous sommes, à notre insu, devenus leurs esclaves. _ Mais nous pouvons nous y prendre autrement. Nous pouvons utiliser les choses techniques, nous en servir normalement, mais en même temps nous en libérer, de sorte qu’à tout moment nous conservions nos distances à leur égard. Nous pouvons faire usage des objets techniques comme il faut qu’on en use. Mais nous pouvons en même temps les laisser à eux-mêmes comme ne nous atteignant pas dans ce que nous avons de plus intime et de plus propre. Nous pouvons dire « oui » à l’emploi inévitable des objets techniques et nous pouvons en même temps lui dire « non », en ce sens que nous les empêchions de nous accaparer et ainsi de fausser, brouiller et finalement vicier notre être. »

    A relire... mot à mot.

    Mais la question n’est pas seulement technique, elle est aussi capitalistique et économique , et c’est... la guerre. _ Outre l’éditorial du Monde de ce jour, on peut lire, dans le même journal, l’article d’Alain Beuve-Méry, bizarrement titré, Pour Amazon, dans l’édition, "seuls comptent le lecteur et l’écrivain". Le lecteur ? L’écrivain ? Vraiment ?

    On peut aussi méditer, sans nostalgie aucune mais avec la vigilance qui s’impose, ce qu’écrivait Céline dans les Entretiens avec le professeur Y et que nous rappelle Stéphane Zagdanski dans Céline contre le spectacle :

    « Le faux triomphe ! la publicité traque, truque, persécute tout ce qui n’est pas faux !... Tous vos systèmes dictaphones, jabotophones, microsillants, valent pas tripette ! toute cette mécanique tue la vie ! m’entendez- vous ? “anti-vie” amusettes pour Morgues !... vous me comprenez, Colonel ?... la machine à écrire, itou !... kif, le Cinéma !... kif, votre Télévice !... autant de branlettes mécaniques !... » (cf. parolesdesjours)

    Foi d’internaute persuadé que rien ne remplace le livre papier et... que, technique ou pas, il y a de moins en moins de vrais lecteurs !